Archives mensuelles : juin 2016

Greenleaf

Il y a des séries pour lesquelles j’ai pas envie de regarder le pilote, je ne le sent pas. Du coup, je laisse traîner. C’est le cas pour « Greenleaf » sorti il y a une semaine sur OWN.

Grace Greenleaf retourne en compagnie de sa fille dans la propriété familiale pour rendre un dernier hommage à sa sœur qui viens de se suicider. Mais les retrouvailles familiales ne vont pas se faire dans la joie. Elle est en effet considérée comme étant un mouton noir,en grande partie car elle semble avoir perdue la foi. Son arrivée va réveiller des tensions et des secrets familiaux.

Bon, mes craintes se sont confirmées… Pourtant, la série a été créée par Craig Wright qui avait travaillé sur « Six Feet Under » et créé « Dirty sexy money » et on a la présence de Keith David. Mais bon… Tout d’abord, on va replacer le contexte de la chaîne. OWN est une chaîne appartenant à la superstar de la télévision Oprah Winfrey (qui va au passage s’offrir un rôle dans la série) et va donc avoir un public très ciblé, la ménagère catholique afro-américaine amatrice de soap et d’émissions de talk show grand spectacle. Tu coup, le patriarche de la famille Greenleaf est prêcheur dans une méga-church et il n’y a qu’un seul sujet de discussion: la bible. Si c’est pas trop mal joué, il n’y a aucune histoire. On essaie de tendre vers du Shonda Rhimes, mais sans placer le moindre fil rouge à la série. Les personnages sont tellement imbus de leurs personne, superficiels et égoïstes qu’ils en deviennent tous insupportables, les dialogues sont creux et durent des plombes, la réalisation est molle, c’est surjoué et j’en passe. J’ai eu l’impression de me retrouver face à un clip de propagande catholique. Passez votre chemin, il n’y a rien à voir.

Queen of the south

L’ascension d’une femme jusqu’à la tête d’un cartel, c’est « Queen of the south » sur USA Network.

Teresa Mendosa est partie de rien pour arriver aux sommets. Prostituée, elle sera sauvée du trottoir par Güero, dealer de cocaïne, qui va devenir son petit amis. Seulement, après le meurtre de ce dernier qui avait essayer de doubler son parrain, elle va se retrouver avec la mafia à ses trousses,cherchant à la faire disparaître.

La série est une adaptation de la telenovella « La Reina del sur », elle-même tirée du roman éponyme d’Arturo Pérez-Reverte. Notre pilote s’ouvre sur notre héroïne en pleine gloire et … sur sa mort. Cette vision de son futur reviendra pour la guider dans ses choix lorsqu’elle sera en mauvaise posture. La série commence doucement, mais après l’assassinat de Güero les choses vont s’accélérer et on va être pris, voulant savoir à tout prix comment Teresa va sauver sa peaux. Après, la série à pas mal de défauts, des accents latins poussés au maximum, un peu trop de musique latino, on a même droit à des extraits de « Scarface »… mais bon, mis à part ce côté un peu cliché, on est vraiment pris par l’histoire et on en redemande.

American Gothic

Lorsque les secrets de famille remontent à la surface, c’est « American Gothic » sur CBS.

Entre 1999 et 2002, la ville de Boston a tremblée au rythme des meurtres perpétrés par « le tueur à la ceinture d’argent ». Un éboulement sous un pont va relancer l’affaire avec la découverte de la fameuse ceinture prise dans le béton. Nous allons suivre une famille médiatique plutôt hétéroclite qui va, suite à la découverte de petites cloches en argent similaires à celles déposées par le tueur dans leurs garage, soupçonné leurs père d’être le tueur en série.

L’histoire semble être bien, mais qu’est-ce que c’est mal joué… On a l’impression qu’ils récitent tous leurs texte, aucune intonations, aucun sentiment… On tombe très rapidement dans le soap avec le retour du frère qui avait quitté la maison, les accusations et suspicions et j’en passe. Même Antony Starr (Banshee) n’est pas convainquant. Ça semblait bien sur le papier, mais la réalisation ne suit pas.

Irresponsable

OCS signature continue de miser sur des séries originales avec « Irresponsable ».

Julien a 31 ans, il est chômeur et est retourné vivre chez sa mère. Cette dernière va lui arranger un rendez-vous dans un collège pour qu’il devienne pion, seulement, en attendant son entretiens, il va fumer des joints derrière l’établissement et va rencontrer Jacques, un élève a qui il va donner son numéro pour récupérer du shit. Son entretiens raté, il va tomber sur Julie, son amour de jeunesse devenue prof, qui lui apprendra qu’elle a eu un enfant de lui il y a 15 ans et que c’est la raison pour laquelle elle avait fuie.

C’est pas souvent que je dis du bien de fictions françaises, mais celle là sort un peu du lot. C’est un peu comme si « Tanguy » découvrait qu’il était père. Julien est l’adulescent dans toute sa splendeur. Branleur, fumeur de joint, qui répond à sa mère (laquelle le traite comme si il avait encore 15 ans). Il va tenter tant bien que mal de tisser des liens avec Jacques … en lui achetant su shit. La série est plutôt bien dosée entre drame et comédie. On rentre très vite dans l’histoire et on s’attache rapidement aux personnages. Bref, très bonne réalisation et écriture et un regard plutôt juste sur la génération de trentenaires actuelle.

Uncle Buck

Tentative laborieuse de remake sériel du film éponyme sur ABC, Uncle Buck.

Buck est dans une mauvaise passe. Sans boulot, dans une relation compliquée, il préfère passer son temps à s’amuser plutôt que de se reprendre en main. Son frère va l’appeler pour qu’il vienne garder ses enfants pendant un voyage d’affaire et le résultat va s’avérer … catastrophique.

Mouais… c’est rigolo, mais sans plus. Les blagues sont quelque peu datées ce qui fait qu’on ne les retiens même pas. Si le personnage de Buck peut sembler sympathique aux premiers abords avec son côté insouciant, bordélique et un peu rock’n’roll, on s’en lasse très vite. Pareil pour les gamins coincés qui vont découvrir la vie en compagnie de leurs oncle. Un épisode aussitôt vu, aussitôt oublié.

Wrecked

Kolanta tel que ça devrait être, c’est Wrecked sur TBS.

Owen est le pire steward possible. Seulement, les choses vont devoir changer, surtout après le crash de son vol. Fort heureusement, l’accident n’a pas fait de nombreuses victimes mais ils sont coincés sur une île déserte et trois jours plus trad, les secours ne viennent toujours pas.

Que dire à part que c’est con, très con. Dès le premier épisode, ils bousillent toutes leurs chances de survie et, plutôt que de se rassembler et faire face contre l’environnement hostile, ils préfèrent piller le mini-bar qui n’a pas été endommagé dans le crash. On va bien entendu avoir droit à pas mal de blagues sur Lost et on passe franchement un bon moment. A voir.

Guilt

Beuveries, sexe et meurtre, c’est le cocktail estival proposé par Freeform avec « Guilt ».

Après une soirée de débauche qui se terminera pour Grace par du sexe avec son petit ami sur le toit de sa résidence, la jeune étudiante va découvrir au matin le corps de sa colocataire, sauvagement assassinée. Les soupçons de la police se tournent vers la jeune fille qui, sous la pression, va tenter de fuir Londres pour Paris avec son copain mais sera arrêtée avant le départ de son train. Son avocat, ainsi que sa sœur sont tenter de tout mettre en place pour l’innocenter.

Est-ce que « Guilt » va être le thriller de l’été? Non, c’est mauvais… Inspiré du meurtre de Meredith Kercher en Italie en 2007, notre pilote est barbant au possible. C’est du vu et revu, cliché au possible, avec trop de personnages (ce qui fait qu’on ne créé pas de liens avec eux et qu’on fini par s’en désintéresser) et est au final très superficiel. La réalisation reste très classique, ni bon ni mauvaise, et se termine sur du « Eyes wide shut ». Après, peut être que les amateurs du genre aimeront, mais ce sera sans moi…