Archives mensuelles : mars 2016

The path

Hulu continue a se placer en concurrence avec Netflix et Amazon pour la création de séries destinées à la VOD en s’offrant un casting trois étoiles pour « The path » qui nous plonge dans le monde des sectes.

Eddie Cleary et sa femme Sarah sont membre d’une secte appelée the path (le chemin) dirigée par son ami et supérieur Cal Roberts qui applique les concepts du Docteur Meyers, invisible gourou, « gardien de la lumière ». Suite à un voyage initiatique au Pérou, une vision de son frère va le mener à une révélation. Tout ce en quoi il croyait n’est que mensonge. Mais comment s’échapper de là alors que sa femme est encore endoctrinée?

Je suis assez partagé à propos de cette série. Tout d’abord, au niveau des points positifs, on a vraiment un très bon casting avec Aaron Paul, Hugh Dancy et Michelle Monaghan dans les rôles principaux. La série joue énormément sur les ambiances qui sont très bien maîtrisées, lourdes, pesantes. Mais on a du mal à voir la dangerosité de la secte. On passe beaucoup de temps à nous présenter la vie pleine de bonheur des « Meyeristes » qui suivent une doctrine plutôt simpliste (en gros, la fin du monde approche et il faut se libérer de ses fardeaux pour avancer vers un monde de lumière). Du coup, on a du mal à comprendre l’intensité de la révélation de Eddie Cleary vu que pour le moment, la communauté nous est montrée sous un jour plutôt positif. Je ne doute pas que tout cela nous sera expliqué au fur et à mesure que l’on avancera dans l’histoire, mais il en résulte un pilote plutôt bancal avec une histoire dont on a du mal à cerner les réels enjeux. La série promet d’être intéressante avec une réflexion sur la foi et ses dérives, mais, même si elle est portée par de bons acteurs, il va falloir assez rapidement qu’ils affinent la mise en scène de la secte sous peine de perdre leur auditoire.

Tandem

Tiens, une nouvelle série française. Et c’est … un polar! Bon, on est pas sur TF1 mais sur France 3, donc pas de petites filles mortes. Qu’est-ce qu’on a ici? Ah! Une bonne sœur, ça change.

Léa Soler viens d’être fraîchement mutée de la police de Lyon à celle de Montpellier. Pas même le temps de défaire ses bagages qu’elle est déjà appelé sur les lieux d’un meurtre, le corps d’une jeune femme a été retrouvé dans les bois environnants. Et pour compliquer le tout, son ex marris, en faction également à Montpellier, viens mettre son grain de sel dans l’enquête.

Bon, j’en ai marre de critiquer des polars à la française, c’est toujours la même chose, je ne sais pas pourquoi je continue à m’infliger ça. Je répondrai donc au vide de cette série par le vide de ma critique.

Maigret

Après Jean Richard, après Michael Gambon, après Bruno Cremer, qui va interpréter le célèbre inspecteur parisien? Ah tiens, Rowan Atkinson!

Paris, 1955. Dans le quartier de Montmartre, cinq femmes ont été assassinées au cours des six derniers mois. L’inspecteur Maigret peine à établir le profil du tueur et va donc lui tendre un piège, lui faisant croire via la presse qu’une personne a été appréhendée à sa place pour les meurtres qu’il a commis, le forçant à frapper de nouveau.

Lorsque l’on découvre le casting, avec Rowan Atkinson dans le rôle de Maigret, on croit d’abord à une blague. Mais il est étonnamment bon dans ce rôle à contre emploi. La réalisation est à l’image des romans de Simenon, on prend son temps, histoire de s’imprégner de l’intrigue, de l’atmosphère et surtout de la psychologie des personnages. Au final, on a un épisode quelque peu longuet, mais pouvait-il en être autrement? Mis a part cela, le Paris des années 50 est très bien rendu, avec une grande attention portée aux moindres détails. Pour le moment, seul un second épisode semble être prévu, l’adaptation du roman de 1948 « Maigret et son mort ». Espérons qu’il y en aura d’autres.

The catch

Shonda Rhimes est une machine au niveau des séries TV. rodée, efficace, calibré pour cartonner, mais au final quelque peu trop lisse. Après « Grey’s anathomy », « Private practice », « Scandal » ou encore « How to get away with murder », elle nous reviens en tant que productrice de « The catch » sur ABC.

Alice Vaughan est une détective privée de luxe, sur le point de se marier avec le beau Benjamin Jones. Elle mène une lutte sans fin contre un arnaqueur de haut vol, surnommé Mr X., qui ne cesse de lui échapper. Et son monde va s’écrouler lorsqu’elle va découvrir que son fiancé et Mr X. ne sont en fait qu’une seule et même personne…

La machine Shondaland est bien huilée. On retrouve ici tout ce qui a pu faire le succès de leurs séries précédentes: un rythme effréné, des décors et costumes chics, des personnages sexy, une femme forte avec un conflit amoureux, un staf brillant pour épauler le héros, et j’en passe. Mais la forme et l’écriture ont beau devenir stéréotypées à force de réutiliser la même formule, on ne peut que constater que ça marche toujours. La force des production de Shonda Rhimes repose surtout sur un casting impeccable avec une forte alchimie entre les personnages (ici interprétés par Mireille Enos et Peter Krause) et des dialogues finement ciselés. On entre de suite dans ce mélange entre « Ocean 11 » et « Attrape moi si tu peux » et on sait nous tenir en haleine. Faire du neuf avec du vieux en y plaquant la touche Shondaland, c’est peut être là la vraie arnaque de « The catch ». Mais tant que ça marche, pourquoi bouder son plaisir?

You, me, her

De la comédie romantique sur Audience Network avec « You, me, her » qui explore le monde merveilleux du … triolisme!

Jack et Emma sont un couple de quadra qui vivent dans la routine. Ils en arrivent à un point de leurs relation où ils n’arrivent plus à avoir de relations sexuelles. Sur les conseils d’un ami, Jack va engager une escort girl débutante, Izzy, juste pour pouvoir lâcher un peu la bride, se changer les idées. Seulement cela dérape quelque peu et il manque de coucher avec elle. Rongé par le remord, il se confesse auprès de sa femme qui, pour tenter de comprendre, va à son tour embaucher l’escort.

On est une nouvelle fois dans de l’anti rom-com avec cette fois, non pas deux personnes qui se mettent en couple par dépit, mais avec un couple installé qui va inviter une troisième personne dans leurs relation. L’épisode est à l’image de la relation entre Jack et Emma. Au début, c’est long, ennuyeux, déjà vu et puis, dès que le personnage de Izzy apparaît, cela deviens d’un coup plus attrayant, plus intéressant, un peu plus frais, bien que encore un peu maladroit. De plus, à partir du moment où elle entre en scène, comme sortie de nulle part (enfin si, d’un site d’escort), on se met à s’intéresser à elle qui souffre de son activité. C’est encore très conventionnel dans l’écriture et la réalisation, mais de bonnes choses en perspective.

Heartbeat

Après une petite semaine de « vacances » au niveau de mes critiques, je me retrouve avec pas mal de retard à rattraper. On commence tout de suite avec « Heartbeat » sur NBC qui veut nous prouver que le monde de la chirurgie cardiaque n’est pas qu’un milieu masculin.

Le docteur Alex Panttiere est un médecin d’exception, c’est la première femme a avoir pratiqué une transplantation cardiaque. De par ce fait, elle est devenue la personne que l’hôpital va mettre en avant pour son image (ou obtenir des subventions de fonds privés). Seulement, son tempérament fait qu’elle est amené à prendre des prises de risques inconsidérées pour sauver la vie de ses patients, ce qui n’est pas forcément du goût de la direction de l’établissement. Mais pour le Dr Panttiere, le vrai défi est de concilier vie professionnelle et vie privée et le retour de son mentor à l’hôpital n’est pas pour arranger les choses.

Le genre de la série médicale et ancien et à du mal à se renouveler (voir Pilote mag sur « Dr House », lien dans le premier commentaire). Il tiens généralement son intérêt soit de la variété des cas proposés (« Urgences », « Dr House »), soit du drama en trame de fond (« General Hospital »). Ici, notre héroïne ayant une spécialité médicale tellement pointue, c’est donc le drama qui va prendre le dessus. Et de ce côté là, c’est du vu et du revu. Le rythme lent lié aux intrigues amoureuses est malheureusement également utilisé pour les scènes d’actions médicale ce qui fait qu’on s’en désintéresse au final. On a de bonnes intentions au départ mais le résultat est plus que décevant. A oublier.

Bajillion Dollar Propertie$

Le monde de la real TV est plutôt scénarisé, alors pourquoi ne pas en scénariser une de A à Z?

Le monde de la vente d’appartement de luxe est impitoyable et lorsque le patron de l’une des plus grandes agences est à la recherche d’un nouveau bras-droit, la lutte entre les agents immobiliers à son service est impitoyable.

La série est une parodie d’émissions de real TV tel Million Dollar Listing ou Property Brothers. Avec tous ses personnages caricaturaux (l’autoritaire, l’accro aux réseaux sociaux, le fayot, le couple gay…) et sa la manière de filmer avec des apartés face cam’ et des plans hésitants rend bien tout l’aspect télé réalité au point que l’on se demande par moment si il s’agit bien d’une série. Le premier épisode se concentre sur la présentation des personnages et du fil rouge de la saison, mais l’humour est déjà bien au rendez-vous. On nous promet pas mal de guest. Une série qui peut être intéressante, pour peu que l’on s’intéresse un tant soi peu à la télé poubelle.

Crininal Minds: Beyond Borders

Quatre ans après l’échec du spin of « Criminal Minds: Suspect Behavior », CBS retente le coup avec « Crininal Minds: Beyond Borders ».

Que faire lorsque vous vous retrouvez dans la merde à l’étranger? Genre vous faire kidnapper en Thaïlande… Si vous êtes américain, le FBI interviens aussi à l’étranger.

Pas grand chose à raconter là dessus. C’est plutôt plat, on tire de vieilles ficelles qui ont fait leurs preuve mais qui ne nous surprennent ou captive plus vraiment. On a bien droit à un peu de dépaysement, mais la vision de l’étranger (la Thaïlande pour le premier épisode donc) est plutôt caricaturale, voir un poil raciste (en mode « nous comprenons vos coutumes indigènes mais tuer ces deux américaines n’est pas une bonne manière d’honorer vos morts »). Bref, pas grand intérêt.

Crowded

Les sitcoms familiales des années 80 ne sont pas mortes, vu que des années après, on continue à faire la même chose. La preuve avec « Crowded » sur NBC.

Lorsque les enfants quittent le nid, ce n’est pas un moment facile pour les parents. Lorsqu’ils décident de revenir, ce n’en est pas un non plus… Surtout quand les beaux-parents décident également de se taper l’incruste.

Rien de particulier à dire là dessus. Une sitcom basique, avec des rires enregistrés d’un bout à l’autre. De la punchline à foison pas drôle. Des personnages caricaturaux (le père sportif, une fille geek et l’autre extravertie, les grand-parents énervants qui se mêlent de tout, etc.) Cette série aurait pu être bien il y a 30 ans.