Archives mensuelles : mai 2016

Roots

Sortie hier pour le Memorial Day, History Channel nous propose un remake de la mini-série « Roots » sortie en 1977, elle même basée sur le roman de Alex Haley « Roots: The Saga of an American Family » publié en 1976.

La série se composant de 4 épisodes de deux heures environ, ce serait un peu trop long de vous en faire un résumé. Nous allons tout au long de ces huit heures suivre Kunta Kinte, jeune africain né à Juffure en 1750 qui va être capturé par d’autres africains et vendu comme esclave aux Anglais. Il arriverra à Annapolis dans le Maryland en juin 1767, 87 jours après sa capture et sera vendu à un producteur terrien. Mais l’histoire ne s’arrète pas avec lui puisque nous allons dans les épisodes suivants, suivre la vie d’un de ses descendants, Kizzy dans l’épisode 2, Chicken Georgele troisième et Tom dans le dernier, retraçant ainsi l’évolution de la condition noire aux États-Unis.

Les images sont fortes, on passe de l’insouciance de sa vie africaine à la violence de sa capture, l’horreur de la traversée et de la répression de la révolte des esclaves à bord, sans parler des scènes à la plantation. On oublie complètement le temps passé devant l’épisode tellement on est pris par l’histoire. Si vous n’avez pas vu la série originelle, n’hésitez pas à vous plonger dans ce remake.

Private Eyes

On reste au Canada avec une série qui va nous plonger dans le monde merveilleux des enquêtes sur … le hockey! (Ben oui, on est au Canada…)

Matt Shade est un ancien joueur de hockey professionnel qui encadre maintenant de jeunes espoirs. Cory, l’un d’entre eux, va s’effondrer sur la glace au cours d’un match. A l’hôpital, on va trouver dans son organisme des traces de produits dopants, chose impossible puisque Cory a des problèmes cardiaques et que toute prise de ce genre de substances pourrait le tuer. Quelqu’un l’a donc empoisonné? Mais qui? C’est ce que Matt, aidé par la détective privée Angie Everett va tenter de découvrir.

Basée sur le roman de Gare Joyce « The code », la série ne brille pas par son originalité. Encore un consultant de la police qui va mettre sa célébrité et son savoir du terrain au service des forces de l’ordre (enfin, d’une privée dans notre cas). On est vraiment dans un sous « Castle ». Ça cabotine, nos deux héros dragouillent un petit peu… seulement l’univers de la série me semble quelque peu limité. Si on a plaisir à retrouver Jason Priestley qui interprétait Brandon dans « Beverly Hills », ça s’arrête à peu près là. C’est du vu et revu, avec une réalisation classique, qui ne prend pas de grand risques.

St-Nickel

Peu de productions Québécoises. Unis TV tente sa chance avec sa première série originale, « St Nickel », qui mélange strip-tease, vie de famille et vierge Marie.

Le quotidien de Nicole Martel est plutôt chargé, mère de famille le jour et strip-teaseuse la nuit au St Nickel, la boite chaude de Sudbury. Après une descente de flics dans le clubs (et qu’elle ai avalé un joint pour planquer les restes de drogue présents dans les loges), la vierge Marie va commencer à lui apparaître. Une aide inespérée alors que la ville décide de se mobiliser pour faire fermer le club.

Notre épisode pilote est plutôt lent et s’attarde à nous présenter les protagonistes plutôt que de faire démarrer l’intrigue. Avec une sœur enseignante alcoolique qui se tape un de ses élèves, un fils aîné qui fait sa crise d’adolescence et décide de partir à la recherche de son père biologique (dont on devine l’identité en 5 minutes), un frère aspirant médium qui collectionne les riches hommes mariés et un compagnon chauffeur de taxi qui préfère regarder le foot que de s’occuper de son fils, le benjamin de la famille, Nicole est le seul personnage qui semble avoir la tête sur les épaules. Le personnage de la Vierge n’est pas inintéressant. Elle est plutôt décontractée, rigolote et surtout ne juge pas Nicole sur son activité professionnelle. Elle casse quelque peu l’image canonique de la Madone avec ses chaussures rouges à paillettes et son nail art. Bref, on a une galerie de personnages intéressants, malheureusement desservie par une narration qui se traîne. On a du mal à accrocher sans but pour nos protagonistes. Toutefois, cette mini-série en 6 épisodes mérite qu’on lui laisse une chance.

Preacher

Le comics de Garth Ennis et Steve Dillon était réputé inadaptable, plusieurs s’y sont cassés les dents mais Seth Rogen, Evan Goldberg et Sam Catlin ont relevés le défi pour AMC.

Jesse Custer est un piètre pasteur, revenu dans sa ville natale Annville au Texas pour se ressourcer et échapper quelque peu à son passé. Mais c’était sans compter le retour de Tulip, son ex et une entité extra-terrestre écrasée en Afrique.

Au final, c’est très très librement adapté du comics. Pas de road trip ici, mais une série qui s’annonce comme sédentaire, centrée sur la petite ville d’Annville. L’humour est encore très en retenue comparé au matériel d’origine et la série prend son temps pour nous introduire les personnages: Tulip, l’ex devenue tueuse à gage, Cassidy, le vampire Irlandais, et Assface, gamin au visage défiguré après avoir voulu se suicider à la Kurt Cobain. Par contre, si le ton de la BD n’est pas encore là, la violence, elle, est au rendez-vous. On a droit à plusieurs scènes de baston, plutôt bien chorégraphiées, pour introduire nos personnages. Donc, un conseil, pour aborder cette série, oubliez la BD et là, vous pourrez l’apprécier pleinement. Car mine de rien, le pilote est plutôt bien construit et, même si on attend qu’ils passent la seconde au niveau du rythme (il faut attendre la fin de l’épisode pour que le surnaturel rapidement évoqué en début d’épisode fasse réellement son apparition,mais je ne vous en dit pas plus) on rentre facilement dans l’histoire et on s’attache vite aux personnages. Bref, une longue introduction d’une heure pour une série qui semble prometteuse, enfin, si on est pas un puriste du comics original.

Love, Nina

Balancez une petite provinciale inexpérimentée chez des bourgeois et regardez ce qui va se passer… C’est un peu le point de départ de « Love, Nina » sur BBC One.

Nous sommes en 1982, Nina Stibbe, tout juste arrivée sur Londres, viens postuler comme nourrice pour la famille de l’éditrice Mary-Kay Wilmers. Tout d’abord recalée par les enfants, elle sera finalement engagée et intégrera la vie de cette famille.

La mini-série est adaptée du roman autobiographique « Love, Nina: A nanny writes home ». Elle est à la fois amusante et touchante. On rentre très vite dans la vie de Nina et de la famille Wilmers. Nina va se retrouvée confrontée à un monde qui lui est alors totalement inconnu, celui des intellectuels (éditeurs, écrivains, réalisateurs, académiciens…) qui vivaient alors à Gloucester Crescent, et à leurs petits caprices et excentricités. Faye Marsay (Games of throne) interprète à merveille cette nourrice hors norme dans cette série un peu décalée. A voir.

Lady Dynamite

Les nouvelles séries se font plus rares en cette période, mais on a tout de même quelques nouveautés, comme « Lady dynamite » sur Netflix.

Maria Bamford est une comédienne de stand-up en pleine dépression qui, épaulée par ses deux meilleurs amies, Dagmar et Marissa, elle va tenter de remonter la pente et de relancer sa carrière.

Cette comédie sur le break-down est inspirée par la vie de l’actrice principale Maria Bamford qui, bien que peu connue chez nous, est une star du stand-up aux États-Unis. La série est tournée sous forme de mockumentary sur tout le système Hollywoodien avec donc beaucoup de parodies. Personnellement, j’ai assez peu accroché à l’humour absurde, mais j’ai toutefois aimé voir les acteurs briser le quatrième mur pour sortir de leurs rôle et conseiller Maria sur ce quelle doit faire où non dans sa série (même si le procédé est un peu trop utilisé et en deviens lassant). Beaucoup de choses mal exploitées dans notre pilote donc qui ne m’a pas forcément donné envie de voir la suite.

Nécroséries 2015-2016

Updates:
– Fox: « Rosewood » et « Scream Queens » renewed
« Houdini and Doyles », fate to be determined
– NBC: « The Carmichael Show » et « The Biggest Loser » renewed
– The CW: « The Vampire Diaries » fate to be determined if season 8 next year would be the last
– CBS: « Limitless », « Rush hour » canceled
– Showtime: « House of Lies » canceled
– A&E: « Damien » canceled
– Comedy central: « Another period » renewed
– FX: « The Americans » renewed
– BBC2: « Peaky Blinders » renewed
– Lifetime: « Project runaway » renewed

Wolf Creek

Adaptation des deux films éponymes, « Wolf Creek » nous plonge à la poursuite d’un serial killer australien.

La famille américaine Thorogood profite calmement de ses vacances en Australie lorsque le plus jeune va se faire attaquer par un crocodile alors qu’il se baignait. Fort heureusement pour lui, un chasseur qui passait par là va abattre la bête. Au coin du feu, on remercie l’inconnu, on discute armes et différences culturelles, lorsque, sans crier gare, le braconnier va décimer toute la famille. Seule rescapée, la jeune Eve est recueillie par la police qui se montre plutôt inefficace dans les moyens mis en oeuvre pour retrouver le meurtrier. Elle décide donc de prendre les chose en main et de se lancer à sa poursuite pour venger sa famille.

Je n’ai pas vu les deux films dont est tiré la série, j’ai donc été vraiment surpris au moment où Mick Taylor (incarné par John Jarratt qui reprend le rôle qu’il interprétait dans les films) va décimer la famille. Le réalisateur ne fait pas dans la dentelle. On est dans cette scène limite dans un slasher. Et le mélange entre horreur et thriller fonctionne plutôt bien. Toute la partie avec la police est plutôt longuette comparée au rythme du début d’épisode, mais ça se justifie par le temps qu’il faut à Eve pour surmonter son trauma et qu’elle décide de passer à l’action. Bonne réalisation, bonne interprétation, la série semble prometteuse.

Mum

Il y a des séries où, après visionnage, on ne sait pas trop quoi penser. C’est le cas de « Mum » sur la BBC2.

Cathy s’apprête à enterrer son défunt maris. La famille et les proches se réunissent chez elle avant d’aller au crématorium. L’occasion pour nous de découvrir tous ces personnages hauts en couleur.

La série est tournée comme une tranche de vie, ce qui fait que l’on ne sait pas trop comment se positionner devant les différentes situations. Doit-on rire ou être gênés, voir atterrés devant la stupidité de Kelly, la nouvelle petite amie de Jason qui met continuellement les pieds dans le plat. Comment réagir devant les beaux parents de Cathy qui n’ont plus toutes leurs facultés. C’est un drame ou une comédie? Et surtout, où est-ce que l’on veut nous emmener? Bref, un pilote un peu longuet qui tente de nous faire sourire dans un moment tragique sans vraiment y arriver.

Submission

Qu’est-ce qui fait vendre? Le cul. Qu’est-ce qui marche dans le cul ces temps-ce? Le SM soft à la 50 nuances de Grey.

Ashley s’emmerde dans son couple. Son compagnon ne l’a jamais faite jouir. Elle préfère s’évader à travers des romans érotiques tel « Slave » de Nolan Keats. Elle fini par quitter son compagnon pour aller s’installer chez une amie Elle prend ainsi un nouveau départ à la découverte de son corps et de plaisirs que la morale réprouve.

Je sais, mon résumé ressemble à celui d’un mauvais téléfilm érotique de la TNT, mais la série aussi. Elle aurait pu être subversive, mettre en avant des femmes fortes qui, même si elles aiment être dominées, gardent tout de même le pouvoir et le contrôle, aller plus profondément dans l’univers du SM et puis non. On enchaîne des scènes de cul sans réel intérêt, que ce soit érotique ou narratif. Du coup l’histoire, passez-moi l’expression, on s’en branle. Il y aurait eu des choses bien à faire sur cet univers et la découverte de sa réelle personnalité, ainsi que sur la sexualité au féminin, mais rien de tout ça. On survole le sujet.