Des nouvelles d’Upfront #2

Beaucoup de séries annulées le mois dernier mais également énormément de renouvelées

Nos chers disparus de mi-juin à début juillet

Nos chères disparues de mi-juin à début juillet

Publié par Pilote mag sur lundi 10 juillet 2017

June Renewed

Nos chères séries renouvelées du mois de juin.

Publié par Pilote mag sur mardi 11 juillet 2017

Presque adultes

Un trio d’adulescents vivant des aventures euh… palpitantes ? C’est « Presque adultes », sur TF1.

Les trois Youtubeurs Natoo, Norman et Cyprien, dans leurs propres rôles, nous proposent de suivre leur parcours semé d’embûches en dehors de leurs vidéos et leur confrontation au difficile passage à l’âge adulte.

Mouais. On nous annonçait du plus vrai, naturel et sans artifices que sur Youtube, mais au final on a des « embûches » d’un banal affligeant, une impression de lenteur (malgré la très courte durée des épisodes) et surtout de surjeu avec une accumulation de clichés. Bref, c’est chiant.

Snowfall

La déferlante du crack à L.A. dans « Snowfall » sur FX.

8En cet été 1983, la coke règne en maître sur Los Angeles. Franklin Saint est un bon élève et un bon fils. Pendant que ses amis friqués se poudrent le nez au bord de leurs piscines, il doit travailler le soir dans une supérette. Quand un de ses anciens camarades de classe lui demande d’aller lui chercher de la cocaïne chez un grossiste millionnaire, il saisit sa chance pour changer de carrière et va passer du deal d’herbe à celui de la coke.

Beaucoup de séries sur la drogue depuis quelques années, de Weeds à Breaking Bad en passant par Narcos. Ici, on est moins portés sur le trafic en lui même que sur comment cela va affecter la ville avec tous les changements que cette nouvelle drogue va apporter. Le personnage de Franklin, ingénue qui débarque dans ce monde de sexe, drogue et violence, bien que déjà-vu, reste intéressant et attachant. Si l’épisode est centré sur lui, d’autres groupes de personnages, qui n’interagissent pas encore, nous sont présentés (gros dealers, agents de la CIA, etc.), mais l’empathie n’est pas la même. Pour le moment nous avons droit à un récit en zig-zag (où le crack n’est pas encore présent), chargé en clichés, mais qui sait tout de même capter notre intérêt et nous donne envie d’aller plus loin.

Castlevania

Un héros qui fait claquer son fouet contre des hordes de démons, c’est Castlevania, sur Netflix.

Wallachie, au 18éme siècle ; une jeune femme est menée au bûcher pour sorcellerie. Il s’avère qu’il s’agit de l’épouse de Vlad Tepes, alias Dracula. Fou de douleur, celui-ci lâche une armée de créatures des ténèbres sur le pays…

Cette adaptation en série animée de la longue série de jeux vidéos éponymes était attendue au tournant : ce genre de retranscription a souvent donné par le passé de gros navets et des séries ringardes. Heureusement, ici, on sent que le travail a été confié à des fans : le matériau d’origine est respecté, l’ambiance est travaillée et l’action n’est pas avare en scènes gores et sanglantes. Dans cette première saison de seulement 4 épisodes, on sent parfois un peu trop que cette histoire était originellement prévue comme un long métrage direct-to-dvd, avec un rythme parfois un peu lent et un début qui peine à décoller ; mais la suite s’enchaîne très bien et donne envie d’en savoir plus. Ça tombe bien, Netflix a d’ors et déjà commandé une deuxième saison de 8 épisodes. À voir.

Gypsy

Jeu dangereux dans « Gypsy » sur Netflix.

Jean Halloway est une psy qui s’ennuie. Alors, pour pimenter son quotidien, elle devient Diane le soir et joue avec le feu en se rapprochant de Sydney, l’ex de Sam, un se ses patients.

Bon, quand c’est mauvais, c’est mauvais. On s’attendait à une série sulfureuse et on se retrouve avec un truc sans rythme ni consistance. Le scénario est bancal et les rebondissements s’enchaînent sans réel justification. Même les scènes de cul sont chiantes et on échappe pas aux clichés à la pelle. (Arrêtez de vous effleurer les lèvres et roulez vous une pelle qu’on puisse enfin faire avancer l’histoire!) Heureusement qu’il y a Naomi Watts qui fait ce qu’elle peut pour tenter de sauver la série, mais quand on est pas aidé à ce point, c’est peine perdue.

Hotel Transilvania

Une galerie de monstres classiques du cinéma, mais en version ados, c’est « Hotel Transylvania: the series » sur Disney Channel.

La jeune Mavis est une ado branché et bien dans sa peau, qui vit un tas d’aventures avec ses amis dans l’hôtel tenu par son père. Au fait : les amis en question sont une momie, un monstre de Frankenstein et un blob femelle ; Il faut dire que le père de Mavis est le comte Dracula, et qu’elle est comme lui un vampire.

On est ici dans une préquelle en série animée des films d’animation éponymes. On a troqué l’animation 3D pour un graphisme en 2D de fort bonne facture, dans la lignée de ce qui se fait de meilleur chez Disney channel ou XD. On a aussi rafraîchi la cible : On passe des aventures du comte Dracula et ses copains monstres aux aventures de Mavis adolescente et… ses copains monstres, plus ou moins les mêmes, adolescents eux aussi. Et ma foi, ça fonctionne, le rythme est bon et la qualité est au rendez-vous. À voir.

Tales

Si le rap m’était illustré… « Tales » sur BET.

Dans une Amérique inversée où les noirs vivent dans les beaux quartiers et les blancs dans le ghetto, Un jeune homme va mourir, victime de brutalités policières.

A l’image de « Empire », « The get down » ou « Atlanta », « Tales » va nous proposer une histoire du hip-hop. Seulement, grosse différence, on a droit ici à une anthologie ou chaque épisode va adapter librement les paroles d’un titre iconique du rap US. Pour ce premier épisode « Fuck da police » du groupe N.W.A. L’intelligence de ce premier épisode est d’avoir échangé les perspectives, ce qui va permettre au public blanc de se projeter dans une réalité qui n’est pas la leurs. Malheureusement, je doute qu’ils soient nombreux à regarder « Black Entertainment Television ». Les situations restent réalistes et arrivent à échapper à la caricature. Je ne sais pas encore quel sera le parti-pris pour les autres épisodes, le second allant adapter le titre de Paula Abdul « Cold Hearted » mais notre ambitieux pilote de deux heures annonce une bonne série en devenir.

The mist

Quelque chose dans le brouillard, dans « The mist » sur Spike.

Une brume étrange qui a recouvert la petite ville de Bridgton et quelque chose semble s’y cacher, poussant ses habitants à se retrancher dans le supermarché.

Après « Under the dome » et « 11/22/63 », nouvelle adaptation d’un roman de Stephen King en série. Le roman est parfaitement adapté pour cette chaîne produisant des séries à petit budgets, une machine à fumée suffisant pour créer la menace. Comme dans le livre, nous partons sur un huis-clos, mais en introduisant de nouveaux lieux et personnages afin d’étoffer l’histoire et cela n’est en rien dérangeant. Mais du coup, on a droit à une mise en place plutôt longue avant de rentrer réellement dans le vif du sujet. Un rythme un peu trop lent donc dans ce premier épisode pour une série d’horreur, mais la fin de notre pilote semble nous promettre une suite intéressante. Espérons que la série saura tirer les leçons, positives comme négatives, des adaptations précédentes de l’univers de Stephen King.

Free Rein

Vous reprendrez bien un peu de cheval, dans « Free Rein » sur Netflix.

Zoe est une ado de Los Angeles qui va passer quelques jours de vacances en Angleterre chez son grand père. Alors qu’elle part à la recherche de sa petite sœur qui, s’acclimatant mal à la campagne britannique, à décidée de se barrer à la recherche de Wifi, elle va tomber sur Raven, un splendide cheval qui a également décidé de fuguer.

Après « Spirit », Netflix récidive avec « Free Rein » dans la catégorie « Le cheval c’est trop génial ». Rien que du bien classique ici, bien formaté, avec notre héroïne seule capable de dompter notre équidé rebel, de nouvelles amies toutes fans de poney (et c’est « horsome!!! ») et un beau et mystérieux jeune homme qui travaille au haras. Bref, déjà vu et revu, sans imagination, mais bon, ça plaira aux petites filles, c’est étudié pour.

GLOW

Cat fight dans « Glow » sur Netflix.

Ruth est une actrice qui passe de castings en castings sans trouver de rôle. Une productrice va l’orienter vers une production peu… conventionnelle. Une émission TV de catch féminin.

Au début, j’avais quelques doutes sur cette nouvelle production Netflix. Le pitch me rappelait furieusement celui de « Héroïnes » sur Arte, la crise sociale en moins. Et puis apparut Alison Brie (Community), débarrassée de son image de gamine. Le premier épisode n’est pas forcément encourageant, beaucoup de personnages à présenter, la chorégraphie du catch pas encore présente avec des mouvements plus que brouillon et quand Ruth, évincée du casting reviens pour montrer qu’ils ont besoin d’actrices, sa performance n’est pas convaincante. Mais dès l’épisode 2, puis 3, les choses finissent par se mettre en place beaucoup plus efficacement et on entre enfin en plein dans l’histoire et ses personnages hétéroclites. Bref, une série qui mérite qui mérite que l’on aille au delà de la première impression. Vous y viendrez peut être pour le catch, mais vous y resterez au final pour l’histoire.