Archives mensuelles : novembre 2015

South of hell

Du creepy sur We TV avec South of hell.

Maria Abascal vit à Charleston, en Caroline du Sud et elle est une exorciste d’un genre un peu spécial. Elle même possédée par un démon du nom de Abigail, c’est ce dernier qui va se nourrir des démons qui prennent possession des gens. La cohabitation n’est pas toujours aisé et seul son frère David semble pouvoir faire revenir Maria à la normale. L’arrivée du démon Eno ne semble pas être le meilleur moment pour vouloir se débarrasser de cette âme parasite.

Ce premier épisode m’a semblé un peu brouillon. Un peu comme si on voulait nous donner beaucoup d’informations, mais que l’on ne savaient pas dans quelle ordre les mettre. Au final, on se retrouve avec un espèce de sous Supernatural en mode l’exorciste, qui essaie d’enchaîner les scènes choc, mais sans véritable liant. Les personnages sont un peu bateau, avec la paumée, le jeune frère drogué, le prêtre sympa qui en sait plus qu’il n’en laisse paraître. On a du mal à rentrer dedans, et du coup, on s’ennuie.

The man in the high castle

L’uchronie selon Philip K Dick revue par Ridley Scott. « The man in the high castle », disponible depuis le 20 novembre sur Amazon.

1947, l’Allemagne et le Japon remportent la seconde guerre mondiale après avoir utilisé la bombe A. Les États Unis sont divisés en 3 zones: à l’Est the greater Nazi Reich, à l’Ouest la Japanese pacific zone, et au centre The Rocky Mountain States, une zone neutre.
1962, la santé du Führer décline. Alors que les hauts dignitaires du Reich se querellent pour sa succession, la guerre froide entre l’Allemagne et le Japon est à son paroxysme. Des groupes de résistants tentent, avec Joe Blake à New York et Juliana Crain à San Fransisco, de sécuriser en zone neutre des extraits du film The Grasshopper Lies Heavy réalisé par le maître du haut château, mais les polices allemandes et japonaises sont sur leurs traces.

Adapter un roman, surtout du Philip K Dick n’est jamais une mince affaire et Frank Spotnitz (scénario) et David Semel (réalisation) s’en sort plutôt bien. Les personnages principaux sont rapidement et efficacement plantés, avec Joe Black, le résistants volontaire qui rêve de l’Amérique décrite par son père, et Juliana Crain, qui se plait plutôt dans la culture japonaise et qui deviens résistante après avoir vue sa demi-soeur se faire tuer pour la bobine de film qu’elle décidera alors d’aller sécuriser. Et le film en lui même? On en voit quelques extraits, il s’agit d’une fiction par rapport à cette uchronie où l’Allemagne perd la guerre.
Mais l’intérêt de ce pilote ne réside pas dans le développement de cette résistance, mais plus dans tout ce qui se passe en arrière plan. Les grandes villes redécorées à la sauce IIIe Reich nous mettent mal à l’aise. Voir le Japon tourner le dos à ce qui fera dans notre monde sa grandeur (technologie, art …) nous perturbe. Et surtout, il y a la guerre froide. Le roman de Philip K. Dick est sorti en 1962, date où se situe l’action, moment où la guerre froide entre les États Unis et la Russie battait son plein. Il a transféré cette actualité dans son uchronie comme si elle était inévitable. Le pilote prend de nombreuses libertés par rapport au texte d’origine, mais en retransmet bien l’esprit et on a hâte d’en savoir plus.

Marvel’s Jessica Jones

Après trois mois de teaser, voici enfin « Marvel’s Jessica Jones » sur Netflix.

Jessica Jones est une détective privée qui s’occupe de petits cas comme adultères ou recouvrement de dettes. Un jour, les parents de Hope, une jeune fille de l’Omaha, la contacte sur recommandation d’une homme croisé au commissariat pour qu’elle les aident à retrouver leurs fille disparue. Seulement, toutes les pistes semblent la mener vers Zebediah Killgrave, un homme appartenant à son passé, de l’époque où elle était une super-héroïne, qui est sensé être mort.

Esthétiquement, la série emprunte beaucoup dans notre premier épisode au film noir et aux bandes dessinées de détective à la Dick Tracy. Le rythme est lent, pesant, pour mieux mettre en avant le côté cassé du personnage. Ses super pouvoirs ne sont pas mis en avant, il faut attendre la moitié de l’épisode pour en voir une manifestation. Elle ne s’en servira par ailleurs plus jusqu’à la fin du pilote, ayant rangé son costume de justicière pour celui de privée paumée. Killgrave, interprété par David Tennant, ne nous est pas montré frontalement, il se manifeste dans l’inconscient de Jessica ainsi que par le biais de Hope, sa première victime. Melissa Rosenberg, la créatrice de la série, évite donc la mise en scène classique des super héros pour se concentrer sur une atmosphère pesante et violette, loin de tous les subterfuges et démonstrations de force habituelle. Ceci lui est permis par le format Netflix qui permet à ses abonnés de ne pas avoir à attendre pour regarder la suite. On en oublie qu’on est dans une série Marvel et on a plaisir à entrer dans ce monde torturé.

Malaterra

Broadchurch encore… avec « Malaterra » débuté hier sur France 2


Malaterra – Épisode 1 – Extrait #1

Elisabeth Viviani est inquiète. Elle ne trouve pas son fils Nathan ce matin là. Karine Marchetti, de retour de vacances en Angleterre, apprend que le poste qu’elle convoitait au commissariat a été donné à un autre, Thomas Rotman, un inspecteur fraîchement muté qui va prendre la tête de la brigade. Obligés de travailler de concert, la découverte d’un corps d’enfant sur la plage va les plonger dans une enquête qui va révéler la véritable personnalité des habitants du village Corse Malaterra.

Je ne voulais pas regarder « Malaterra ». J’ai déjà regardé les deux premières émissions de « Broadchurch » que j’ai beaucoup aimé, j’ai abandonné le visionnage de « Gracepoint », le remake US, ne trouvant pas d’intérêt à la série connaissant déjà l’histoire, et là, rebelote. La même histoire, les même personnages, le même déroulé (même si on nous promet des maux différents pour les habitants du village et une fin différente). Ils ont même poussés jusqu’à donner le rôle de Karine Marchetti à Constance Dollé qui a une certaine resemblance physique avec Olivia Colman qui interprète le sergent Ellie Miller (par contre Simon Abkarian n’a rien à voir avec David Tennant). Bref, préférez l’original.

Versailles

La vie de château sur Canal + avec « Versailles », débuté lundi dernier.

Si il est techniquement roi depuis la mort de son père en 1643, alors âgé que de quatre ans, Louis XIV ne prendra réellement le pouvoir qu’après a mort de Mazarin. La tâche s’annonce dure avec une noblesse quelque peu réticente, un premier héritier malade et surtout un roi qui refuse de séjourner sur Paris, préférant séjourner dans le pavillon de chasse de son père sur Versailles qu’il compte transformer en Palais.

La réalité historique a bien évidemment été romancée, par des scénaristes américains tout d’abord puis anglais, le phrasé actualisé, et des scènes de cul et violence placées tous les 1/4 d’heure pour maintenir l’attention du spectateur, mais le tout semble fonctionner. Plus qu’une fresque historique, on s’attache à l’évolution d’un homme qui va se construire en tant que souverain, qu’homme de pouvoir, qui va construire une cour autour de lui afin de mettre la noblesse rebelle au pas et bâtir le château de Versailles afin de montrer la grandeur de son pouvoir. Si le cadre historique reste dans l’ensemble respecté, ne venez pas pour voir un documentaire, ça reste de la fiction où les citations célèbres tel que « l’État c’est moi » sont balancées comme des punchlines, mais une fiction à laquelle on se laisse prendre

Into the Badlands

Kung-Fu n’est pas mort! « Into the Badlands », débuté dimanche sur AMC.

Les Badlands sont divisées en 5 régions, chacune dirigée par un baron. Sunny est le bras droit de l’un d’entre eux. Un jour, lors d’une mission de récupération, il va sauver la vie de M.K. et le ramener pour que ce dernier soit formé et devienne un clipper, un soldat au service du baron. Le médaillon qu’il porte autour du coup, symbole d’une cité oubliée au delà des Badlands attire l’attention d’une baron adverse qui rêve d’avoir la main mise sur le territoire.

Les codes des films d’arts martiaux sont plutôt bien utilisés dans ce sonde post-apo. Les sènes de combat bien chorégraphiées. L’histoire demande à se développer, les bases étant bien là, mais avec encore pas mal de zones d’ombre, notamment sur le pourquoi de ces clans (sujet qui se développera surement au fur et à mesure que l’on en apprendra plus sur ce territoire perdu dont semble venir Sunny). A voir si vous aimez l’esthétique des films d’arts martiaux.

Agent X

Si James Bond était une série… « Agent X », débutée dimanche dernier sur la chaîne TNT.

Constitution des États Unis, article 2, section 5, « Un agent d’identité inconnue est par la présente autorisé à servir à la discrétion du vice-président, en vue d’aider la République en temps de danger absolu. » John Case, ancien mercenaire, est cet agent, au service de la nouvelle vice-présidente Natalie Maccabee. Sa première mission née de leurs collaboration, sauver la fille de l’un des membres du gouvernement enlevé par les méchants pas beaux russes.

Au début, on pourraient croire à une parodie tellement la série essaie de ressembler à James Bond, amassant tous les clichés sur l’espionnage et, ben en fait non, c’est tourné sérieusement. Le vice-président ne sert donc à rien d’autre que d’envoyer son agent en mission, on est toujours en guerre froide et les jolies espionnes russes se battent en corset/porte-jarretelle. Sharone Stone, productrice de la série, fait ce qu’elle peu mais au final, à l’image de son personnage (la vice-présidente), elle ne sert à rien. Si vous voulez vous vider la tête, c’est très bien, bien rythmé avec beaucoup d’action, si vous voulez du scénario, passez votre chemin.