Bad blood

Mafieux canadiens dans « Bad blood » sur City.

28Dans les années 90, Rizzuto a réussie à unifier autour de lui la mafia de Montréal, plaque tournante de la drogue dans le nord de l’Amérique. Aujourd’hui, emprisonné pour les meurtres de trois membres de la famille Bonanno, il voit l’empire qu’il a construit s’écrouler petit à petit.

Une série de mafieux plutôt classique, ni bonne ni mauvaise, dans la moyenne. On a droit aux poncifs du genre, mais sans que ce soit trop lourd, la réalisation et le rythme sont corrects, l’histoire bien que peu originale reste intéressante, les acteurs s’en sortent bien. Bref, pas très originale, mais ça fait le job. A regarder pour passer le temps.

Time Wasters

Negro spiritual dans « Time wasters » sur ITV2.

2017, le jazz est mort. Mais remonter le temps jusqu’en 1926, en plein boom du jazz était-il une bonne idée?

Encore une série sur le voyage dans le temps… Mais une drôle, et efficace. Notre quatuor de jazzman des années 2010 se retrouve confronté au racisme ordinaire des années 20, dans lequel on pense que les noirs sont tous cannibales, où le mot négro n’est pas encore péjoratif et où la simple vision d’un homme de couleur suffit à effrayer les braves gens. Et ce décalage entre des personnes de notre époque et d’autre de l’entre deux guerre amène à des situations et des réparties franchement drôles. Leurs machine à voyager dans le temps (un ascenseur) ne fonctionnant plus, nos amis se retrouvent coincés à cette époque et devront faire attention à ne pas interférer avec le cours du temps, même si leurs route leurs permettra de croiser quelques figures historique. Bref, c’est drôle, bien rythmé, avec une réflexion sur le racisme à travers le décalage entre les époques. A voir.

White famous

Du stand-up au cinéma dans « White famous » sur showtime.

Floyd est un jeune comédien afro-américain, stand-uppers dont la carrière commence à s’envoler qui, suite à une altercation avec un producteur qui l’avais pris pour un voiturier, se voit offrir un rôle au cinéma. Problème, pour ce rôle, il doit porter une robe et il refuse catégoriquement de se ridiculiser et se décrédibiliser pour sa première apparition sur grand écran.

Depuis « Master of none », les séries sur le stand-up pullulent. Et ici, ben, on a droit à une énième série de stand-uppers… Ni bon, ni mauvais, dans la moyenne. On a droit à notre lutte contre la condition et l’image des acteurs afro-américains qui fini en amas de clichés racistes (et sexistes). L’humour est présent et efficace, mais par moment, il est très lourd. Le format choisis est trop long, ça aurait été plus efficace ramené à 20 minutes ce qui fait qu’au bout d’un moment on se lasse. Mais c’est pas inintéressant non plus. Juste déjà vu.

Mindhunter

Psychologie appliquée dans « Mindhunter » sur Netflix.

Holden Ford est négociateur pour le FBI. Après une prise d’otage qui s’est mal terminée, il décide de reprendre des études en psychologie et se rapproche de l’agent Bill Tench avec qui il va déterminer les les bases du « profiling » en cherchant à comprendre le comportement des serial killers.

On a déjà vu pas mal de séries sur ou avec des profilers. Dans sa nouvelle série, David Fincher nous propose de revenir sur la création de ce corps de métier dans les années 70. Dans cette adaptation de l’essai « Mindhunter: dans la tête d’un profileur » de John E. Douglas on va suivre nos deux agents à la rencontre de serials killers avec lesquels ils vont aller s’entretenir afin de tordre le cou à cette idée reçue voulant que ces personnes soient nées comme ça, avec des pulsions criminelles. La réalisation est très rigide, formelle, mais Fincher comme à son habitude fait preuve d’une sens aiguë du détail. Notre duo d’agents, avec le jeune idéaliste qui veux donner un coup de pied dans la fourmilière et le vieux baroudeur, bien que classique, fonctionne plutôt bien. Le pilote pourrait en décourager certains, mais il faut persévérer car ce road trip psychologique qui nous propose des enquêtes plutôt réalistes tintée par moment d’un humour salvateur s’avère prometteur.

Absentia

Retour un peu trop tardif dans « Absentia » sur AXN.

Emily Byrne, agent du FBI, est enlevée alors qu’elle pourchassait un serial killer. Tous ses proches ainsi que les autorités concluent bien vite à sa mort. Ce n’est que six ans plus tard que son mari, également agent du FBI, qui a refait sa vie avec une autre femme, reçoit un coup de fil en pleine nuit : Emily est toujours vivante.

Nouvelle série pour Stana Katic, qu’on avait appréciée dans « Castle ». Ce qui est intéressant ici, c’est qu’on ne reste pas fixé sur notre héroïne : le point de vue change, s’attardant tour à tour sur les différents protagonistes de l’intrigue, permettant de ressentir de l’empathie pour chacun d’eux. La réalisation est efficace, avec un rythme bien dosé qui évite les longueurs tout en distillant révélations et retournements de situation au compte-goutte. Du coup, on ne sent pas le temps passer et on attend la suite avec impatience. 10 épisodes sont prévus pour cette première saison.

Dynasty

Fric, famille et guerre de pouvoir dans « Dynasty » sur the CW.

Fallon Carrington espère prendre la tête de la compagnie énergétique familiale. Mais surprise! Lorsque son père Blake va la convoquer en compagnie de son frère, ce n’est pas pour une promotion mais pour leurs présenter Crystal, sa nouvelle fiancée.

Après que « Dallas » se soit vu offrir une suite en 2012, c’est au tour de « Dynasty » de se payer un reboot. La chaîne à mis de gros moyens dans cette production, et ça se sent. On doit son développement à Stephanie Savage et Josh Schwartz à qui l’on devait déjà « Gossip Gorls » (et ça se sent aussi). Je connais très mal la série originelle, mais ce premier épisode correspond à l’idée que je m’en fait: des richards beau-gosses qui passent leurs temps à se tirer dans les pattes et des retournement de situation toutes les 5 minutes. Le casting à été remanié, plus actualisé, par rapport à la série originelle, pour plus coller à l’air du temps. Pour le moment, le personnage qui sort le plus du lot est celui de Fallon, interprété par Elizabeth Gillies, autour de qui l’histoire semble devoir s’articuler. Les autres sembles moins à l’aise dans cet univers (je pense en particulier au personnage de Crystal) et mériteraient peut être un meilleur développement. De ce que j’ai pu lire (comme je le disais, je connais très mal cet univers), « Dynasty » serait moins efficace que la série originelle et surtout n’arriverait par à la hauteur de la suite de « Dallas » (car rappelons le, à l’origine « Dynasty » est un spin-of de « Dallas »). Toutefois, tous les éléments sont là pour que cette série puisse devenir un petit guilty pleasure.

Valor

C’était pas ma guerre, dans « Valor » sur the CW

Nora est l’une des premières femmes pilotes d’hélicoptère d’une unité d’élite stationnée dans une base de l’armée américaine. Après une mission ratée qui l’a laissée en état de stress post-traumatique, elle commence à suspecter sa hiérarchie de cacher certaines vérités…

Cette série aurait pu être intéressante, et se démarquer dans la vague récente de shows militaires qui sévit en ce moment à la télévision américaine : on y parle de stress post-traumatique, de la place des femmes dans l’armée, du drame des épouses de militaires laissées dans le flou quand au sort de leurs maris au nom du secret-défense… C’était ambitieux, mais malheureusement ça ne fonctionne pas : c’est mou, on sent un manque de moyens dans beaucoup de scènes, et le pire, c’est qu’on ne parvient à ressentir que peu d’empathie pour les personnages… Bref, de bonnes idées gâchées par une exécution bâclée. Dommage.

Suburra

Rome va s’enflammer, dans « Suburra », sur Netflix.

Ostie, près de Rome. L’église, la mafia, les politiques,les gangs locaux et les promoteurs immobiliers s’affrontent pour faire de la petite ville le paradis des jeux de hasard. Au milieu de tout cela, trois jeunes hommes que tout oppose vont forger une alliance pour profiter de la situation.

Suburra tire son nom du quartier pauvre de la Rome antique, théâtre de violences et de machinations. Cette série est une préquelle au roman et au film éponymes, et constitue la première production originale Netflix italienne. L’histoire est sombre, violente, et oscille entre drogue, jeux de pouvoir et règlements de compte. L’ambiance est lourde, pesante, et annonce de grands bouleversements dans les vies des nombreux personnages que ce pilote nous présente. La profusion de sous-intrigues peut paraître intimidante, mais semble se recentrer au final sur nos trois anti-héros. Les amateurs de thrillers violents et destructeurs devraient sans problème y trouver leur compte.

Ghost Wars

Fantômes vengeurs dans « Ghost Wars » sur Syfy.

Dans une petite ville d’Alaska envahies par des forces paranormales, Roman Mercer, un marginal local doté de pouvoirs psychiques, va tenter d’arrêter.

Pour sa nouvelle série, Simon Barry (Continuum, Van Helsing) tente de nous plonger directement dans le bain avec tableaux qui tombent, verres qui se remplissent de sang, formes mouvantes sous la peau… Toute la panoplie de la manifestation fantomatique est là. Visuellement, ça fonctionne. Mais ça retombe. Le rythme est trop lent, la musique lancinante omniprésente et trop pesante, trop de pathos, notre héros à l’air paumé alors qu’il côtoie de longue date les esprits et manque d’épaisseur. Ça repart dans le dernier quart d’heure, mais certains risquent d’avoir décroché depuis longtemps. Une histoire assez classique de ville de septiques en proie aux fantômes desservie par une mauvaise gestion du rythme.

The mayor

Du rap à la politique, il n’y a qu’un pas que franchit « The Mayor », sur ABC.

Courtney Rose, pour promouvoir son album de rap, se présente aux élections municipales de sa ville. Mais contre toute attente, celui-ci se retrouve élu…

ABC nous propose ici une nouvelle comédie sur le monde de la politique, avec un angle d’approche assez intéressant : le héros est certes incompétent et peu préparé, mais animé des meilleures intentions du monde. Porté par un casting dans lequel on retrouve entre autres Yvette Nichole Brown, de community, et Leah Michele, qu’on avait appréciée dans Glee, cette histoire se révèle très sympathique. Reste à voir si cette série « Feel Good » saura trouver son public.