Archives mensuelles : avril 2016

Tomorrow, when the war began

« Tomorrow, when the war began », déjà mis à l’écran en 2010, est l’adaptation du roman « Apocalypse » de John Marsden, premier tome de la série littéraire « Tomorrow ». Et tout est dans le titre.

Huit adolescents se retrouvent pour aller faire de la randonnée en montagne, un avion passe, il fait beau, ils s’amusent, flirtent un peu, quelques avions passent, on se retrouve autour du feu de camps, on redécouvre des plaisirs simples, des avions, des avions, des avions, des avions, mais il est déjà temps de rentrer. A leurs retour, toutes les maisons sont vides, la guerre viens de commencer…

Je me doit de saluer le travail de mise en scène du réalisateur australien Brendan Maher sur ce premier épisode. A aucun moment,la guerre n’est montrée, on suit nos huit amis en escapade dans un décors idyllique, tout passe par la présence d’avions de plus en plus nombreux. Il faut attendre les 2/3 de l’épisode pour voir enfin se qui se passe. Il y a eu un gros travail sur la photographie. On est énormément sur les tons verts lors de leurs escapade dans la montagne, puis du jaune lorsque l’on découvre que toutes les habitations à leurs retour sont vides en enfin du bleu et du noir sur les scènes de guerre proprement dites en ville. A partir du moment de leurs retour, le rythme va commencer à s’accélérer et devenir de plus en plus haletant. On est pris dans l’action dès le début, bucolique au commencement, puis, même si on s’y attend de par le titre de la série, on arrive à ressentir tout de même un choc lorsque l’on voir le pays en guerre. Les moments passés avec eux dans l’insouciance de la montagne va faire qu’on va prendre le temps s’attacher aux personnages et qu’on va être totalement impliqués avec eux quand ils vont devoir se séparer dans la ville en guerre et devoir commencer à se battre pour s’échapper. La première saison comportera 6 épisodes retraçant les événements du premier des sept romans de John Marsden publiés dans les années 90. Très bien interprété, superbement réalisé, espérons que la série continue sur cette lancée.

Witless

Faire de l’humour sur la protection de témoin, c’est le challenge que s’est donnée la BBC avec « Witless ».

Leanne et Rhona sont deux femmes colocataires vivant à Bristol. Un soir, après qu’elles se soient disputées, elles vont être les témoin d’un meurtre. La police va les mettre dans le programme de protection des témoins. Nouvelle ville, nouvelle identité, nouvelle vie.

La série est plutôt plaisante sans être franchement drôle. L’humour est porté sur l’incomparabilité de caractère entre nos deux protagonistes, l’une stricte et l’autre exubérante. Il est également amusant de les voir mettre en application les conseils d’une vieille VHS éducative pour tester leurs nouvelle identité ou de suivre les deux adolescents losers qui ont été embauchés pour se lance à leurs trousse et les descendre. La série s’inspire beaucoup de « The wrong mans » diffusée en 2013/14 sur la BBC2 et tente d’en donner une version féminine… sans en arriver au niveau. Le premier épisode est disponible depuis vendredi sur le site de la BBC3 avant son lancement officiel sur la BBC one le 29 avril.

Time traveling bong

La drogue c’est mal m’voyez! Bon, sauf quand tu as un bang qui te permet de voyager dans le temps…

Sharee et Jeff sont deux cousins qui vivent en collocation et ont une vie quelque peu merdique. Un soir, alors qu’ils sont partis en quête de bouffe, ils voient deux personne habillées dans un style futuriste apparaître devant eux et … se faire percuter par une camionnette. Dans les buissons, ils découvrent un bang avec des inscriptions en chinois. Si tu te colle une douille avec le bang, tu voyage dans le temps. Si tu t’en colle une seconde, tu reviens à ton époque. Seulement, arrivés en 1691 à Salem, Sharee va être arrêtée pour sorcellerie, Jeff lui, traité comme un roi et le bang cassé. Comment vont-ils faire pour retourner à leurs époque?

Pour moi, c’est la bonne surprise de cette fin de semaine. Mini-série en trois épisodes (diffusés entre le 20 et 22 sur Comedy central), créé par les deux acteurs principaux, Paul W. Downs, et Lucia Aniello, épaulés par Ilana Glazer, la série est vraiment drôle. On va nous balader à Salem, à la préhistoire, dans la Grèce antique, en 1963 à la rencontre du jeune Mickael Jackson ou encore dans un futur où toute vie végétale est interdite. Quelque soit l’époques, Sharee va constater que la condition de la femme y est déplorable et Jeff que, ben…, il ne peux pas se masturber sans film porno. On pense pas mal à la série anglaise « Tripped », genre également de « Sliders » sous weed, mais ici le problème de double de dimensions parallèles en moins. Bref, la série se regarde assez vite (3 épisodes de 20 minutes) et on se marre bien pendant cette petite heure de sex & drugs & time travel.

Containment

Et si la ville d’Atlanta était touchée par une attaque bactériologique? C’est le postula de base de « Containment », la nouvelle série de Julie Plec (The Vampire Diaries), diffusée depuis le 19 avril sur the CW.

Un jeune Syrien, semblant atteint d’une simple grippe, est admis à un hôpital de Atlanta. 13 jours plus tard, le chaos règne sur la ville et ce, malgré le cordon sanitaire très vite installé par le CDC et les autorités locales, coupant la ville en deux.

« Containment » est l’adaptation d’une série Belge, « Cordon », diffusée depuis 2014 sur la chaîne flamande VTM dans laquelle la ville de Antwerp doit faire face à la propagation rapide d’un virus. Si la série est une réussite, qu’en est-il de son remake américain? Et bien, c’est compliqué. Pour nous plonger directement dans l’action, on nous présente en ouverture et conclusion d’épisode des scènes de chaos 13 jours après le début de l’épidémie. Une fois notre attention captée, on va traîner en longueur (alors que le virus est très virulent) pour nous présenter un trop grand nombre de personnages qui vont pour la plupart se retrouver séparés par la zone de quarantaine, ce qui fait que, au final, on n’arrive à s’attacher à aucun d’entre eux et qu’on se désintéresse des intrigues secondaires vu qu’elles sont justes survolées. Les acteurs ne sont pas mauvais en soit, mais ne sont pas bons non plus, et vu le temps d’attention qu’on leurs donne, il n’y en a pas vraiment qui se détachent du lot, tant il y a de protagonistes. Quatre groupes de protagonistes semblent se distinguer, les médecins, les policiers, les dirigeants, le CDC en tête, qui vont tenter de gérer l’épidémie, et les civils qui ne doivent pas céder à la panique. Au final, on se retrouve avec un espèce de mélange maladroit entre la première saison de « Helix » et « Fear te walking dead » avec en prime la menace terroriste et on a du mal à prendre cette série au sérieux. Tournez-vous plutôt vers l’original Belge.

I want my wife back

Plongez dans la crise de la quarantaine sur la BBC avec « I want my wife back ».

Murray est un homme entièrement dévoué à son travail à la banque, au point que, tellement accaparé par son boulot il en arrive à délaisser sa femme et lui pose lapins sur lapins. Cette dernière, à bout, décide de le quitter le jour de ses quarante ans après que son marris ai annulé un énième rendez-vous amoureux. Seulement, la rupture ne va pas être si facile à mettre en place que ça.

On a doit ici à une comédie romantique gentillette, un peu déjà vue, sur la lassitude du couple. On flirte avec l’humour sans vraiment être drôle. Murray va apprendre par une amie, alors qu’il organise pour le soir même une fête surprise pour l’anniversaire de sa femme que celle ci viens de le quitter et dès lors, le rythme s’accélère, les situations s’enchaînent un peu trop vite et donne un résultat final un peu brouillon. Les personnages secondaires sont un peu clichés (la meilleur amie qui ne peux pas tenir sa langue, les beaux-parents intrusifs, le collègue qui trompe sa femme, etc.). Au final on décroche devant les enchaînement trop rapides alors que l’on a qu’une seule envie, comme notre héros, qu’ils puissent se poser tranquillement et discuter pour avancer.

The five

Une nouvelle série sur des enfants disparus avec « The five » sur Sky1.

Quatre enfants décident d’aller faire un tour dans les bois. Seulement Mark doit se coltiner son petit frère Jesse. Ils vont à un moment lui demander de rentrer chez lui, afin d’être tranquille … et Jesse n’arrivera jamais à la maison. 20 ans plus tard les enfants ont grandis, mais les cicatrices ne se sont toujours pas refermées. L’un d’entre eux, devenu policier, enquête sur le meurtre d’une prostituée et l’ADN du petit frère disparu est retrouvé sur les lieux du crime.

The five est l’oeuvre de l’écrivain Harlan Coben. Le sujet d’enfant disparu qui réaparaissent a pas mal été traité ces derniers temps (Thirteen, The family), mais celle-ci l’aborde différemment. Pas de retour de Jesse dans notre épisode pilote, ce qui fait que beaucoup de questionnement vont rester. Était-ce bien son ADN qui a été retrouvé sur la scène du crime? Est-il bien toujours vivant? Et si oui, était-il client ou le meurtrier? On utilise bien sûr quelque flash-back, mais pas pour donner des éclaircissements sur les circonstances de sa disparition, plus sous forme vraiment de flashs pour montrer que le souvenir de Jesse continue de hanter nos quatre protagonistes. On rentre facilement dans l’histoire et Harlan Coben nous promet non pas un gros twist final pas bien au moins une surprise par épisodes (au point que le script a été le plus longtemps possible caché aux acteurs). A voir.

Kong, king of the apes

Quand Netflix veut rafraîchir l’histoire de King Kong pour la proposer à un jeune public, ça donne « Kong, king of the apes », sur… eh bien, Netflix.

Nous sommes en 2050. De nombreuses espèces animales ont disparu ou sont en voie d’extinction. Deux frères jumeaux et leur père scientifique receuillent et élèvent un bébé gorille pourchassé par des braconniers. Ceui-ci grandit bien vite pour prendre des proportions gigantesques (sans qu’on sache bien pourquoi). Seulement, l’un des deux frères déteste Kong et voue une passion étrange à la construction de dinosaures robotisés, encouragé en cela par le père, gentil mais franchement peu doué quand à l’éducation de ses enfants… Donc, pour faire vite : le temps passe, le père décéde, non sans avoir créé une réserve naturelle/parc d’attraction sur l’île d’alcatraz ou les gens peuvent admirer Kong et les robots dinosaures du jeune psychopathe. Celui-ci en profite pour tenter de prendre le contrôle total du parc et faire accuser Kong d’un crime qu’il n’a pas commis pur se débarasser de lui, forçant son frère bon, généreux et amoureux de la nature à fuir et cacher son encombrant ami dans une base secrète en plein coeur de la forêt amazonienne.

Je ne vous résume là que les grandes lignes du très(trop) long pilote d’1h25. La série semble vouloir nous abreuver d’un grand nombre de détails et de personnages secondaires pour habiller ce qui fait le cœur de son sujet : les combats entre Kong et les dinosaures robotisés du maléfique scientifique monomaniaque, calculateur et s’étant rajouté des membres de cyborg avec un œil brillant d’une lumière rouge à la terminator. Vous avez compris qui était le méchant ?

Bon, cette série est pleine de bonnes intentions, mais son propos est trop confus, sa technique n’est pas à la hauteur des ténors actuels du genre, « Star wars Rebels », par exemple, et les combats sont peut-être un peu trop violents pour le jeune public qui pourrait pourtant être séduit par les mimiques de Kong, absolument adorable, héroïque et désarmant de gentillesse. Vous avez compris qui étaient les gentils ?

Je me dois d’évoquer l’aspect pseudo-interactif de la présentation : en regardant les épisodes, on « débloque » des « combats » ou Kong devra affronter des adversaires de plus en plus forts… Mais il s’agit de simples vidéos, dignes d’un bonus DVD, résumant en quelques minutes ce qu’on a laborieusement fait durer beaucoup plus longtemps : « Kong fait la bagarre et détruit des dinosaures robots ». Bref, une série d’animation un peu bancale, que je ne vous recommande pas parce qu’il y a beaucoup mieux, même sur Netflix.

Game of silence

Lourd passé et grosses ficelles dans cette adaptation d’adaptation d’adaptation, « Game of sielnce », débuté le 12 avril sur NBC.

Jackson Brooks, un avocat en pleine ascension. Seulement, son passé n’est pas tout lisse. Enfant, avec ses amis, il a accidentellement tué une automobiliste et à pour cela purgé avec eux une peine de 9 mois de prison dans un centre pour jeunes délinquants. 25 ans ont passés depuis, ils se sont perdus de vue et ont fait leurs vie de leurs côté. Mais le passé finit toujours par ressurgir.

Lourds secrets, trouble passé, grands sentiments, traumatismes, tous les ingrédients sont présents dans cette série calibrée pour cartonner. L’histoire peut vous sembler familière puisqu’il s’agit à l’origine d’un livre de Lorenzo Caracterra, porté à l’écran en 1997 par Barry Sonnenfeld (Sleepers), et déjà adapté une première fois en série en Turquie (Suskunlar). La recette a donc déjà fait ses preuves… La série joue beaucoup sur les non-dits et les flash-back pour dévoiler au fur et à mesure les traumatismes de nos protagonistes (l’accident de voiture, des maltraitances durant leurs séjour en prison). Seulement, on ne fait que survoler tout cet aspect psychologique pour se concentrer sur l’envie de vengeance de nos héros. On a au final une série avec une réalisation trop lise, qui, à force d’aller-retours, manque de clarté et repose sur des ficelles que l’on voit venir de loin. Tournez-vous donc plus vers les anciennes adaptations ou le bouquin, ça vaudra mieux.

Hunters

On continue à rattraper le retard avec de la chasse à l’Alien. « Hunters » sur Syfy, débuté le 11 avril.

Flynn Carroll est agent du FBI, et vie une vie de famille plutôt calme avec sa femme et la fille d’un ancien collègue, mort au combat. Seulement, sa femme, simple professeur de piano, va se faire kidnapper par … des aliens. Ils vivent en effet parmi nous et nous ressemble beaucoup, même si ils ont un métabolisme totalement différent du notre. Flynn va donc se lancer à la recherche de sa femme et va être recruté par l’ETU (Exo-Terrorism Unit) qui lutte conre la menace terroriste extra-terrestre.

Bon, ça manque de rythme, les acteurs sont mauvais et jouent tous avec un balais dans le cul, c’est brouillon, on a des bruits de Predator à tout bout de champ, les personnages sont mal développés… Bref, pour moi, c’est mauvais. On se retrouve avec un espèce de sous « V » (pas l’original hein, le remake de 2009), mais en raté.