Archives mensuelles : janvier 2016

Angie Tribeca

Y a t’il une flic pour sauver Los Angeles? Oui, « Angie Tribeca » dont la saison une a été diffusée d’un bloc dimanche dernier sur TBS.

Angie est flic à Los Angeles, membre du RHCU (Really Heinous Crimes Unit) et elle se doit d’enquêter sur une nouvelle affaire. Quelqu’un cherche à faire chanter le maire avec des photos de tatouages qu’il avait fait lorsqu’il était adolescent. Qui se cache derrière ce chantage? Sa femme? Sa maîtresse? Ou alors, est-ce quelqu’un de la classe d’art où le maire pose nu chaque semaines? Dans le doute, commençons par aller interroger sa femme.

Ça fait longtemps que comédie ne rime plus avec gags mais avec comédie de situation (Sitcom oui). On se dirige plus vers un nouveau genre où on va plus fouiller les personnages afin de toucher le spectateurs et faire qu’il puisse s’identifier, allant chercher plus vers le drama que vers le rire. Par exemple, je ne comprends toujours pas pourquoi « Orange is the new black » était classé dans la catégorie « comédie » aux derniers golden globes. La série sait se montrer amusante, mais ce n’est pas son point central. Où sont passés les séries avec des gags débiles comme « [Scrubs] » ? Heureusement voici venir Steve et Nancy Carell qui viennent se placer dans la lignée de David et Jerry Zucker et Jim Abrahams (« Y a t’il un flic … »). Le format purement parodique a déjà fait ses preuves par le passé, il n’y a qu’à regarder « Max la Menace » créé par Mel Brooks dans les années 60 qui détournait les codes de l’espionnage. Et les histoires policières ont tellement été développées, que ce soit dans la littérature, à la télévision ou au grand écran que l’on ne compte plus le nombre de clichés que l’on peut pasticher. Angie Tribeca nous sert donc du bon gros gag bien débile et tout y passe, de la course poursuite avec une doublure même pas ressemblante qui accumule les cascades inutiles au partenaire canin considéré comme un être humain (il faut voir la tête du chien qui rigole!) en passant par les placement de produits plus qu’assumés. Si vous cherchez de la subtilité, passez votre chemin, sinon, bonne marrade.

Billions

Si vous arrivez à comprendre toutes les séries de chiffres que l’on voit défiler sur Bloomberg, vous allez aimer « Billions », diffusé depuis le 17 janvier sur Showtime.

Chuck Rhoades est procureur de la république, spécialisé dans le monde de la haute finance à New York et, fier d’être incorruptible, peut se vanter de n’avoir jamais perdu une affaire depuis qu’il est entré en fonction. Bobby Axelrod est un financier de génie, venu du peuple, qui a reconstruit seul son entreprise après les attentats du 11 septembre. Un jeu de bras de fer va opposer les deux hommes, Bobby narguant Chuck qui cherche la faille pour le faire tomber.

Fort heureusement, pour des gens qui comme moi n’y comprennent rien, le monde de Wall Street a été simplifié. Peut être même un peu trop. On s’amuse par moment à nous balancer des spéculations financières auxquelles on ne comprend rien, mais ce n’est vraiment pas l’élément central de la série au final. On se concentre bien évidement sur la présentation de nos deux personnages centraux dans ce premier épisodes avec leurs qualités et leurs défauts. Le personnage qui s’avère être le plus intéressant au final ne sont pas nos deux personnages centraux, mais celui de Wendy Rhoades, la femme de Chuck (et seul réel personnage féminin de la série) qui est également la coach/psy de Bobby Axelrod et qui va donc se trouver entre deux feux dans le combat que vont menner les deux hommes. Les autres personnages secondaires sont plutôt vides et ne servent qu’à mettre en valeur nos deux persos centraux. Si la critique des magouilles financières est bien présente, la réalisation est bien trop lisse pour qu’on les prennent au sérieux et au final, on oublie complètement le fond sur lequel repose l’histoire.

The lion guard

Les amateurs de Disney et du « Roi Lion » vont se réjouir avec la sortie des aventures de Simba la houppette… pardon, Kion dans « The lion guard » débuté le 15 janvier sur Disney Chanel.

Après avoir découvert sa destinée, Kion, le plus jeune enfant de Simba et Nala, réunit la garde des lions composée de Fuli le guépard, Beshte l’hippopotame, Ono l’aigrette et Bunga le ratel. (Non expliqué dans l’épisode pilote). Ensemble ils partent à l’aventure, mais se trouvent séparés en chemin. Celui de Kion va le forcer à passer par les Outlands, territoire des hyènes.

Beaucoup d’information manquent dans le pilote de cette série lancée pour célébrer les 20 ans du Roi Lion. J’avais peur qu’elle se trouvent dans l’un des films précédents, n’ayant pas vu le Roi Lion 2 (et encore moins le 3 et le 4) mais au final non. La série a été précédée d’un téléfilm, diffusé le 22 novembre sur Disney Chanel, « The Lion Guard: Return of the Roar », qui nous permet de combler les trous. Si le téléfilm n’est pas terrible (histoire bâclée, humour ras des pâquerettes, etc.), la série tiens bien plus ses promesses. Elle est respectueuse de l’atmosphère du film, tant stylistiquement que scénaristiquement, on retrouve une bonne dose d’humour et d’aventure, on a droit à notre chanson et une petite morale à la fin (présente dès le titre de l’épisode « Never judge a hyena by Its spots »). Bref, une série plaisante et divertissante. Sisi ni sawa.

Mercy Street

« Urgences » pendant la guerre de Sécession, c’est « Mercy Street » sur PBS.

Après avoir pris soin de son marris mourant, Mary décide de devenir infirmière pour apporter sa contribution à la société. Du fait de son engagement contre l’esclavage, elle sera envoyée à Alexandria, une ville du sud occupée par les troupes nordistes, dans un hôtel réquisitionné pour accueillir les blessés de guerre. Elle va devoir réussir à s’imposer dans ce nouvel environnement qui ne la voit pas arriver d’un très bon œil.

La série est plutôt bien menée. Au delà des violences de la guerre uniquement montré par le prisme des blessés, nous avons droit à une confrontation idéologique entre le médecin chef qui, bien que travaillant pour les nordistes, est plutôt en faveur de l’esclavage, et Mary qui refuse l’idée qu’on puisse soigner les confédérés alors qu’i s sont reçus à la même enseigne dans l’hôpital de fortune. On est un petit peu entre la série médicale et « Dowtown abbey » et on a plaisir à voir Josh Radnor sortir de son rôle de Ted dans « How I met your mother ». A voir.

Colony

Vous aimez les histoires compliquées, « Colony » est faite pour vous.

Je vais avoir du mal à vous faire un résumé pour ne pas casser la rythmique de l’épisode parce que, on ne comprend rien à ce qui se passe et le réalisateur joue énormément là dessus. C’est laborieux. J’ai bien du regarder trois fois l’introduction de l’épisode pour être sûr que je n’avais rien raté car je ne comprenais rien à ce qui se passait. Ce n’est pas inintéressant pour autant mais on commence à comprendre ce qui se passe après 1/2 heure et l’intrigue est réellement posée dans les 5 dernières minutes.

En gros, on est à Los Angeles, la ville a été colonisée et des personnes sont enlevées par des forces armées pour allée travailler de l’autre côté du mur à « l’usine ». La vie hors des murs n’est pas simple puisque, outre la menace armée qui pèse sur la ville, les habitants sont obligés de vivre du troc pour pouvoir se procurer des produits de première nécessité comme de l’insuline. Nous allons suivre Will Bowman, simple mécanicien, qui tente de passer le mur pour aller récupérer son fils, déporté à l’usine.

Une fois que les bases de la série sont posées, ça deviens intéressant. Nous allons suivre des histoire de résistances et collaboration, volontaire ou forcée, dans une Amérique colonisée par, on le suppose, une intelligence alien. C’est plutôt bien interprété et bien réalisé. Le côté SF de la chose passe principalement par la présence de drones futuristes. Seulement, notre premier épisode risque de rebuter pas mal de monde, du fait comme je le disais, du mal que l’on a au début à saisir les enjeux de la série.

Teachers

Pas beaucoup de comédie en ce début d’année. On va se rattraper avec « Teachers » sur TV land.

Les brutalités à l’école… C’est une chose qui n’existe pas réellement à l’école primaire de Fillmore. Seulement, la création, à la demande d’une des enseignantes, d’un programme pour lutter contre le bizutage va créer un problème là où il n’y en avait pas avant.

Difficile de vaire du neuf avec un sujet vu et revu comme l’enseignement, et pourtant… A l’origine, Teachers est une web-série créé par les six membres la troupe d’improvisation « The Katydids » qui vont écrire et interpréter son adaptation au petit écran. Nous avons droit à l’enseignante timide, la dépressive après une rupture survenue 14 mois plus tôt, l’imbue de sa personne, la traumatisée par sa propre scolarité, la bonne pâte, etc. Chacune va aborder le problème de l’épisode à sa manière et le résultat va être désastreux. Et c’est drôle. Pas forcément au début, il faut un petit peu de temps pour rentrer dans le bain, mais l’humour gagne en puissance au fur et à mesure de l’épisode. Les personnages sont bien campés et interprétés et, de plus, si ils s’avère difficile de tourner avec des enfants ceux présents ici jouent plutôt bien. On appréciera également en fin d’épisode l’apparition de Alison Brie (Mad Men, Community) qui fait partie des producteurs de la série. On sent bien que le sujet et l’humour ont été rodés sur Internet et du coup, on gagne beaucoup en rythme et en efficacité. A voir.

Second chance

Et si la mort n’était plus un obstacle? Seconde chance, débuté hier sur la Fox.

Nous sommes dans un futur proche. Jimmy Pritchard est un shérif à la retraite, qui a démissionné après avoir falsifié un dossier pour le bien de son enquête. Un soir, il surprend deux hommes en train de fouiller dans des dossiers dans l’appartement de son fils, agent du FBI. L’altercation tournera court et les deux hommes suicideront l’ancien agent de l’ordre. C’est la fin pour Jimmy? Non, car Mary et Otto Goodwin, les dirigeants de Looking Glass (firme fabriquant un genre de google glass en plus puissant) vont récupérer son corps à la morgue pour pratiquer des test médicaux dans le but de trouver un remède contre le cancer et le ramener à la vie.

Comme dans beaucoup de pilotes, on nous abreuve d’informations pour planter le décors. Le passé houleux de Jimmy et ses relations désastreuses avec sa descendance, son meurtre et le rapport que cela pourrait a voir avec d’anciennes affaires, le passé de surdoués des Goodwin et leurs empire technologique, ainsi que la maladie de Mary etc. Le pourquoi du comment de la résurrection de Jimmy est assez vite balayé par contre. En gros, on est dans l’homme qui valait 3 milliards. Mary est malade, Jimmy a une particularité génétique qui peut la sauver, nous avons la technologie alors banco. Par contre, pas de réelle explication quant au rajeunissement du cobaye ni pourquoi sa force a été décuplée par cinq. Et histoire de compliquer l’affaire et de l’obliger à retourner auprès des Goodwin, qui vont, argent et technologie à la clé, l’aider dans sa quête de justice, Jimmy est obligé d’aller toutes les 12h dans une cuve de régénération sinon, il va mourir pour de bon (et forcément, il va pousser le timing au maximum). Bref, un premier épisode un peu laborieux, mais plutôt bien interprété. Maintenant que le décors est planté, espérons que les scénarii gagnerons en efficacité par la suite.

Shadowhunters

ABC family change de nom et deviens « Freeform ». Pour fêter ça, une nouvelle série, « Shadowhunters », adapté des romans « The Mortal Instruments » de Cassandra Clare.

Clary Fray viens de fêter ses 18 ans. A cette occasion, sa mère va lui offrir une « stèle », genre de coupe papier avec des inscriptions étranges que Clay avait déjà retranscrit inconsciemment en dessin. C’est également ce jour que son destin va se révéler à elle. Elle commence à voir des personnes invisibles aux yeux de son entourage, les shadowhunters, qui œuvrent dans l’ombre pour combattre les démons.

Certains connaîtront peut être déjà l’intrigue puisque « The Mortal Instruments » a été adapté en film en 2013 avec Lily Collins. Entre révélations, magie, combat, alchimie, on a l’impression de se trouver à mi chemin entre Supernatural et Buffy (enfin, Buffy le film, lorsqu’elle découvre qu’elle est la tueuse…). L’épisode pilote se concentre bien évidemment sur la découverte de cet univers insoupçonné et nous présente le fil rouge de la saison: l’enlèvement de la mère de Clay, shadowhunter elle même, qui semble protéger une coupe sacrée et aurait ainsi trahie « le cercle ». Un inévitable triangle amoureux semble se dessiner d’emblée et on devine que Clay sera tiraillée entre le monde des humains et ce nouveau monde. Le premier épisode s’en sort donc pas trop mal, malgré des effets spéciaux un peu cheap, et devrait ravir les amateurs de Buffy … ou Twilight, selon comment la série évolue.

Shades of blue

Les ripoux avec Jennifer Lopez, c’est Sades of blue, débuté jeudi dernier sur NBC.

Harlee Santos fait partie d’une brigade policière corrompue de Brooklyn (maquillage de scène de crime, offre de protection à des truands, dessous de table et j’en passe). Seulement, ses activités vont finir par attirer l’attention du FBI qui va se servir d’elle pour faire tomber la brigade véreuse.

La série, produite par Jennifer Lopez, est ambitieuse, ne serait-ce que par son casting avec Ray Liotta dans le rôle de Matt Wozniak, le chef de la brigade, ou encore Drea de Matteo (Les Sopranos) dans celui de Tess Nazario. On a également droit à une bonne bande son avec, outre des chansons de J-Lo, une scène de course poursuite sur « The beautifull people » de Marilyn Manson. La série est loin d’être parfaite. On regrettera par exemple le manque d’expression faciales de Jennifer Lopez qui nous empêche quelque peu de rentrer dans le personnage, mais il est agréable de sortir du schéma du gentil flic et du méchant gangster.