Archives mensuelles : décembre 2016

TrollHunters

Quand Guillermo del Toro s’essaie à la série animée, ça donne TrollHunters, sur Netflix.

Jimmy Dulac, un adolescent de quinze ans qui vit seul avec sa mère, est choisi malgré lui par une amulette magique qui fait de lui le « Trollhunter », héros du peuple troll vivant caché sous la ville, les défendant contre les méchants trolls exilés dans les ténèbres. Seulement, cette nouvelle n’est pas forcément du goût de tout le monde chez les trolls : c’est le premier humain à accéder à cette fonction…

Techniquement, c’est très léché : on a une animation de grande qualité, un rythme soutenu et efficace, mais qui sait prendre son temps pour présenter personnages, lieux et actions. On se laisse très facilement emporter par ces aventures pour toute la famille mais qui ne prennent pas les enfants pour des idiots.

The OA

Mystérieuse réapparition dans « The OA » sur Netflix.

Prairie, une jeune femme disparue il y a 7 ans refait surface après une tentative de suicide. Quelque peu désorientée, elle refuse de parler de son passé. Et chose étrange, elle n’est plus aveugle et dit avoir décédé plusieurs fois…

A l’image de son personnage principal, la série est quelque peu… étrange. La mise en place du récit est longue, très longue. On suit Prairie qui préfère se désigner sous le nom de OA, son adaptation à son nouveau milieu chez ses parents, sympathiser avec le petit délinquant local, recruter un groupe de personnes près à la suivre… Puis le récit va totalement changer de ton et de direction. Il faut vraiment attendre la fin de l’épisode pour avoir ce changement avec une plongée dans le passé de l’OA. Seulement, ça interviens un peu tard, ce qui fait que ceux qui auront tenu jusqu’au bout pourront être intéressés par le récit, mais les autres auront certainement lâchés avant à cause de trop nombreuses longueurs et passages creux, de scènes putassières gratuites et de personnages bancals et manquant d’épaisseur.

Star

L’histoire d’une fille qui veux devenir connu parce que, c’est « Star » sur la Fox.

Star est une jeune orpheline rebelle qui passe de famille d’accueil en famille d’accueil. Une chose l’aide à surmonter tout ça, la chanson. Elle décide de tout plaquer et, aidée par sa demi-sœur dont elle retrouve la trace, et d’une amie, fille d’une chanteur à succès rencontrée sur Instagram, de percer dans la scène musicale d’Atlanta.

Bon, je ne suis clairement pas le public cible. Je ne suis pas une gamine de 16 ans qui rêve de vendre son corps pour passer sur MTV. C’est certainement pour ça que j’ai trouvé ce pilote mauvais de bout en bout. Le scénario est vide et les scènes s’enchaînent beaucoup trop vites sans suspens, ce qui fait qu’on se désintéresse instantanément de l’histoire. Les personnages sont clichés au possible: on a la fille à papa, la junkie et la pute vulgaire prête à tout pour réussir (qui est aussi notre héroïne), quant à Queen Latifah, on en a pitié pour elle. Les dialogues peuvent se résumer au mot « bitch » et les chansons (car bien sûr ça chante) sont d’une nullité affligeante. Bref, poubelle.

Shut Eye

Faux voyant et vraies visions dans « Shut eye » sur Hulu.

Charlie Haverford est un arnaqueur, ancien magicien, qui se fait maintenant passer pour un voyant. A la tête d’un groupe de diseuses de bonnes aventures, il est un peu comme un maquereau relevant les compteurs auprès de ses gagneuses et obéissant à la mafia gypsy. Lorsque l’une de ses fille va pratiquer un arnaque de voyance interdite, il va falloir faire face au courroux des gitans.

La série aurait pu être intéressante avec cette mafia d’un autre genre, bien que énormément stéréotypée. Mais il a fallu que notre héros se cogne la tête et commence à avoir des genre de visions. Il entend des phrases avant qu’elles ne soient prononcées, ce qui va lui permettre de sauver le gamin d’un gros gangster. Du coup, le message est confus. D’un côté on détruit le monde de la voyance, et de l’autre on donne des pouvoirs de prédiction au personnage principal. Et comme ce don n’apparaît qu’en toute fin d’épisode, on reste après visionnage du pilote sur l’image d’une série confuse, hésitante, qui ne sait pas ce qu’elle veux. Dommage.

Cannabis

Du trafic à grande échelle dans « Cannabis » sur Arte.

Farid est porté disparu et avec lui un grosse livraison de cannabis. Cette disparition va avoir énormément de répercutions, à toutes les échelles, que ce soit en France auprès des revendeurs ou à la tête du trafic, en Espagne, ou El Feo ne voit pas ce manque à gagner d’un très bon œil et va tout faire pour récupérer sa marchandise.

La série nous expose les faits, avec beaucoup de réalisme, sans parti pris morale et sans concessions. L’action est principalement partagée entre la France et l’Espagne mais se déplace également au Maroc, nous offrant ainsi plusieurs arcs narratifs convergeant. Les personnages sont plutôt bien campés et interprétés et on se fait vite prendre par l’intrigue. Principal point négatif pour moi: ça pourrait être n’importe quelle drogue que ça ne changerai rien à l’intrigue, le produit en lui même n’est pas suffisamment exploité et reste abstrait. Après, je n’ai vu que le premier des six épisodes de la mini-série. Peut être que cela sera rectifié dans les épisodes suivants.

José

Le messie est de retour, et ça va pas être facile. « José » sur OCS.

L’humanité a fait de la merde, l’apocalypse est programmée, la fin du monde a été décidée. Seulement Dieu décide de donner une dernière chance à la planète terre et décide de renvoyer son fils sur Terre pour 15 jours en banlieue parisienne pour qu’il lui montre qu’il y a encore du bon là bas. Seulement, il va le priver de ses pouvoirs et si il échoue, il disparaîtra avec la planète.

On a droit ici à une comédie plutôt efficace à la croisée entre « Dogma » et « Bruce tout puissant ». La série étant scénarisée par Gaël Toto Brocchi (Bapt et Gaël, 10 minutes à perdre), Frank Bellocq et Jim Ben Soussan (Groland) attendez vous à de l’humour noir et irrévérencieux, absurde, parodique et surtout efficace. Les dialogues font mouches et écorchent tout le monde. Bref, à voir.

The deleted

Un mauvais film porno sur Fullscreen avec « The deleted »

A Los Angeles, la disparition de trois personnes n’ayant, a priori, aucun lien entre elles, entraîne une vague de paranoïa chez un groupe de jeunes qui ont réussi à s’échapper d’une secte quelques années auparavant.

Heureusement que Betasérie proposait un résumé, j’ai rien compris au premier épisode. Tout ce quel’on en retiens c’est qu’il y a des gens à poil qui baisent, et ce dès les 30 premières secondes. C’est mal joué, les acteurs sont inexpressifs et lisent un prompteur. Épisode 2, on sent qu’il commence à se passer quelque chose mais quoi? Le scénario est tellement mal branlé, le but restant de mettre des gens à poil, qu’on a l’impression d’un enchaînement de scènes random entrecoupées par des fesses et des nichons. D’ailleurs, même la musique au synthé rappel les films érotiques des années 80… Sachant que les scènes de cul ne sont même pas excitantes, je ne sais pas si il reste quelque chose à sauver dans cette série.