Archives mensuelles : novembre 2016

Rillington Place

Non, Jack l’éventreur n’est pas le plus horrible serial killer qu’ai connu l’Angleterre. La preuve avec « Rillington Place » sur la BBC one.

A la fin des années 40, après une longue absence de 9 mois, Ethel vois son marris John Christie revenir à la maison. Ils emménagent ensemble au 10 Rillington Place. Toutefois, il a des comportements étranges et semble mener une double vie.

Je suis plutôt partagé à propos de cette mini-série. D’un côté, la lenteur et le jeu (malgré le très bon Tim Roth) est telle que l’on décroche facilement, d’un autre, l’histoire est intelligemment écrite. John Christie est un serial killer qui a commis le meurtre de plusieurs prostituées et qui s’est adonné à des actes tel que la nécrophilie. Rien de tout ça ne nous est montré. Tout passe par de petits indices qui font que nous, connaissant la nature de John Christie (ou qu’une simple recherche wiki nous apprendra), arrivons à deviner les faits derrière les indices: un pendentif offert, un trou creusé dans la jardin, une tâche de sang… Les agissements de notre tueur nous seront certainement révélés dans le dernier épisode, mais pour l’instant on mène l’enquête en faisant gaffe aux détails.

Pacific heat

La pire brigade d’intervention sur la chaîne australienne « Commedy channel »

28Gold Coast est un paradis ensoleillé avec ses plages de sable fin et ses surfeurs, mais cette dernière détient aussi le plus haut taux de criminalité du pays. Une unité spéciale d’infiltration connue sous le nom de Pacific Heat, créée par les autorités de police, lutte contre tous ces criminels, des petits escrocs aux cartels internationaux de la drogue. Peu conventionnels, sans compromis et avec un taux incomparable d’arrestations, ces policiers n’ont pas peur de contourner la loi…

Quand c’est mauvais, c’est mauvais. Graphismes mauvais, animation à chier, humour daté, cliché, voir raciste. On a l’impression de se retrouver face à un vieux dessin animé en flash. On tente de se placer sur la lignée de Archer ou Moonbeam City mais c’est raté. Poubelle.

Jour Polaire

Un meurtre dans le pays où le soleil ne se couche jamais, c’est « jour polaire » sur SVT et Canal +.

Un ressortissant français est retrouvé mort, décapité par des pales d’hélicoptère. Une enquêtrice française est chargée d’assister le procureur suédois dans l’investigation.

Pour une première collaboration franco-suédoise, la série arrive à accumuler tous les travers des séries françaises sans bénéficier des qualités des productions suédoises. C’est lent, joué sans conviction, avec des arcs (notamment tout le passage à Paris) qui ne servent à rien. On tente de créer un background pour notre héroïne avec un frère qui retrouve sa trace en début d’épisode, mais elle se barre en Suède et du coup, on n’entends plus parler de lui. Bref, rien de bien folichon ici, si ce n’est de superbes paysages suédois.

3%

Passer les tests et faire partie des « 3% » sur Netflix.

Le monde est divisé en deux: le monde des riches et celui des pauvres. Il est possible de passer d’un monde à l’autre en passant le processus. Seulement, 3% des candidats arriveront à réussir les épreuves.

Très bonne surprise avec cette histoire tirée d’une web série. Netflix donne sa chance au jeune réalisateur Pedro Aguilera et s’offre ainsi sa première série originale brésilienne. Pas mal d’idées neuves pour un thème plutôt classique en SF et récemment traité dans des séries comme « Incorporated » ou « Trepalium ». On a bien sûr droit à une taupe qui agit de l’intérieur en passant les tests pour détruire ce système, mais on se concentre plus sur les dits tests, psychologiques qui donnent une unique chance à la population défavorisée d’accéder au bonheur. De très bon personnages, bien campés et interprétés, une intrigue simple mais captivante, une très bonne réalisation et surtout de l’originalité. A voir.

Gilmore Girl: A year in the life

Comme si ça ne s’était jamais arrêté. Le retour des « Gilmore girls » sur Netflix.

Rory est de retour pour une journée. Si elle est épanouie professionnellement et vie entre Londres, Paris et les États-Unis, elle n’a pas encore trouvé le grand amour. Lorelai vie en concubinage avec Luke et commence à penser à avoir un enfant avec lui. Toujours en conflit avec sa mère qui l’ignore depuis le décès de son père, elle continue à avancer et à partager des moments de complicité avec sa fille. Ainsi passe l’hiver à Stars Hollow.

Après « La fête à la maison » ou « Les années collège », Netflix ressuscite une nouvelle série avec « Gilmore girls » et offre à Amy Sherman-Palladino qui avait dû quitter la production avant la fin du show l’occasion de lui donner une fin tel qu’elle l’entendait. Le retour se fait en douceur, pas comme dans « fuller house » ou les personnages arrivaient en mode « hey t’as vu, je suis là aussi! ». Juste quelques petites phrases évoquent le temps passé depuis l’arrêt de la série. On replonge très vite dans les personnages et l’histoire, les lieux familiers et les litres de café. Vous pouvez regarder sans avoir vu la série originale, le tout étant présenté de manière à ne laisser personne sur la touche. Si vous suiviez à l’époque, laissez vous porter par un peu de nostalgie.

Search Party

Chantal is missing sans « search party » sur TBS.

Dory découvre, via une affichette au coin d’une rue, que Chantal, une de ses amies de fac est portée disparue. Cette information la bouleverse alors que ses amis, qui la connaissaient aussi, n’en ont rien à foutre.

Notre premier épisode se porte plus sur la présentation des personnages que sur la disparition de Chantal. On a plaisir à détester ce petit groupe de bobos hipsters dénués de tout sentiments qui n’agissent que pour le paraître ou par intérêt, incapable de se débrouiller par eux même. Seule Dory, notre héroïne un peu paumée et mal dans sa peau attire la sympathie. Le ton est plutôt hésitant, ça peut être drôle comme bizarre, intelligemment écrit mais malheureusement inégal. A voir.

Munch

Un avocate grande gueule sur TF1 avec « Munch »

Gabrielle Munchovski dit « Munch » est une avocate aux méthodes un peu particulière et au franc parler quelque peu déroutant. Lorsqu’un jeune adolescent accusé de meurtre dont elle avait défendue le père viens se présenter à elle, elle va faire tout son possible pour l’innocenter.

On veut nous offrir une « House » au féminin avocate, mais on est loin du résultat escompté. Isabelle Nanty nous offre une performance quelque peu … étrange, voir forcée avec des envolées en mode « qu’est-ce que c’est les histoires ». Au niveau des personnages qui gravitent autour de Munch, TF1 oblige, on est dans le cliché consensuel dans un Paris de carte postale qui tiens à montrer qu’on suit une évolution des mœurs. L’histoire n’est pas mauvaise en elle même, mais ça se traîne un peu. On sent de bonnes intentions, une certaine volonté de renouvellement mais on ne prend au final pas trop de risques car il faut plaire à la ménagère. Pour le moment, deux épisodes pilotes ont été diffusés cette semaine sur TF1, quatre autres sont en cours de tournage et seront diffusés courant 2017.

Incorporated

Entre zone verte et zone rouge, « incorporated » sur Syfy.

Nous sommes en 2077, le monde est dirigé par les grandes corporations. Ben travaille dans les bureaux en zone verte. Il va tenter d’utiliser le système et gravir les échelons pour retrouver son ancien amour, issue de la zone rouge.

Beaucoup d’influences dans cette série: Brazil, Blade Runner, Minority report et j’en passe. L’esthétisme est vraiment travaillé mais reste très cliché. Dans la zone verte on a des beaux costards et la technologie high tech, dans la zone rouge ça respire le vice, tout le monde est cardo, tatoué avec un look de métaleux. L’histoire, quelque peu confuse est assez classique pour un univers avec des zones bien définies séparant les riches et les pauvres: Aaron, un homme issue de la zone rouge qui infiltre la zone verte sous le nom de Ben pour retrouver la femme de sa vie. Après, tout n’est pas non plus mauvais. Une fois l’histoire mise en place, on a envie d’en savoir plus. Un pilote en demi teinte, mais une histoire qui mérite peut être qu’on lui laisse une chance.

La série sortira le 30 novembre sur Syfy mais le premier épisode est d’ores et déjà disponible pour qui sait chercher ^^

Nightcap

Les dessous des émissions de talk show américaines dans « Nightcap » sur Pop.

Staci est régisseuse/femme à tout faire pour un talk show à la Jimmy Fallon et doit tant bien que mal gérer l’émission, les prestigieux invités et toute l’équipe qui gravite autour d’elle.

C’est … comment dire… c’est le Muppets show en live. On a une suite de sketch centrés soit sur l’équipe soit sur les guest, gravitant autour du régisseur Kermit… pardon, Staci interprété par Alexandra Wentworth à qui la chaîne Pop donne sa chance pour sa première série maison. Le problème est que, même si certains gags sont drôles, on a une impression de déjà vu et revu et, ben les Muppets (et autres) qui ont traités le sujet étaient bien meilleurs…

Ice

Flingues, diamants et grosses voitures, c’est « Ice » sur Audience network.

Jake et Freddy Green sont demi-frères. Ils sont inclus à la firme diamantaire G&G Diamonds, fondée par leur père Isaac et leur oncle Cam. Lorsque Freddy tue un célèbre trafiquant de diamants, Jake doit le tirer d’affaire et sauver l’entreprise familiale en échappant aux tueurs qui sont à ses trousses…

Pas grand chose à dire, c’est long, c’est chiant, ça blablatte pour ne rien dire sans faire avancer l’histoire, c’est confus et l’épisode de 1h15 aurait pu être réduit à son dernier quart d’heure… sans parler des placements de produits. J’ai eu l’impression de regarder une pub de 1h pour Audie. Bref, circulez, il n’y a rien à voir.