Archives mensuelles : septembre 2016

Mighty Magiswords

L’heroic fantasy sous esctasy, c’est « Mighty Magiswords » sur Cartoon Network.

Prohyas et Vambre Warrior sont frère et soeur jumeaux, et ensemble ils forment « warriors for hire », un duo d’aventuriers à louer. Aux cours de leurs aventures, ils collectent et utilisent les « magiswords »,des épées magiques qui servent à tout et surtout n’importe quoi. Dans ce premier épisode, ils vont tenter de protéger la demeure en forme de citrouille d’une mystérieuse cliente de la fringale d’un champignon géant.

C’est le premier gros projet (après une série de shorts) de Kyle Carozza, animateur, doubleur et musicien, et on sent qu’il s’implique à fond dans sa série : c’est très rythmé, presque psychédélique, très imaginatif au niveau des épées magiques, principal ressort comique de la série, qui servent à se battre comme à faire le café, et ça dynamite les codes de l’héroic fantasy. Par contre, c’est très, très speed, alors évitez de cligner des yeux et prenez une aspirine.

The wrong girl

Nouveau drama australien sur fond d’envers du décors de la matinale télévisée, c’est « The wrong girl » sur Network Ten.

Lily Woodward est la jeune productrice du segment culinaire de la matinale et cherche à s’imposer dans le milieu. Si sa vie professionnelle semble florissante, sa vie sentimentale est un poil plus compliquée. Elle va faire l’erreur de coucher avec Pete, son meilleur ami.

Adaptée du roman éponyme de Zoe Foster Blake, la série nous offre un espèce de sous Bridget Jones. La formule est plutôt classique; on va suivre Lily d’un désastre sentimental à un autre et la jeune femme va se retrouver piégée entre sa vie privée et la pression de sa vie professionnelle. Si les acteurs et la réalisation ne sont pas mauvais, l’histoire est d’un banal. Ça plaira certainement aux amateurs du genre, mais peu de chance que cela conquière de nouveaux spectateurs.

Damned

Une série humoristique sur les services sociaux? Heu… Pourquoi pas… « Damned » sur Channel 4.

Rose et Al travaillent aux services sociaux dans le département lié à l’enfance. Ils doivent jongler entre l’absurdité bureaucratique et leurs vies personnelles.

Pas grand chose à dire ici. Pas mal d’humour de situation lié à la vie de bureau, un peu d’humour noir lié au service. Un tout que je n’ai pas trouvé si amusant que ça, beaucoup de blagues convenues et déjà vues. Vous pouvez passer à côté de cette mini-série sans problèmes, on ne vous en voudra pas.

Aftermath

L’apocalypse sera un sacré bordel, la preuve avec « Aftermath » sur SyFy.

Une tornade arrive. La famille Copeland réussie à y échapper en se réfugiant dans le sous-sol. De là, les désastres vont commencer à s’enchaîner: possessions démoniaques, pluie de météorites, tremblement de terre, apparition de créatures surnaturelles… Une de leurs filles, Brianna, se faisant enlever par un démon, la famille Copeland va partir en road trip à sa recherche dans ce monde post-apocalyptique où tout peut arriver.

Bon, comment dire… c’est très simple, on n’y comprend rien, c’est le bordel absolu. Tous les univers possible se mêlent, s’entrecroisent… On est à la fois dans la post-apo, dans la SF, dans l’horreur et j’en passe. Ce manque d’unité lié à un rythme hésitant fait que l’on est complètement perdu et qu’on a du mal à suivre. On se retrouve devant une espèce de série fourre-tout où tout et surtout n’importe quoi peut arriver. On est clairement dans le nanard assumé, genre cher à SyFy à qui on doit notamment Sharknado. On a tout de même envie de laisser une chance à ce joyeux foutoir, vu comment certaines séries mal parties de la chaîne comme Z Nation ont sues évoluer.

The exorcist

La Fox réussie à allier deux concepts à la mode en ce moment avec série horrifique et adaptation de licence dans « The exorcist ».

Dans la banlieue de Chicago, le mal semble avoir pris possession d’une demeure et de l’une de ses occupantes. Deux prêtres vont tenter de l’exorciser: le père Thomas, émigré mexicain à la foie vacillante qui prend la Bible comme un livre de métaphores et ne crois pas au démon, et le père Marcus qui lui a déjà combattus ce genre de mal par le passé.

Outcast, Damien, The living and the dead, Preacher, South of hell et j’en passe, on ne compte plus le nombre de séries démoniaques sorties ces temps-ci (tout comme les tentatives de slasher en version sérielles). On reviens ici à un film fondateur avec « L’exorciste ». Pour le moment, on ne peux pas trop dire ce que ça va donner, on est plus dans l’introduction des personnages que dans l’horreur. Beaucoup de retenue avec juste ce qu’il faut d’horrible pour nous intriguer. Pas mal de références bien entendue au film de 1973, mais sans en faire des tonnes. Ça passe surtout par la réalisation ou des détails comme un article de presse sur les événements de Georgetown. Pour le moment, la série arrive à s’émanciper de son modèle et à le moderniser sans pour autant le trahir, mais comme je le disais, on n’est pas encore dans le vif du sujet, on prend son temps, reste à voir comment l’escalade horrifique va prendre place.

MacGyver 2016

On l’attendait au tournant, voici l’heure de confirmer nos craintes. « MacGyver » sur CBS.

Angus MacGyver travaille pour le DXS (Department ou External Services). Avec l’aide de Jack qui assure ses arrières et de sa petite amie Nikki , l’experte en informatique, ils accomplissent nombre de missions pour la sauvegarde du pays. Seulement, Nikki va se faire tuer lors d’une mission visant à récupérer une arme bactériologique. 3 mois plus tard, il est temps de songer à reformer une équipe pour barrer la route aux terroristes toujours en possession du virus.

Heu… Comment dire… C’est MacGyver? Pour le moment, on a plus droit à un sous James Bond qui utilise des trucs déjà vu 50 fois dans d’autres films ou séries. Exit le prof de techno cool de note adolescence, bonjour au blondinet random un poil plus débrouillard que la moyenne. Le twist de milieu d’épisode est prévisible au possible.L’histoire est banale. Un premier pilote avait été rejeté par la chaîne, perso, j’aurai jeté celui-ci également. Je sais que quand on fait un reboot il faut retravailler le concept d’origine pour faire évoluer la série vers quelque chose de plus actuel, mais là, tout ce qu’il nous reste, c’est un couteau Suisse et les trois premières notes du générique. Au final, on se retrouve avec un produit lisse au possible, sans originalité. Je laisserai bien une chance à cette série maintenant que la fondation Phoenix est crée, mais j’ai peur de me faire du mal pour rien.

Halcyon

Expérience hybride tentée par Syfy mêlant série TV et jeu en réalité virtuelle avec « Halcyon ».

La société Halcyon est sur le point de révolutionner la réalité virtuelle, elle devrait lancer sous peu un nouvel équipement rajoutant le sens du toucher. Seulement, son PDG Blake Creighton va se faire assassiner, étranglé dans son appartement. Pourtant son corps ne présente aucune trace de strangulations. Nous allons mener l’enquête en compagnie de l’enquêtrice Jules Dover et de Asha, un hologramme de réalité virtuelle.

Je ne sais pas si on peu ranger cette expérience dans la catégorie séries. Il s’agit ni plus ni moins d’un let’s play avec une dizaine de cinématiques de cinq minutes environ et cinq parties jouables avec un casque de réalité virtuelle Oculus Rift ou Samsung Gear dans lesquelles on doit collecter des indices. Sans ces parties jouées, on a donc droit à une histoire d’une heure environ avec une enquête policière futuriste plutôt classique qui a été diffusé sur la chaîne et est disponible en ligne. C’est l’implication du spectateur avec la partie jeu qui va faire l’originalité du programme. A voir si vous êtes équipés d’un casque, sinon cette histoire du premier crime virtuel risque d’être un petit peu rébarbatif du fait que vous aurez l’impression au visionnage qu’il vous manque quelque chose.

Paranoid

Un Whodunit en 8 épisodes sur ITV avec « Paranoid ».

Une femme se fait poignarder dans un parc alors qu’elle jouait avec son fils. Une vingtaine de personnes ont assistées à la scène mais aucun ne peux formellement décrire le meurtrier, à cause du choc. De quoi donner du fil à retordre à nos enquêteurs.

Pas grand chose à raconter ici. On a droit à une enquête policière plutôt classique avec une bonne dose de drama et de clichés. C’est ni bon, ni mauvais. On appréciera la présence de Indira Varma qui interprète Ellaria Sand dans Games of throne ou de Robert Glenister qui jouait le rôle de Ash dans Hustle (les arnaqueurs VIP).

Easy

Tranches de vies dans la chambre à coucher, c’est ce que nous propose Netflix avec « Easy ».

Un couple de quadra s’enlise dans la routine. Ils peinent à rallumer la flamme. Monsieur se sent en plus un peu castré du fait que sa femme travaille alors que lui est acteur au chômage et s’occupe des tâches ménagères. Pourquoi ne pas profiter du fait que les enfants soient sortis pour Halloween pour tenter un petit roleplay?

La série est signée Joe Swanberg, l’une des figures du mumblecore (cinéma indépendant à petit budget où les personnages passent leurs temps à parler dans leurs barbe). Il s’agit ici d’une anthologie de problèmes de couples se déroulant à Chicago. Un épisode, un nouveau couple. Du coup, on ne va pas s’attacher de la même manière aux personnages même si certains, aperçus dans un épisode, reviennent dans un autre en étant au cœur de l’action et le résultat est fatalement inégal. Après, le ton est plutôt juste, on ne pousse pas trop, que ce soit dans les dialogues ou les scènes de sexe, afin de rester dans le réalisme, sans fioritures et on apprécie ces historiettes avec ce marri surpris devant un porno, cet essai de triolisme ou cette lesbienne qui tente de devenir vegan par amour pour sa partenaire.