Marvel’s runaway

Des ados à problèmes, c’est « Marvel’s Runaways » sur Hulu.

Six adolescents, s’étant perdus de vue à la suite de la disparition d’une amie commune, décident chacun pour des raisons différentes de se réunir à nouveau. C’est alors qu’ils découvrent fortuitement que leurs parents font partie d’un culte qui fait des sacrifices humains…

Nous avons eu plusieurs séries marvel très différentes au cours des derniers mois, avec chacune leurs particularités. Celle-ci, adaptation du comics éponyme, s’inscrit dans le « Marvel Cinematic Universe », le communiqué de presse nous le garantit… Sauf que, dans ce pilote, ça ne se sent pas du tout. On a bien une petite manifestation de pouvoir et quelques trucs bizarres par-ci par-là, mais on a surtout l’impression d’assister à une série d’ados à problèmes bourrée de clichés sur les gothiques, les nerds, les sportifs, etc… Et ça traîne franchement en longueur, ce qui ne donne pas vraiment envie de découvrir la suite. Dommage.

Love, lies and records

Chantage et administration dans « Love, lies and records » sur la BBC.

Kate Dickinson travaille au service des registres dans une mairie. Après une récente promotion, elle deviens chef de service, mais ça n’est pas au goût de tout le monde. Les choses se compliquent encore lorsqu’une collègue rivale découvre un secret de son passé et menace de tout révéler.

On a droit ici à une série parfaitement calibrée pour la ménagère. Le mariage blanc pour les papiers, le collègue qui décide de devenir travestis, l’ami qui épouse une cancéreuse enceinte qui décède avant la nuit de noce, tout est mis en place pour aborder des sujets choc, mais pas trop. On a droit à une bonne dose de pathos et de bons sentiments, le tout saupoudré de jalousie et d’une minuscule pointe de sexe. Bref, c’est vide, sans vie et chiant.

Godless

Ouest sauvage et impitoyable dans « Godless », sur Netflix.

Suite à un terrible accident minier qui a coûté la vie à la quasi-totalité de sa population masculine, la ville de La Belle, au nouveau-Mexique, est presque entièrement peuplée de femmes. C’est alors qu’arrive en pleine nuit Roy Goode, un hors-la-loi qui fuit son ancien chef, Frank Griffin, un homme aux méthodes expéditives qui n’hésite pas à tuer femmes et enfants de sang-froid.

Netflix nous propose ici un pur western, sous la forme d’une mini-série en 7 épisodes d’une heure en moyenne. La réalisation est superbe et les codes du genre sont respectés. On a droit à des plans magnifiques de la nature sauvage et du monde cruel et sans pitié dans lequel évoluent ces femmes et ces quelques hommes. Le casting est impeccable et nous offre une galerie de personnalités bien trempées, de la prostituée devenue institutrice à la veuve propriétaire d’un ranch prête à tirer à vue sur tous ceux qui s’approchent de ses chevaux d’un peu trop prés. Bref, si vous êtes en manque de western, vous passerez un excellent moment. À voir.

She’s gotta have it

Être une femme libérée, dans « She’s Gotta Have It », sur Netflix.

Nola Darling n’en fait qu’à sa tête : Elle vit à Brooklyn, est artiste peintre, cinéphile accomplie… Elle a aussi trois amants : Jamie, le trader plein aux as, Greer, le bodybuilder narcissique, et Mars, le jeune chien fou qui la fait rire. Chacun la voudrait pour lui seul, mais Nola ne l’entend pas de cette oreille : Elle est libre et ne veut appartenir à personne.

Spike Lee nous propose une remise au goût du jour de son film éponyme sorti en 1986. Et il est assez perturbant de voir qu’une des scènes emblématiques, un défilé de personnages draguant très lourdement Nora dans la rue à coups de propos salaces, est toujours terriblement d’actualité, même reprise à l’identique. On a droit à une réalisation très léchée, ou la musique est omniprésente, au point qu’on nous montre même les pochettes des morceaux emblématiques de la bande-son entre les scènes. Le sexe est très présent sans être graveleux, et on a en prime de nombreuses références cinéphiles venant appuyer un propos engagé et féministe, qui sait tout de même rester drôle. Bref, une réussite.

Unité 42

Les experts Belgique dans « Unité 42 » sur la Une.

Devant s’occuper seul de ses trois enfants, Samuel Leroy change de département pour intégrer la Cyber Crime Unit de Bruxelles. Il est confronté à de nouveaux codes et doit apprendre à collaborer avec la jeune idéaliste Billie Vebber, hackeuse fraîchement recrutée qui poursuit clandestinement ses propres objectifs.

Hackeurs de génie, lignes de code « cool », technologie de pointe, jeu froid et distant, ambiance lourde, sombre, la RTBF essaie de positionner sa nouvelle série entre « Esprits Criminels », « NCIS » et « Mr Robot ». Mais le résultat est loin de celui escompté. On a une série policière plutôt classique qui se trouve se dérouler dans le monde de la cyber criminalité et qui ne se différencie en rien de la production actuelle francophone. L’histoire n’est pas mauvaise en soi, mais de par le jeu, on manque d’empathie pour les personnages. On a droit à notre classique noob, muté dans la cyber division de la police, qui n’y connais rien en informatique mais qui va vite s’adapter et qui a pour lui l’expérience du terrain. On caresse le geek dans le sens du poil avec des blagues sur « 42 », mais pas trop, il ne faut pas trop brusquer la ménagère. Bref, une série qui se fond dans la masse.

Big hero 6

On prend les mêmes et on recommence, dans « Big hero six – The Series » sur Disney XD

Tadashi est un jeune garçon surdoué, traumatisé par la mort de son frère, surdoué également. Il rentre dans une école spécialisée en haute technologie avec ses amis. Mais le mal rôde à nouveau, et ensemble ils vont finir par former une équipe de super-Héros : Big Hero six.

Encore une fois, Disney nous propose la transcription en série animée 2D d’un de ses long-métrages en 3D. Et encore une fois, si vous n’avez pas vu le film, vous serez largués : on ne prend pas la peine de nous présenter les personnages. Et les fans seront un poil déçus : le graphisme est un peu trop simplifié, avec une animation des visages parfois bizarre, et l’intrigue prend vraiment son temps. C’est dommage, car on a déjà vu des productions de bien meilleure qualité sortir de ces studios…

Alphonse président

La fonction suprême par intérim dans « Alphonse président » sur OCS.

La France va mal, le chômage augmente, la dette explose… et le président a disparu. Amandine Barzati, Première ministre, saisit le Conseil constitutionnel qui constate la vacance du pouvoir et désigne le président du Sénat pour assurer l’intérim. Seulement c’est Alphonse Dumoulin, professeur d’histoire à la retraite, qui viens d’y être fraîchement élu à la surprise générale.

Une série sympathique sur les arcanes du pouvoir français, ses luttes de pouvoir, ses magouilles et j’en passe. L’humour est présent et efficace, même si ça vire parfois au vaudeville. Les rouages du gouvernement sont plutôt bien expliqués mais on se concentre sur le président et sa premier ministre, le reste du ministère faisant de la figuration. On s’en l’influence de la série de Arte « Au service de la France », mais sans en arriver au niveau. En bref, une série honorable, qui saura vous divertir tout en vous instruisant sur la politique française.

On va s’aimer, un peu, beaucoup…

Cas de divorce dans « on va s’aimer, un peu, beaucoup… » sur France 2

30Astrid et Audrey sont mère et fille, avocates spécialisées dans le droit de la famille, et travaillent dans le même cabinet. Les affaires défilent et ne se ressemblent pas, comme ces grands parents qui veulent obliger leurs fille à amener de temps à autre leurs petite fille chez eux ou ce couple qui se bataille pour la garde de leurs chien.

Une série qui commence bien, mais qui se fait tuer par sa longueur. Les affaires présentées sont sympathiques et sortent des classiques juridiques habituels. On est partagé entre l’évolution de nos cas et la vie de famille de Audrey. La série sait à la fois se montrer tendre, sérieuse et drôle, mais c’est long, c’est loooooooooooong!!! Et on sent que par moment, ça tire à la ligne pour rentrer absolument dans le format 50 minutes. Une bonne série qui aurait mérité de voir son format raccourcis.

Paris etc

Des parisiennes dans tous leurs états, c’est « Paris etc » sur Canal+.

Cinq femmes abordant chacune un carrefour de leur vie. Cinq femmes d’âges et de milieux différents, suivies dans Paris entre le jour de la rentrée scolaire et les vacances de Noël. Cinq façons de se débrouiller avec le quotidien, de serrer les dents et de se défouler, de vivre dans leur époque.

En lisant ce résumé, on a tout dit sur cette nouvelle réalisation de Zabou Breitman : Chacune de nos cinq héroïnes vivent des vies bien distinctes et ne se rencontrent pas, ou très peu. Paris n’est guère qu’une toile de fond à une succession de scénettes pas très bien reliées entre elles. On a bien une utilisation d’images d’archives pour le côté carte postale, mais c’est à peu près tout. C’est bien joué et bien réalisé dans l’ensemble, mais c’est malheureusement assez creux, sans vraiment d’enjeux ou d’intrigues qui pourraient nous donner envie de regarder les 12 épisodes que compte cette série. Dommage.

L’art du crime

Meurtres et Histoire de l’Art dans « L’art du crime », sur France 2.

28Au château d’Amboise, un portrait d’Anne de Bretagne est dérobé. Un cadavre est retrouvé sur les lieux du vol : l’ex-petit ami d’une riche collectionneuse qui cherchait à acquérir le tableau. L’inspecteur Antoine Verlay, qui ne connaît rien à la peinture, et Florence Chassagne, historienne de l’art, vont devoir collaborer pour résoudre l’enquête.

Nouvelle série policière pour France 2 avec une petite originalité : on s’intéresse exclusivement aux crimes tournant autour du monde de l’Art. Et pour le coup, c’est une bonne surprise : on a des anecdotes intéressantes sur les peintres et les tableaux, les musées et lieux d’expositions sont bien mis en valeur, le tout accompagné par un casting de luxe, avec entre autres Miou-miou. On a toujours un jeu froid et distant habituel des productions françaises, mais l’ensemble est suffisamment intéressant pour avoir envie de découvrir la suite de cette série en six épisodes.