Archives mensuelles : septembre 2015

The Grinder

Seconde sitcom débutée sur la Fox hier, « The Grinder » créée par Jarrad Paul et Andrew Mogel

« The grinder » est une série télévisée arrivant à son terme mettant en scène un avocat. L’acteur Dean Sanderson qui interprète le rôle titre ne sait pas quoi faire de sa vie et décide de rendre visite à sa famille. Son frère Stewart, réel juriste dans la vie n’est pas très à l’aise à la barre et perd régulièrement les affaires qu’il défend. Dean va donc décider de lui donner un coup de pouce contre son grès en jouant les avocats dans un vrai procès, rendant l’affaire médiatique.

Tout comme « Grandfathered », « The grinder » met en scène une crise existentielle. Si Jimmy Martino se retrouvait confronté à une vie de famille qu’il avait fuit, Dean Sanderson lui doit faire face à la fin d’un succès qu’il tente de garder un peu plus longtemps, réalisant qu’il ne sait pas faire autre chose que de jouer les avocats, prisonnier de son rôle phare. Rob Lowe incarne très bien son rôle d’acteur sur le déclin, passant son temps à se mettre en scène en prenant des pauses ou balançant des punchlines, seulement, si la série s’en tient à ça, un acteur qui joue les avocats à la barre, ça me semble un peu limité scénaristiquement. Il y a bien sûr le côté entraide entre les deux frères, l’un ne sachant quoi faire de sa vie et l’autre pas à l’aise lors de prestations publiques, sur lequel va surement s’axer la série. A voir comment cela progresse.

Grandfathered

Deux nouveaux pilotes sur la Fox hier. Tout d’abord « Grandfathered » qui marque le retour de John Stamos à la télévision.

Jimmy Martino est un quinquagénaire, célibataire endurci, et gérant d’un restaurant à la mode de Los Angeles ce qui fait de lui une personne plutôt publique. Il aime ce style de vie et son argument pour séduire les femmes est qu’il abandonnerai tout pour une vie de famille. Seulement, un jeune homme se présente un jour dans son restaurant et lui annonce qu’il est son fils et que, ayant eu il y a peu une fille, il est désormais grand-père. Jimmy va prendre ça comme un défi et va tenter de concilier sa vie professionnelle et ses responsabilités de grand-père.

Rien de bien original dans cette série, les situations sont plutôt attendues, mais on en attends pas plus. On a plaisir à retrouver John Stamos, le tonton cool de « la fête à la maison », qui peine à se détacher de ce rôle au point qu’il devrait le réincarner dans une suite annoncée sur Netflix. Le sujet du père improbable (ici grand-père) n’est pas nouveau, la Fox diffusait même il y a peu « Rasing hope », une série où un loser de 24 ans devait élever une enfant qu’il avait eu avec une serial killeuse lors d’un coup d’un soir. On arrive toutefois à s’attacher à Jimmy, d’abord vieux-beau antipathique qui arrive petit à petit à faire preuve de sentiments. Là où les vannes sont prévisibles, la séries se rattrape avec un côté touchant.

Blood and oil

Second pilote pour ABC hier, « Blood and oil » créée par Josh Pate et Rodes Fishburne.

L’histoire est basée sur un fait réel, la découverte de l’un des gisement de pétrole les plus importants des États Unis dans le Dakota du Nord en 2006. Billy et Cody Lefever abandonnent leurs ancienne vie pour partir faire fortune sur la formation de Bakken. Après nombre d’infortunes à leurs arrivée, ils auront vent de l’existence d’une parcelle qui intéresse Hap Briggs, le magnat local, et réussiront à le devancer.

Comme le titre de la série le laisse entendre, peu de surprise, c’est « Dallas »… Drame, trahison, magouille, revenge, fils indigne, rêve américain, tout est là. Par contre, c’est laborieux et avec de très grosses ficelle. En un épisode, le héros perd tout, trouve du travail puis se fait licencier à cause du fils de son patron, apprend que sa femme est enceinte, et gagne son premier million de dollars. J’ai vu des épisodes des « feux de l’amour » plus crédibles… J’ai eu du mal à m’attacher au personnages et me suis un peu perdu dans la narration (pour finir tout de même par retrouver le fil sur la fin). Comme dit précédemment, c’est assez dur de réussir un épisode pilote dans la mesure où on a énormément d’informations à donner pour poser les personnages et l’action principale sans pour autant perdre les spectateurs, tout en leurs donnant envie de voir la suite. Ici, j’ai pas accroché, mais si vous voulez voir un « Dallas » contemporain, pourquoi pas.

Quantico

Deux nouvelles séries débutées hier. Tout d’abord « Quantico » créée par Joshua Safran et Mark Gordon et diffusée sur ABC.

Ne vous fiez pas au titre, rien a voir avec la physique quantique. Quantico est le nom d’un centre du FBI où de jeunes recrues vont êtres formées et nombre de leurs compétences renforcées. Seulement, il se trouve que, sur l’une des 50 nouvelles recrues, l’une d’entre elles va commettre 9 mois plus tard un attentat d’une violence équivalente à celle du 11 septembre. Les soupçons se portent sur Alex Parrish, retrouvée sans une trace de blessure sur les lieux de l’attentat.

La série est décrite par ses créateurs comme étant un croisement entre « Homeland » et « Grey’s anatomy ». Même si le pilote est très chargé en informations (présentation du centre, des nombreux personnages, de l’attentat …), le rythme et l’action font que l’on on intègre tout cela sans problème. Deux arcs narratifs se dessinent déjà avec d’un côté la formations des agents, sorte de whodunit pour le spectateur qui va essayer de découvrir le terroriste parmi les recrues, et de l’autre Alex Parrish en fuite qui va devoir prouver son innocence, la clé de l’attaque se cachant dans ses souvenirs de la formation.

Heroes reborn

Avec la mode de l’adaptation de super héros, que ce soit sur le petit ou le grand écran, il n’était pas étonnant de voir cette série revenir. Second pilote diffusé hier sur NBC, la suite tant attendue de « Heroes ».

Difficile de vous introduire le pilote de « Heroes reborn » sans spoiler intégralement « Dark matters », web série en 6 épisodes servant de prequel, pour ceux qui ne l’auraient pas vu. Son visionnage n’est pas nécessaire pour pouvoir rentrer dans la série, mais il a l’avantage de combler certains trous entre l’arrêt de « heroes » en 2010 et sa reprise aujourd’hui. Je vais donc plutôt vous présenter ce dernier avant de me pencher sur le pilote en lui même.
Nous allons y suivre Phoebe Frady, une jeune étudiante qui va révéler à son demi-frère Quentin la découverte de ses pouvoirs, elle est capable de manipuler les ombres et la lumière. Parallèlement à la prise de conscience et la maîtrise de ses pouvoirs, nous apprenons que les « evos » sont de plus en plus nombreux et que, en partie grâce aux vidéos de Claire Bennet, ils commencent à s’afficher au grand jour. Seulement un drame va inverser la tendance et ils vont commencer à être pourchassés.

La critique US n’a pas été forcément très tendre avec le retour de « Heroes » (http://www.allocine.fr/…/fichearticle_gen_carticle=18646067…), cette suite souffrant forcément de la comparaison avec la série mère, pourtant cela fonctionne globalement plutôt bien pour moi. On a plaisir à découvrir de nouveaux pouvoirs (même si l’intérêt de certains m’échappent, comme celui de pouvoir rentrer dans un jeu vidéo) tout comme on a plaisir à retrouver des personnages présents dans la série originelle. Le leitmotiv de la série reste « il faut sauver le monde », mais la traque des supers, notamment par Luke Collins (interprété par Zachary Levi que l’on connait plus sous le nom de « Chuck ») et sa sœur peut donner un arc secondaire intéressant. Par contre, il me semble difficile d’aborder « Heroes reborn » si on a pas vu « Heroes », du moins la première saison, ne serait-ce que pour tous les personnages anciens qui reviennent et à qui on fait référence. Leurs capacités et connections entre eux ne sont pas forcément expliquées et la personne qui découvrirait la série pourrait s’y perdre.

The player

Deux nouvelles séries débutées hier. La première, « The player » sur NBC créée par John Rogers (« The blacklist »)

L’ancien sniper Alex King est maintenant l’un des agents de sécurité privé les plus réputés de Las Vegas. Le meurtre de sa femme dont il est accusé à tord va faire de lui la marionnette de « the house », une société capable de prédire des crimes grâce à un algorithme capable de tout prendre en compte … sauf le facteur humain. Il va donc devenir le pion sur laquelle « the house » et de riches anonymes vont miser pour empêcher ces crimes en devenir dans une partie de poker à l’échelle de Vegas.

Ici, on est bien plus dans « Minority report » que la série éponyme, le côté Vegas en plus. Les amateurs d’actions ne seront pas déçus avec un Wesley Snipes en grande forme. Après, le scénario repose peut être un peu trop sur l’action. Alex King n’a pas grand chose à faire au final à part tirer dans le tas, guidé par « the house » qui met tous les moyens technologiques dont elle dispose à sa disposition. L’intérêt de la série réside peut être dans les 5 dernières minutes de l’épisode, à savoir les raisons qui vont pousser Alex King à accepter de devenir le pion de cette société secrète. A voir donc comment cette dernière information sera exploitée dans la suite de la série.

Rosewood

Nouvelle série lancée sur la Fox hier, « Rosewood », créée par Todd Harthan

Le docteur Beaumont Rosewood est le meilleur pathologiste et médecin légiste privé de Miami, consultant régulièrement pour la police. Il travaille dans son laboratoire high tech avec sa sœur et la petite amie de cette dernière. Le jour où sa mère va lui demander d’examiner le corps d’une de ses étudiantes décédée dans un accident de voiture il va imposer son aide au lieutenant Annalise Villa, fraîchement mutée de New York.

Après « Minority Report » et « Scream queens », ça… J’ai vraiment du mal avec cette rentrée sur la Fox… C’est bateau, cliché, attendu, les personnages sont trop lisses, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai fait pause dans l’épisode pour aller faire autre chose parce que je m’emmerdais devant mon écran… Pas envie d’en dire plus. Je vais regarder le dernier South Park pour oublier ce que je viens de voir.

The Muppets

Dernier pilote diffusé hier, le retour des « Muppets » sur ABC.

Miss Piggy reviens à la télévision avec un nouveau talk show « Up late with Miss Piggy » produit par son ex, Kermit la grenouille. Durant ce premier épisode, nous allons suivre en coulisse la préparation de l’émission réalisé par l’équipe en charge du making of, avec les problèmes liés au fait que Miss Piggy refuse d’avoir Elizabeth Banks en invitée dans son show. Parallèlement, nous allons suivre Fozzie qui va tenter de plaire à ses beaux-parents … humains.

Que dire sinon que les Muppets n’ont pas vieillis. On est plus proche du « Muppets tonight » de 1996 que du « Muppets show » des années 70 (et oublions le « Muppets TV » de Cauet sur TF1 en 2006 hein. Ça n’a jamais existé). Plutôt qu’une suite de sketch en mode cabaret avec quelques scènes en coulisses, on va se concentrer sur tout le background, l’émission en elle même durant moins d’une minute. Tous les personnages que nous aimons sont là, mais on se concentre sur Kermit, Piggy et Fozzie pour ce premier épisode. Le trailer sorti lors du comic con de San Diego est à voir avant, expliquant la rupture entre Kermit et Miss Piggy, comment cette dernière accepta de revenir à la télévision, et introduisant le personnage de Denise (recyclage de la marionnette de Spamela Hamderson du « Muppets tonight » et nouvelle petite amie de Kermit). Bref, à voir, c’est un petit plaisir.

Scream queens

Second pilote débuté hier, « Sceam queens » sur la Fox.

Il y a 20 ans, une étudiante décédait en mettant au monde un bébé dans la maison de la sororité Kappa Kappa Tau. Aujourd’hui, la maison est dirigée d’une poigne de fer par Chanel Oberlin. Mais alors que la doyenne de l’université Cathy Munsch décide de lui déclarer la guerre en imposant l’ouverture de la confrérie à toutes les étudiantes qui désireraient en faire partie, un tueur revêtant le costume de la mascotte de l’Université va commencer à tuer les personnes liées à la sororité.

« Scream » avait déjà été adapté en série cet été sur MTV. Pourquoi est-ce que la Fox a été nous pondre un remake non officiel? Surtout que, comme ça a été dit dans le pilote de la série « Scream » « Un slaher movie ne peux pas devenir une série télé. […] Les slasher vont vite. La télé doit allonger les intrigues. »
Tous les éléments du film de Wes Craven sont là. Une bande d’ados futiles et écervelés, une mort lointaine qui re-surgie dans le présent, un tueur au masque (ici habillé en diable). La mise en scène est plutôt poussive, on a du mal à rentrer dans l’action. Dans notre premier épisode, pour accrocher les spectateurs, les morts vont s’enchaîner à un rythme effréné, au point que ça en deviens trop (quatre morts de mémoire, mais il se peut que j’en oublie une ayant regardé les deux premiers épisodes d’affilé pour essayer de me faire une meilleur idée). En voulant bien faire, les scénaristes en ont fait trop, dans les meurtres, dans la caricature des personnages, même dans l’humour qui fini par tomber à plat, ce qui fait qu’on décroche assez rapidement.