Archives mensuelles : juillet 2016

Wasted

La campagne, c’est chiant, avec de la drogue ben… c’est toujours aussi chiant. « Wasted », sur E4.

La vie suit son cours dans ce petit village de province anglaise. Morpheus, le geek de la bande, y tiens un magasin d’objets un peu bizarre en compagnie de sa sœur Sarah et de Alison dont il est secrètement amoureux. Mais le retour de Ken, son meilleur ami, va changer les choses. Et pour fêter ça, quelle meilleur idée que de partir à la recherche d’un légendaire sachet d’ecstasy enterré dans un champ depuis les années 90?

Dès le début de l’épisode, on sait que ça ne va pas être bon. Le réalisateur enchaîne des plans clichés, surement à but parodique, mais sans que cela ne se justifie réellement. Au final, on arrive à limiter la casse. C’est très convenu pour une série avec quatre potes qui s’emmerde et qui donc vont prendre de la drogue, mais ça reste rigolo sans être bien original. On va fatalement avoir un dealer qui possède LA weed, un bad trip, une quête mystique pour notre neard afin qu’il s’affirme et puisse espérer séduire son amour de toujours. Seul le seul truc sympathique va être Sean Bean qui va auto-parodier son rôle dans Game of thrones, à par ça… Si vous voulez une bonne série avec de la drogue, regardez « Time traveling bong », si vous n’avez rien d’autre à voir ou que vous êtes défoncés, pourquoi pas « Wasted », mais vous n’êtes vraiment pas obligés.

Elena of Avalor

Une nouvelle princesse arrive sur Disney Channel: Elena of Avalor.

Il y a es années, une bataille fit rage à Avalor entre Elena et la méchante reine qui voulait s’emparer du trône. La famille royale fut enfermée dans un tableau tandis que Elena se retrouva captive d’une amulette magique. 40 ans plus tard, elle arrive enfin à s’en délivrer et renverse la sorcière. C’est maintenant à son tour de régner.

« Elena of Avalor » est un spin-of de la série « Princesse Sofia » sortie en 2012. Quand on ne connait pas la série originelle comme c’est mon cas, on se demande d’où sortent toutes ses informations que je viens de vous résumer et qui auraient méritées un épisode spécial pour bien recontextualiser la série plutôt qu’une courte intro car la série se déroule après les faits exposés précédemment. Enfin bref. C’est une princesse Disney on ne peux plus classique, ça chante, il y a des animaux magiques et elle communique avec les esprits de la forêt, on a droit à une belle morale à la fin tout ça, tout ça. Sa seule originalité est d’être la première princesse Disney latino, à par ça… Bon, ça reste divertissant, c’est pas très original mais ça se laisse regarder.

Fleabag

Vous voulez du Bridget Jones en plus cynique? Il y a « Fleabag » pour vous sur la BBC three.

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A l’origine, Fleabag est une pièce de théâtre écrite et interprétée par Phoebe Waller-Bridge. On y suit une trentenaire cassée, sarcastique, qui n’a pas eu de chance avec les hommes, porn-adict qui n’hésite pas à se masturber devant un discours de Barack Obama alors que son coup d’un soir dort encore à côté d’elle. On se laisse porter par ses pérégrinations sentimentales de scènes en scènes jusqu’au craquage en fin d’épisode: « J’ai l’horrible sentiment d’être une femme perverse, égoïste, pathétique, cynique, dépravée et fauchée qui ne peux même pas se qualifier de féministe ». Pas mal de guest viennent prêter main forte à Phoebe Waller-Bridge dans ce premier épisode, dont Olivia Colman en ville belle-mère artiste. La mise en scène est un peu hésitante; beaucoup d’apartés face cam avec le spectateur en début d’épisode qui vont finir par disparaître au fur et à mesure que l’on progresse dans le récit. Mais cette série mérite d’être regardée pour son humour et son personnage central attachant.

The secret agent

Terrorisme à l’époque Victorienne, c’est ce que nous propose « The secret agent », adaptation du livre de Joseph Conrad sur la BBC One.

Adolf Verloc est un agent double à l’ancienne qui a infiltré un groupe anarchiste, distribue des pamphlets tel « Le futur du prolétariat » et transmet des informations. Seulement, son poste risque de sauter, à moins qu’il ne pose une bombe à l’observatoire Royal de Greenwich. Seulement, pour lui, la révolution ne peut se faire en tuant des innocents. Que faire sachant que, si il ne s’exécute pas, c’est sa vie qui sera mise en jeu?

Le roman, publié en 1907 et se situant en 1887 semble on ne peux plus contemporain au regard des événements derniers, certainement une des raisons de son adaptation. On va suivre Verloc et ses problèmes moraux dans un Londres Victorien très bien rendu. On va s’attarder parallèlement sur la famille de notre agent double, en particulier sur son beau-fils Stevie, autiste, qui va avoir un regard innocent sur les événements. Pas mal de libertés ont été prises par rapport au roman, notamment la scène d’ouverture avec des feux d’artifice la nuit de Guy Fawkes, faisant échos à la futur bombe, et qui permet de nous introduire les proches de Verloc, certainement pour diluer un peu l’histoire et lui permettre de rentrer dans un format mini-série en 3 épisodes. Winnie, sa femme, est encore peu mise en avant alors que c’est l’un des personnages centraux du roman. Bonne réalisation malgré quelques longueurs, étonnement encré dans notre actualité (mais bon, le terrorisme n’est pas nouveau). A voir.

Barracuda

Avec le début le mois prochain des jeux Olympiques, il n’est pas étonnant de voir le sport mis en avant. Du documentaire essentiellement, mais également des séries comme « Barracuda » sur ABC Australie.

Melbourne, 1996. Danny Kelly arrive dans une université privée grâce à des bourses sportives. Sa spécialité: la natation. La série nous propose de suivre son ascension jusqu’aux jeux Olympiques de Sydney en 2000 où il va nager pour l’or, avec sa rivalité avec les autres membres de l’équipe, son obsession pour être le meilleur, le tout sous le regard bienveillant de Frank Torma, son entraîneur.

Adapté du roman éponyme de Christos Tsiolkas, la série se focalise sur Danny et sa famille. Le drame n’est pour le moment pas dans la piscine mais à la maison ou l’on voit que sa famille à tout abandonné pour qu’il puisse suivre sa passion, chose dont il ne se rend pas forcément compte tellement il est obnubilé par son désir d’être le meilleur. Son intégration dans l’équipe universitaire ne se fera pas dans la joie puisque ses camarades ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de ce prolétaire dans leurs école plutôt huppée. L’histoire est sympathique, la réalisation plutôt classique, pas une grande série mais un bon moment pour se vider la tête sur fond de JO.

Stranger things

L’hommage de Netflix au cinéma des années 80, c’est « Stranger Things ».

Après une partie mouvementée de Donjons et Dragons, le jeune Will va apercevoir une créature étrange le long de la route. Abandonnant son vélo, il court se réfugier chez lui, s’enferme dans le garage avec un fusil et va mystérieusement disparaître. Cette disparition correspond avec l’apparition de Eleven, une jeune fille au numéro tatouée sur l’avant bras dotée de pouvoirs télékinésistes.

Je ne sais pas trop comment me positionner par rapport à ce pilote. La réalisation est bonne, l’atmosphère des films des productions Amblin de Steven Spielberg est bien rendue, mais la mise en place me semble un peu confuse.On enchaîne les références jusque dans le casting avec une Winona Ryder hystérique après la disparition de son fils et une bande son qui sent bon la nostalgie sans que cela ne nuise à l’histoire si on passe à côté de l’hommage. On est clairement dans les Goonies avec nos trois camarades de Will qui vont se lancer à sa recherche et tomber sur Eleven qui viens d’échapper à une espèce d’agence gouvernementale (ou alien, on ne sait pas trop en cette fin d’épisode). Si vous êtes fans de ET, Joe Dante, Ça ou encore Stand by me, vous y trouverez très certainement votre compte, sinon, je crains que vous ne risquiez de vous lasser. A voir comment l’histoire va évoluer dans cette mini-série en 8 épisodes.

Vice principals

A peine les vacances commencées qu’on nous parle déjà de la rentrée… Vice principals sur HBO.

91

Sa femme étant atteinte d’un cancer, le principal du lycée de North Jackson décide de démissionner afin de pouvoir s’occuper d’elle. L’autoritaire Neal Gamby et le sociable Lee Russell vont commencer une lutte acharnée pour obtenir le poste vacant, l’un sympathisant avec les enseignants, l’autre prenant le partis des employés de l’ombre (entretiens, cuisine…). Seulement, ce ne sont pas les plans de l’académie qui va nommer une personne externe au lycée au poste tant convoité. Neal et Lee ne vont avoir d’autre choix que de s’allier pour faire chuter la nouvelle venue.

La série a à peine débutée que HBO a déjà scellé son sort. Nous aurons droit à deux saisons de neuf épisodes, pas plus. Du coup, je ne sais pas si c’est une bonne ou mauvaise chose quant à la suite du show. La série est portée par Jody Hill et Danny McBride qui avaient déjà travaillés ensemble sur Eastbound & Down sur HBO, mais la répartition des rôles est plutôt inégale. On suit Neal Gamby et sa soif de pouvoir, délaissant son rivale Lee. L’humour est souvent ras des pâquerettes. Ça se fait des doigts, ça vomis et se fait des coups en douce. On reste pour le moment dans de la gaminerie mais bon, on va attendre de voir ce que ça donnera une fois que nos deux ennemis vont rassembler leurs forces. On appréciera toutefois l’apparition de Bill Murray en principal démissionnaire.

The Kettering incident

Un espèce de Twin Peaks australien, c’est « The Kettering incident » sur Showcase.

Anna Macy est une jeune médecin résidant à Londres. Elle est en proie à de nombreuses absences au cours desquels elle va avoir des flash de son passé. Suite à l’une de ses absences, elle va se réveiller dans sa Tasmanie natale, en Australie avec sur elle son passeport et un billet d’avion. Ce retour non désiré au pays ne va pas se faire dans la joie. Les locaux ne lui ont toujours pas pardonnés la disparition d’une jeune fille dont elle avait la garde des années plus tôt. Et la disparition de Chloe quelques jours après son arrivée ne va pas arranger les choses.

La série avait été présentée en avant première au festival sérimania en avril dernier et les critiques sont unanimes: c’est beau. La Tasmanie y est filmée comme jamais. Les plans de la forêt ou des falaises sont magnifiques et inquiétants. C’est beau. C’est tréééééééééééés lent, vide scénaristiquement et narrativement, mais c’est beau. Mais c’est un vide maîtrise, faisant écho aux absences de Anna (interprétée par Elisabeth Debicki que l’on a plaisir à retrouver ici après « The night manager ») ou le vide laissé par les personnes disparues. Et de par ce vide l’ambiance est assez pesante. On également a droit a une espèce d’intrigue secondaire avec la bataille entre des pro et anti écolos qui n’apporte rien à l’histoire si ce n’est quelques tensions supplémentaires et à une pointe de surnaturel avec l’omniprésence de mites et de mystérieuses lumière dans la forêt. La série mérite d’être vue, ne serait-ce que pour le travail au niveau de la réalisation, mais peu de chances quel’on dépasse notre premier épisode double tellement on s’y ennuie.