Archives mensuelles : octobre 2015

Au service de la France

Une nouvelle série ce soir sur Arte, créé par Jean-François Halin, ancien des « Guignols » et scénariste de « OSS 117 », « Au service de la France ».

1960, André Merlaux est reçus par Moïse des services secrets pour devenir agent spécial au service de la république française, du moins est admis pour être testé pour espérer devenir agent secret. Nous sommes à la veille de la décolonisation et une délégation africaine peine à se faire recevoir.

Ne vous attendez pas à une adaptation en série de « OSS 117 », bien que se déroulant dans le même cadre à la même époque et que l’humour soit présent, les deux n’ont, pour le moment rien à voir. Beaucoup moins potache que la série de films, « Au service de la France » nous dresse un portrait critique des années de Gaulle, avec un certain racisme colonialiste et un sexisme ambiant en cette période d’émancipation. Le premier épisode nous plonge dans l’absurdité du système administratif français où tout est classé confidentiel, personne ne répond au téléphone pour ne pas se retrouver en charge et où, à force de passer de main en main, on finie par en oublier pourquoi on torture quelqu’un. Le format court est plutôt bien adapté à la rythmique de la série. L’esthétisme sixties est un plaisir. C’est drôle sans chercher à faire rire à tout prix et surtout ça appuie bien là où ça fait mal. A voir.

Supergirl

Nouveau pilote très attendu en cette rentrée 2015, Supergirl, débuté hier sur CBS.

Kara Zor-El a échapée à la destruction de sa planète, Krypton, grâce à ses parents qui l’ont mis dans une nacelle à direction de la terre. Tout comme son cousin, elle va être recueillie par des humains qui vont l’élever comme leurs fille. Maintenant adulte, elle travaille au sein de National City comme assistante de Cat Grant, une magna des médias. Un accident d’avion dans lequel est présent sa demi-soeur va la pousser à utiliser ses pouvoirs pour éviter le drame. Maintenant exposée médiatiquement, elle n’a d’autre choix que de revêtir le costume de Supergirl.

Je suis assez partagé quant à cette série. C’est girly cliché au possible (genre « trop bien, grâce à tes pouvoirs, tu n’as pas de problèmes de peau ») mais plutôt bien contrebalancé par les scènes d’action. Après, pilote oblige, tout va un peu trop vite, on veut absolument nous donner 50 informations différentes pour poser les bases de la série. En un épisode on a droit à la destruction de sa planète d’origine, à l’explication de la présence d’autres races alien sur terre, à une branche cachée du gouvernement, des révélations sur sa demi-soeur adoptive, à une conspiration extra-terrestre et j’en passe. Au final, on ses retrouve avec une grosse impression de déjà-vu, la trame étant une copie conforme de celle de Superman, on a même Jimmy Olsen qui a déménagé de Métropolis pour National City et qui travaile comme photographe dans le même journal qu’elle… Malgré tout, on passe un moment plaisant. A voir selon comment la série évoluera.

Dix pour cent

L’envers du cinéma français vu par Cédric Klapisch avec « Dix pour cent » créée par Fanny Herrero, débuté ce soir sur France 2.

Camille est une jeune fille fraîchement débarquée sur Paris. Elle décide de se rendre à l’agence de comédiens ASK où travaille son père (dont elle est la fille illégitime) afin de pouvoir nouer des liens avec lui. Ce dernier l’ignorant, elle force quelque peu les portes de l’agence en se faisant assister comme assistante de Andréa, l’une des imprésario de l’agence. Parallèlement, Gabriel, un autre agent de la boite, apprend que Cécile de France qu’il représente a été refusée sur le tournage du dernier Tarentino à cause de son âge en ne sait comment lui annoncer la nouvelle.

Ça y est, France 2 a sorti son blockbuster de la rentrée, sa série de prestige (par là, veuillez entendre série avec des acteurs bankable). Pourtant ici, pour représenter l’envers du cinéma français, pas de Cannes, pas de jet-set et de cocktails mondains. On va se concentrer sur le travail des gens de l’ombre, les agents. L’histoire s’inspire des souvenirs de Dominique Besnehard, ex-impressario devenu producteur (de cette série entre autre). Pas de star dans les rôles principaux, si ce n’est Camille Cottin dans le rôle d’Andréa qui joue toujours aussi bien les connasses. Chaque épisodes s’articule par contre autour d’un guest rencontrant du problème de carrière, Cécile de France pour le premier épisode, Line Renaud et Françoise Fabian dans le second. Parallèlement à ces histoires secondaires, nous allons suivre deux arcs principaux, Camille qui tente de se rapprocher de son père et les problèmes interne de l’agence suite au décès de son directeur. On pourraient s’attendre à une série à la « Entourage » ou mieux encore, à la « UnReal » mais le résultat final est plutôt gentillet. Les problèmes de nos stars ne sont au final pas bien grave et tout se résout dans la bonne humeur. On passe toutefois un bon moment à voir les guest s’amuser de leurs image avec un peu d’auto-dérision (mais pas trop quand même).

Crazy ex-girlfriend

On avaient pas eu beaucoup de comédies en cette rentrée. Aujourd’hui, « Crazy ex-girlfriend », créé par Aline Brosh McKenna et diffusée depuis hier sur the CW.

Rebecca Bunch est une avocate talentueuse, ayant étudiée à Harvard et Yale et en passe d’être promue au sein de son cabinet. Mais une publicité pour du beurre lui rappel une chose « A quand remonte la dernière fois où elle a été vraiment heureuse? ». Elle tombe dans la rue sur Josh, son ancien petit copain à l’époque du lycée et il ne lui en faut pas plus pour que ses sentiments remontent à la surface. Elle décide de plaquer son cabinet de New York pour aller s’installer à West Covina, en Californie (« A seulement deux heures de la plage, soit quatre heures dans le trafic ») où Josh retourne vivre en espérant y trouver un nouveau départ et l’opportunité de séduire son amour de jeunesse.

Pour le moment, hormis le fait que Rebecca plaque tout du jour au lendemain, la folie n’est pas encore vraiment au rendez-vous, surement parce que, une fois arrivée dans son trou paumé, Josh reste introuvable, mais cela risque de monter crescendo au fil des épisodes. Les situations mises en scènes sont plutôt convenues, mais ça fonctionne plutôt bien. Le gros plus de la série, ce sont les chanson car « crazy ex-girlfriend » est une comédie … musicale. On va se placer du côté de la parodie, de comédie musicale tout d’abord, puis de clip à la Beyonce ce qui va donner place à des scènes plutôt drôles. Si le scénario est plutôt attendu donc, la série arrive à sortir du lot grâce à sa partie musicale.131

The last Kingdom

Après « The bastard executioner » (voir review du 16 septembre), l’histoire de la Grande-Bretagne est de nouveau mise à l’honneur avec « The last kingdom », adaptation du roman de Bernard Cornwell « The Saxon Stories », diffusé depuis samedi 10 sur BBC america (et à partir du 22 sur BBC 2 en Angleterre).

Nous sommes en 872, l’Angleterre est alors divisée en plusieurs royaumes. A Bebbanburg, plusieurs vaisseaux vikings sont repérés. Uhtred, le fils de l’un des seigneurs, va s’échapper de son village pour participer à la bataille destinée à protéger le royaume de Northumbria de l’envahisseur. Impuissants face à la supériorité tactique des vikings, il va assister au massacre des siens et à la mort de son père. Capturé par les assaillants, Uhtred va devenir esclave, au service de Ravn, un vieux sage aveugle.

A travers le personnage de Uhtred, qui passera d’enfant à adolescent en fin d’épisode, nous allons assister à la naissance d’un pays unis et non plus divisés en de nombreux royaumes. L’évolution de ce personnage s’avérer être intéressante. Né Saxon, baptisé chrétien, mais élevé par les vikings Danois, il va se trouver face à une crise identitaire à savoir vers qui doit se tourner sa loyauté. On nous promet une série à la croisée entre « Games of throne » et « Vikings », c’est à dire de la violence, du sang et du sexe sur une trame historique. Mais au delà de ça, le choc culturel qui nous est présenté (avec par exemple Uhtred qui essaie d’expliquer la différence entre le Paradis et le Valhalla) promet d’être intéressant.

Dr Ken

Si il y a bien un comédien qui a été révélé par « Community », c’est bien Ken Jeong. Le voilà star de sa propre série, « Dr ken », débutée vendredi dernier sur ABC.

Le Dr ken Park est médecin dans un cabinet médical, mais également père de famille. Le jour où sa fille obtiens son permis de conduire il accepte a contre cœur de lui laisser les clés de sa voiture, mais ne peux s’empêcher d’installer une application sur son portable pour espionner sa fille.

Cette série aurait pu être très bien … il y a 20 ans. On est dans une sitcom à l’ancienne, avec des blagues datées, des rires en boite, une manière de jouer d’un autre temps (arg, le gamin qui prend la pause avant de balancer une mauvaise punchline!), et que ça saute par dessus le canapé pour empêcher sa femme de décrocher le téléphone, et que les dialogues sont une suites de mauvaises vannes déjà entendues 50 fois, et que c’est mauvais, et que je vais m’arrêter là. Hop! Poubelle.