Archives mensuelles : février 2016

Fuller house

Je redoutais le moment où je devrais critiquer ça, mais bon, ça y est « La fête à la maison » est de retour sur Netflix…

Je ne peux pas vraiment résumer le premier épisode étant donné qu’il n’y a pas vraiment d’histoire… C’est une succession de « Hey, t’as vu, je suis là aussi » suivi par une longue pause pour faire intervenir les rires enregistrés. La série commence réellement à partir de l’épisode 2 lorsque les anciens membres du cast ne sont plus que des guest.

Ce qu’il faut donc retenir du premier épisode pour pouvoir le zapper. D.J. Fuller a grandie et est maintenant une mère célibataire avec trois enfants: Jackson, 13 ans, Max, 7 ans et Tommy, nouveau né. Suite au décès de son maris, elle se retrouve seule pour élever tout se monde. Lors d’une réunion familiale, ses problèmes vont se résoudre. Elle va s’installer dans la maison de son enfance, son père et ses oncles déménageant, sa sœur Stéphanie et son amie d’enfance Kimmy Gibbler, maintenant mère de Ramona, 13 ans, vont emménager avec elle pour l’aider à s’occuper de la marmaille.

Passé donc ce premier insupportable épisode, la série, bien que pas très originale, est plutôt bien pour se vider la tête. On blague beaucoup sur l’absence des sœurs Olsen et sur le fait qu’ils soient encore quelque peu bloqués dans les années 80. Rien de bien original ici, mais la série reste plaisante pour les nostalgiques.

The night manager

Hugh Laurie est de retour au petit écran, et il est méchant… « The night manager » sur BBC One.

Jonathan Pine est concierge de nuit dans un hôtel de luxe du Caire. Nous sommes en 2011, au moment des insurrections en Égypte. Une cliente de l’hôtel, Sophie Alekan, va lui confier une copie de documents compromettants, impliquant un lourd trafique d’armes dirigé par Richard Roper, qui pourrait mettre à mal la révolution en cours. Jonathan parviens par de nombreux intermédiaires à faire parvenir ces documents auprès du MI6, au prix de la vie de Sophie… Quatre ans plus tard, Jonathan travaille désormais dans un hôtel de luxe Suisse et une nuit, Richard Roper vient séjourner dans son hôtel. Les souvenirs douloureux du meurtre de Sophie refont surface et le poussent à subtiliser des cartes à puce et les transmettre au MI6.

Nous sommes ici dans un James Bond, mais en version série. Tous les éléments sont présents: la femme fatale, le flegme britannique, le méchant de portée internationale, le dépaysement…  Nous avons droit à un casting quatre étoiles avec Hugh Laurie , parfait dans son rôle de méchant, Tom Hiddleston parfait en James Bond malgré lui et Olivia Colman (Broadchurch) en agent du MI6. Le rythme est plutôt lent mais ça sert plutôt bien le caractère flegmatique du personnage central. On a de nombreuses références à James Bond tout au long de l’épisode, comme par exemple le numéro de téléphone du MI6 qui n’est composé que de « 0 » et de « 7 ». La série part plutôt bien, reste à savoir comment ils vont justifier le fait que Jonathan Pine, recruté pour être agent secret, concierge d’hôtel de luxe de son état, va être amené à croiser sans cesse la route de Richard Roper sans cette mini-série en 6 épisodes.

La trêve

Direction la Belgique pour une série policière … à la TF1, « La trêve »

Nous sommes dans le petit village de  Heiderfeld, le corps de Driss Assani, jeune footballeur togolais, est retrouvé dans la rivière. Yoann Peeters est appelé à la rescousse pour enquêter sur cette noyade qui lui semble quelque peu suspecte.

A vouloir concurrencer les productions françaises, on fini par faire du TF1. Même rythme, même type de cadrages, même jeu d’acteurs froids qui semblent réciter leurs textes et empêchent toute immersion dans les personnages. On remplace les petites filles mortes par un footballeur et on obtient « la trêve ». On a un peu l’impression qu’on a pioché dans ce qui se faisaient de bien dans les autres fictions et qu’on a tout balancée un peu dans le désordre. Un générique à la « True detective », des nazis (même pas foutus de dessiner une croix gammée dans le bon sens), un flic divorcé qui retourne au pays, un village plein de secrets, un commissaire qui parasite l’enquête et j’en passe. On nous promet un « Broadchruch » Belge et on se retrouve avec un meli melo de tout ce qui passe en fiction policière, un peu dans le désordre et nous donne donc une série sans réelle personnalité. De plus, on nous mentionne la trêve en question, mais, ben, on ne nous dit pas ce que c’est… Dommage.

Filthy Rich

Direction la Nouvelle Zélande pour une série sur le pognon, « Filthy Rich » sur TVNZ2

John Truebridge, un milliardaire self made man des Auckland met fin a ses jours. trois semaines auparavant, il avait fait changer son testament léguant 51% de sa compagnie à ses trois enfants … illégitimes, Savannah, une fille intelligente obligée de faire du pôle dance pour vivre, Vader, un plouc de la campagne, et Joe, un sportif qui va apprendre à la lecture du testament qu’il a été adopté. Tout cela n’est évidemment pas au goût de la famille de John qui va tout faire pour écarter ces indésirables de l’héritage.

Bon, on est clairement dans du soap à la « Dallas ». Dans le premier épisode, Vader a un accident de voiture, se retrouve dans le coma et se fait remplacer au pied levé par un de ses potes fumeur d’herbe rigolote qui va se faire passer pour lui, John Junior (le fils légitime de John) va se taper Savannah à son club avant d’apprendre que c’est sa demi-soeur. Les personnages sont super clichés, strip-teaseuse, drogué, sportif, beau gosse tête à claque, belle mère froide et calculatrice, tante alcoolique et j’en passe. On se croiraient revenu dans « Dynastie ». Et pourtant, et ben ça fonctionne plutôt bien, voir même très bien. Les acteurs sont bons, la réalisation soignée, de même que l’écriture. On rentre très vie dans l’histoire et on prend très vite partie pour ces trois inconnus qui n’ont rien demandé à personne et qui voient la chance leurs sourire, même si ils flairent l’arnaque à plein nez. Et étrangement, on en redemande.

Love

Et une semaine après la St Valentin, nous avons droit à « Love » sur Netflix.

Nous allons commencer par suivre deux couples au bord de la rupture. Celui de Gus, enseignant à domicile pour une enfant star, qui vie une petite vie de couple rangée, mais qui se fait cocufier, et celui de Mickey, responsable de la programmation d’une radio locale, qui a une vie sexuelle plus … bestiale, mais dont le compagnon continue de vivre comme un gamin. Ces deux couples vont se séparer et Mickey et Gus vont vivre leurs vie de célibataire, n’imaginant pas que quelqu’un comme eux puisse être aimé, jusqu’à ce que le destin les réunissent un matin dans une supérette.

Cocréée par Judd Apatow et Paul Rus, la série se veut une anti-comédie romantique. On se veut anti-conformiste en crachant sur les classiques du genre (dans l’épisode 2, Gus se débarrasse de sa collection de film à l’eau de rose: Quand Harry rencontre Sally, Pretty Woman, Fashion Victime et… Homeland saison 3) mais pour le moment, rien que du classique. . On part sur une base de « les contraires s’attirent » et ces deux là vont se mettre en couple, plutôt par dépit, après s’être tournés autour. C’est pas les grands violons, mais ça reste de la comédie romantique pas très innovante au final. On est loin des autres séries s’exerçant au genre comme « Hello ladies », « Man seeking woman » ou « You’re the worst ». On a de bons acteurs avec Paul Rust et Gillian Jacobs dans les rôles titres, mais un gros problème de rythme. C’est tellement lent qu’ils ont réussis à rendre chiant une scène de plan à trois! Bref, ça sent le réchauffé, ça manque un peu d’humour, on s’y ennuie un peu (beaucoup) mais peut être que les amateurs du genre aimeront.

11.22.63

Après « Under the dome », c’est au tour de « 11.22.63 » de Stephen King d’être adapté en série.

Et si on avaient pu empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy? Robert Kennedy ne se serait pas présenté à la présidentielle et n’aurait pas été assassiné par Sirhan Sirhan en 1968. Johnson n’aurait pas dégradé les relations avec le Vietnam et il n’y aurait pas eu la guerre. Et si on disposaient d’un portail menant au 21 octobre 1960 et qui pourrait nous permettre d’empêcher tout ça? C’est ce que Jake Epping, enseignant et écrivain, va tenter de réaliser, mais gare à l’effet papillon.

Nous avons droit ici à l’explication la plus con possible pour justifier le voyage dans le temps. Al, un restaurateur chez qui Jake à ses habitudes, possède un restaurant dans lequel se trouve un placard menant au 21 octobre 1960. Après, on entre dans « un jour sans fin ». On atterris toujours le même jour à la même heure et à chaque voyage, les interactions liées au voyage précédent ont été effacées. Et quelque soit le temps écoulé dans le passé, seul deux minutes se sont écoulées dans le présent. Ensuite, les amateurs de SF le savent bien, le Temps n’aime pas trop être manipulé et va donc tenter d’éliminer Jake qui viens parasiter les années 60. Passé la connerie justifiant le voyage dans le temps (en mode « ne me demandez pas le pourquoi du comment, on s’en fout »), le pilote tiens plutôt bien la route. A la fin du pilote, Jake a épuisé les indications de Al pour enquêter sur Lee Harvey Oswald et se retrouve donc livré à lui même… et ne tardera pas à dévier de sa mission. James Franco est plutôt convainquant en voyageur temporel et l’action située dans les années 60 n’est pas sans nous rappeler « Retour vers le futur ». Bref, on a envie de voir la suite mais limite, il faudrait commencer par l’épisode 2.

Vinyl

Après « Sex&drugs&rock&roll » sur FX l’été dernier, nouvelle immersion dans les coulisses du Rock avec « Vinyl » sur HBO, créée par (excusez-moi du peu) Mick Jagger, Martin Scorsese, Rich Cohen et Terence Winter.

New York, 1973. American Company, le label du producteur Richie Finestra, est sur le point de se faire racheter par le groupe allemand Polygram. En mal de nouveau hits à son répertoire, il va tenter de trouver de nouveaux talents alors que le punk, le disco et le rap sont en train de naître.

Le projet à mis très longtemps à aboutir. A l’origine, Mick Jagger, après avoir vu « casino » de Scorsese, s’est lancé dans le projet d’un film retraçant l’histoire du rock des années 70. En 2010, HBO accepte le projet, mais il ne sera réellement lancé que l’an dernier. Et franchement, ça valait le coup d’attendre. La série s’ouvre sur un pilote de près de 2h, réalisé par Scorsese, Entre sexe, drogue et (bien sûr) Rock’n’roll, on voit grâce à de nombreux aller-retour dans le temps comment Finestra, passionné de musique dans les années 50 qui peine à lancer un ami bluesman, a pu laisser partir ses rêves pour l’argent, illustrant ainsi la fin du rock indépendant et l’émergence des majors. Niveau réalisation, on nous en met plein la vue et l’atmosphère des années 70, ne serait-ce que par les ambiances colorées, est très bien rendue. La bande son est bien choisie et nous retrace dans ce premier épisode 20 ans d’évolution de la musique du blues au punk. Reste à voir ce que ça donnera dans les prochains épisiodes sans Scorsese à la réalisation, mais « Vinyl » a de fortes chances de devenir un incontournable des semaines à venir. La diffusion en France, en VOST, commence ce soir sur OCS City.