Archives mensuelles : janvier 2016

Outsiders

« Sons of Anarchy » en quad, c’est « Outsiders » sur WGN America.

Dans les Appalaches d’aujourd’hui, les Farrell, un clan qui a toujours vécu dans le Kentucky rural, lutte pour le pouvoir et le contrôle de ses terres. Le shérif Houghton a la tâche peu enviable de dire au clan de montagnards qu’il doivent abandonner leurs montagne pour qu’une compagnie de charbon puisse la faire sauter pour l’exploiter. Coupée du monde moderne, cette famille d’outsiders hors-la-loi usera de tous les moyens nécessaires pour protéger son territoire et son mode de vie.

Lorsque l’on voient « Outsiders », on pense d’emblée à « Sons of Anarchy ». La présence de Ryan Hurst qui interprétait Olie dans cette dernière ne fait que renforcer cette impression. On a au final un espèce de mélange entre « Justified » et « Mad Max » dans le décors de « la petite maison dans la prairie ». La façon de vivre très médiévale du clan n’est pas inintéressante, mais ça ne fait malheureusement pas tout. On a l’impression de se trouver face à une série qui va peiner à développer son fil narratif avec les Farrell qui campent sur leurs montagne et la compagnie de charbon qui fulmine avec notre pauvre shérif au milieu. Et l’histoire à la Roméo et Juliette qui  s’annonce entre un des jeunes du clan et la jolie caissière du supermarché qu’ils vont piller semble fade et prévisible. A voir comment ça évolue.

Recovery road

L’alcool c’est mal m’voyez, Jésus c’est mieux.
Recovery Road, dont les premiers épisodes sont disponibles depuis le 18 décembre sur le site de ABC family et dont la diffusion a débuté le 25 janvier sur freeform.

Maddy est une adolescente de 14 ans qui aime bien faire la fête avec quelques excès. La découverte dans son casier au collège d’une bouteille de vodka camouflée en une bouteille d’eau va lui attirer des ennuis. Elle est face à un choix: soit elle est expulsée, soit elle accepte d’aller en centre de désintoxication. Et comme le centre pour adolescents le plus proche de chez elle est trop éloignée, elle va être obligée d’aller dans un centre pour adultes.

Je suis un peu partagé à propos de cette série. D’un côté les scènes sur le centre sont très bien, avec une galerie de personnages attachants, du jeune paumé au vétéran du centre qui va les prendre sous son aile. L’acceptation pour Maddy de sa condition d’alcoolique est plutôt bien menée. De l’autre, on a en sous texte une propagande avec la diffusion de rock chrétien et la virginité par choix. On sent que la série a été commandé par des « born again christians » et ça parasite quelque peu le message.

X-Files, saison 10

« We have a small problem. They’ve reopened the X-Files »

J’ai hésité à vous parler de X Files ici, puisqu’il ne s’agit pas d’une nouvelle série, ni d’un remake, ni même d’un reboot mais de la continuation d’un univers après une pause de près de 15 ans. Le pari de relancer une série culte est toujours risqué, il n’y a qu’a voir « Heroes reborn » qui a replongé dans ses vieux travers. Toutefois, vu l’importance de ce retour dans le monde des séries TV et après ce que je viens de visionner, je me devais d’en dire tout de même quelques mots.

Pas de résumé aujourd’hui. Je n’ai pas envie de vous spoiler quoi que ce soit sur l’épisode (et je ne pense pas à avoir à présenter la série). Je peux juste vous dire que tous les éléments qui ont fait le succès de la série sont au rendez-vous: enlèvements par des aliens, Roswell, théorie du complot (portée non plus par Fox Mulder mais par le médiatique Ted O’Malley interprété par Joel McHale qui s’était illustré en interprétant Jeff Winger dans Community), et surtout de nouvelles questions. On est heureux de voir que l’alchimie entre David Duchovny et Gillian Anderson fonctionne toujours. Le paquet a été mis sur les effets spéciaux, tout en concevant l’imagerie vintages des OVNIs. Après, cet épisode est loin d’être parfait. La nouvelle théorie sur laquelle va se baser la mini saison en 6 épisodes peine à s’installer et on a fatalement, notamment avec le personnage de Sveta, un arrière goût de déjà vu. Mais bon, n’est-ce pas un peu ce que l’on recherche?

Lucky Man

Après du super héro avec « DC legends of tomorrow », voici venir le maître du comics, Stan Lee, mais dans une série policière sur Sky 1, « Lucky Man ».

Harry Clayton est un détective de la police londonienne accro au jeu, au point que sa femme demande le divorce et qu’il se retrouve avec seulement trois jours pour rembourses ses dettes auprès d’un patron de casino. Un soir, alors qu’il joue à la roulette pour tenter de rembourser ses dettes, une femme qui va lui servir de porte bonheur pour la soirée va lui faire gagner de grosses sommes. Après avoir couché avec elle, il se réveille au matin avec un bracelet ancien en bronze qu’il ne peut retirer mais qui semble lui porter chance. Le patron du casino est retrouvé mort et il est chargé de l’enquête.

La série de Stan Lee commence en douceur et les scènes de chance ne sont pas encore trop présente (il échappe à un accident de voiture en évitant un chat qui traversait la route et la déposition d’une suspecte du meurtre du gérant le plaçant dans le casino le soir du meurtre ne sera pas enregistré grâce à une coupure électrique). Pour le moment, on a surtout affaire à une série policière classique où le héros se doit de combiner les problèmes de sa vie de tous les jours (dettes de jeu, divorce) et son activité de détective. Si on peut saluer le travail de réalisation qui nous offre des plans magnifiques de Londres, pour le moment, le scénario n’a pas grande originalité.

Mad Dogs (US)

Du remake aujourd’hui avec l’adaptation américaine de la série britannique « Mad dogs », sortie hier sur Amazon.

Cobi, Lex, Gus et Joël sont quatre amis d’enfance qui vont partir en vacances à Belize chez Milo, un de leurs amis qui a réussi dans les affaires là bas. Tout se passe bien même si Milo, en retraite anticipée, vivant maintenant de ses rentes, semble poursuivi par un ancien travail qu’il refuse de faire. Après la découverte d’un cadavre de chèvre dans la piscine de ce dernier, nos cinq amis vont partir en promenade sur un bateau … qui s’avère volé. Et là, les ennuis commencent.

Le remake est l’oeuvre de Chris Cole, créateur de la série originale, ce qui lui assure une fidélité par rapport à son parent britannique. Le premier épisode reprend la trame du pilote anglais ainsi que du début du second épisode de la série mère. Et pour le moment, tout est absolument identique. D’où la question, pourquoi faire ce remake? On avaient déjà une très bonne série, avec de bons acteurs (Max Beesley que j’avais adoré dans « Hotel Babylon », Marc Warren qui s’était illustré dans « Hustle », John Simm aka le maître dans « Doctor Who » et Philip Glenister qu’on avaient pu voir dans « Life on Mars »). De plus, la série fait partie des « Amazon Pilot season » de janvier 2015, c’est a dire une liste de pilotes de séries pour lesquels les usagers d’Amazon vont voter pour choisir lesquelles vont perdurer. Ce remake a donc coûté sa place a une autre série alors qu’on avait déjà un excellent original. Résultat, le visionnage de ce pilote m’a juste donné envie de me refaire les quatre saisons de « Mad Dogs », version UK et je vous invite à faire de même.

DC’s legends of tomorrow

Les super héros c’est cool, ça marche bien en ce moment. Mais que faire quand on a épuisé le stock de supers? « DC’s legends of tomorrow » sur The CW.

Le futur est en danger, le criminel Vandal Savage avec son armée de super soldats ont pris le contrôle de toutes les infrastructures et fait des humains des esclaves. Captain Hunter va revenir à notre époque pour recruter une nouvelle ligue de super héros capables de stopper ce futur apocalyptique: Captain Cold, Heat Wave, The Atom, Hawkgirl, White Canary et Firestorm.

Bon, pour le moment, seul la première partie de ce pilote en deux épisodes est disponible. Pour le moment, on va surtout présenter les personnages, les voyages dans le temps en remontant en 1970, et le méchant, Chronos. On appréciera surtout le casting avec Arthur Darvill (Rory dans « Doctor Who) en seigneur du temps, Dominic Purcell (Prison break) dans le rôle de Heat Wave et Brandon Routh qui reprend son rôle de The Atom. Pour le reste, j’ai moyennement été convaincu par ce spin off Arrow/Flash, mais c’est surement parce que j’en arrive à un point de saturation au niveau des histoires de supers. je vous laisse donc juger par vous même.

Les boloss des belles lettres

Débuté jeudi dernier, Jean Rochefort vous résume les chefs d’œuvres de la littérature façon ma gueule, « Les boloss des belles lettres ».

Le principe est on ne peut plus simple. Jean Rochefort, assis dans son salon, vous résume les œuvres les plus marquantes de la littérature. Seulement, le ton est quelque peu inhabituel. Écrit par Quentin Leclerc et Michel Pimpant, qui n’en sont pas à leurs coup d’essai puisque les Boloss, après avoir été un blog, a été publié en recueil chez Flamarion en 2013, ces résumés de Saint-Exupéry, Shakespeare ou Balzac sont revus avec le langage des banlieues. Après un essai couronné de succès sur youtube avec le résumé de Madame Bovary, le format s’exporte sur France 5 dans une petite virgule tous les jeudi soir. Et c’est juste parfait. Le décalage entre Jean Rochefort qui incarne une certaine image de la classe et les résumés façon 9-3 fonctionne à la perfection.

C’est Ribéry dans la pléiade. C’est Joey Star à l’académie française. C’est Roméo et Juliette, mais à ma guise. C’est le narrateur des Winnie l’ourson de mon enfance façon ma gueule. C’est les boloss des belles lettres.

Baskets

Nouvelle série de Louis C.K débuté hier sur FX, « Baskets ».

Chip Baskets n’a pas réellement réussi. Après avoir échoué dans une école française de cirque pour devenir clown et épousé une française qui n’avait d’yeux pour lui que pour obtenir une green card, il retourne aux États Unis pour essayer de vivre de sa passion, mais ne réussi qu’a devenir clown de rodéo.

La série, co-créée par Louis C.K., Zach Galifianakis (qui interprète Chip Baskets) and Jonathan Krisel, devrait ravir les amateurs de « Louie ». On quitte le domaine du stand-up pour se tourner vers celui du cirque. La série est déprimante, gênante, absurde (dans le bon sens du terme hein) et surtout sombre. Zach Galifianakis nous offre une superbe interprétation de ce clown triste, à la vie comme sur scène. A voir.