Archives mensuelles : août 2015

Narco

Narco, écrite par Chris Brancato et réalisée par Jose Padilha, dont la diffusion a débutée le 29 août sur Netflix.

Nous sommes au début des années 80, à Medellin en Colombie. Pablo Escobar, un trafiquant de matériel hight-tech va, par l’intermédiaire de « Cancrelat », se lancer dans l’importation de pâte de coca du Pérou pour la transformer en cocaïne et la faire transiter vers Miami. Parallèlement, nous allons suivre l’agent Steve Murphy de la DEA (Drug Enforcement Administration) qui doit faire face à l’arrivée massive de cette nouvelle drogue sur le territoire américain.
Notre épisode pilote va nous présenter la création et l’expansion du cartel de Medellin jusqu’à l’intervention du président Ronald Regan le 14 septembre 1986 et les premières interventions de la DEA sur le sol Colombien.

Cette série est donc un docu-fiction, mêlant passages tournés et images d’archives, avec la voix de Steve Murphy en narrateur qui nous apporte des éclaircissement sur l’enchaînement des faits et nous introduit les nouveaux protagonistes. Par ailleurs, les agents de la DEA Steve Murphy et Javier Peña que nous allons suivre ont réellement existé et ont servis de consultants sur la série, conseillant les scénaristes sur la chronologie des faits et nombre de détails.
Certains ont reprochés un certain manque d’unité de ton, prêtant à la confusion, la série hésitant entre la fiction et le biopic avec les images d’archive et la voix off omniprésente, mais personnellement cela ne m’a nullement gêné. La série s’annonce prometteuse et une seconde saison a déjà été signée.

Fear the walking dead

« Fear the walking dead », diffusé depuis le 24 sur AMC.

« Fear the walking dead » se situe, chronologiquement par rapport à la série mère, durant le comas de Rick Grimes, au début de l’apocalypse zombie. Ce spin off de « The walking dead » ne repose sur aucun comic book pré-existant, cependant Robert Kirkman, créateur de la bande dessinée, va participer à l’écriture du pilote.

L’action se déroule à Los Angeles (et non à Atlanta comme la série mère) où nous allons suivre une famille recomposée. Madison, conseillère d’orientation, mère de Alicia et Nick, et Travis, le nouveau compagnon de cette dernière, vont devoir faire face à une épidémie et d’étranges comportements qui semble atteindre la ville.

La série prend son temps pour s’installer et cela a quelque chose de frustrant. Voir les média et les habitants croire à une suite d’émeutes et de violence policières peut vous énerver, tout comme le fait que les protagonistes aient un peu de mal à comprendre ce qui cloche quand le mec qu’ils viennent de tuer se relève trois fois car nous, nous savons que l’apocalypse zombie est imminente. L’action démarre vraiment à partir de l’épisode deux au fur et à mesure que l’épidémie se propage.

Documentary now !

« Documentary now ! », diffusé depuis le 20 août sur IFC.

Documentary now! 50 ans d’excellence et d’intégrité dans la réalisation de documentaires. C’est par ce cartouche que commence notre premier épisode. La présentatrice Helen Mirren, nous invite à suivre avec elle un florilège des documentaires qui ont fait la gloire de l’émission depuis tant d’années. Pour débuter cette anthologie, un film réalisé par les frères Larry et Abraham Finn en 1975 dans lequel ils suivent les quotidien de « Big Vivvy » et « Little Vivvy » Van Kimpton à Sandy Passage, une mère et sa fille vivant dans une maison infestée par la crasse et les bêtes sauvages.

Créé et interprété par Fred Armisen et Bill Hader de Saturday night live et réalisé par Rhys Thomas, tous les documentaires présents dans cette série sont bien évidement faux (ce qui est rassurant après le WTF ressenti tout au long de mon visionnage). « Sandy Passage » est une parodie du documentaire « Grey Garden » réalisé en 1975 par les frères Albert et David Maysles. Tous les codes du documentaire, ainsi que les différents genres et manières de réaliser a travers différentes époques vont être ainsi détournés dans cette anthologie pastiche.
Difficile de se faire une avis après le visionnage d’une seul épisode, le sujet étant tellement large et les styles différents d’un épisode à l’autre. A voir donc en gardant bien en tête que rien de tout cela est réellement sérieux.

Show me a hero

Début de « Show me a hero », la mini-série en 6 épisodes de HBO créée par David Simon (le showrunner de « The Wire » et « Treme »)

Nous sommes en 1987 dans la ville de Yonker dans la banlieue de New York. Le parti démocrate pousse l’ancien policier Nick Wasicsko à se présenter contre le maire sortant Angelo Martinelli. Les élections coïncident avec une décision de justice qui impose à la ville la construction de logements sociaux à loyer modérés au sein de la ville afin de favoriser la mixité sociale. La classe moyenne blanche blanche va donner ses voix Nick Wasicsko qui milite pour porter « le projet » en appel. Seulement, à peine installé dans le fauteuil de maire, on l’informe que la demande d’appel a été rejeté.

« Show me a hero and I will write you a tragedy ». Cette citation de Francis Scott Fitzgerald qui a inspiré le titre du livre de Lisa Belkin qui a inspiré la série résume plutôt bien les faits. Après « The Wire » et « Treme », David Simon s’attaque une nouvelle fois à montrer les dynamiques à l’œuvre dans une ville américaine, mais cette fois-ci avec des personnages réels. On sent bien la touche journalistique de Simon qui réalise toujours des enquêtes minutieuses avant l’élaboration de ses scénarii et porte de l’attention aux moindres détails, ce qui fait que la série, nécessite beaucoup d’attention de la part du spectateur si ce dernier ne veux pas perdre le fil des événements.
Conservationnisme, racisme, multiplication des ghettos, afin de faciliter la compréhension de l’état d’esprit des habitants de l’époque, parallèlement à la lute de Nick Wasicsko, alors le plus jeune maire élu des États Unis, contre le projet, nous allons suivre la vie de plusieurs résidents de la ville, une infirmière noire qui souffre de diabète, une latino qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, une autre afro-américaine, enceinte, dont le maris est en prison, et une blanche farouchement opposée au projet. C’est peut être sur ce seul point que je pourrais critiquer la série. Les partisans du projet sont magnifiés et les opposants toujours agressifs et fermés d’esprit, montrant trop le parti-pris de David Simon.