Archives mensuelles : janvier 2017

Cardinal

Un « Broadchurch » dans le froid canadien, c’est « Cardinal » sur CTV.

Algonquin Bay, nord de l’Ontario, le corps d’un garçon est retrouvé, prisonnier de la glace. Des traces de ligatures laissent penser que l’enfant a été tué. John Cardinal, un vétéran de la police d’investigation, épaulé par sa nouvelle adjoint Lise Delorme, va mener l’enquête.

La série est adapté du roman « Forty Words for Sorrow » de Giles Blunt, premier de la série « John Cardinal mysteries » (ce qui nous promet quelques saisons à venir en cas de succès). Avec son atmosphère lourde, renfoncée par une musique oppressante, son rythme lent et ses personnages magnifiques, on sent que la série a su synthétiser ce qui fonctionnait dans la nouvelle vague de fiction policière tel Broadchurch ou True detective. La présence de Billy Campbell (The killing) dans le rôle titre viens renforcer cette impression. Un probable serial killer, un inspecteur avec la police des polices sur le dos et les neiges canadiennes, cette série à tout pour séduire.

Z: The beginning of everything

Naissance d’une icône des années folles dans « Z; the beginning of everything » sur Amazon.

Zelda Sayre est une jeune fille bien sous tout rapport, vivant à Montgomery, en Alabama, issue d’une famille aisée. En cette fin de première guerre mondiale, elle commence à fréquenter les soirée jazz organisés par les garnisons de retour au pays. En 1918, elle rencontre lors de l’une de ces soirées un jeune soldat baptisé F. Scott Fitzgerald, et décide de passer outre les interdits parentaux.

En ce début d’année, Amazon a décidé de rattraper son retard sur les séries commandées les années précédentes, certainement pour concurrencer Netflix qui a décidé d’inonder le marché cette année. Après « Sneaky Pete », nous avons aujourd’hui droit à un biopic sur la vie de la romancière Zelda Fitzgerald, icône des années jazz et muse du romancier F. Scott Fitzgerald, basé sur le roman de Anne Fowler, « Z : A Novel of Zelda Fitzgerald ».
Ce qui nous marque au visionnage du pilote, c’est la performance de Christina Ricci dans le rôle de Zelda qui monopolise l’écran et porte à elle seule la série. L’attention qui lui est porté permet de masquer le début un peu conventionnel de l’histoire avec la jeune fille bien qui sort s’encanailler. Les années 20 sont très bien rendues que ce soit au niveau des décors, mais également des dialogues particulièrement travaillés. Un premier épisode qui suscite l’intérêt et nous donne envie d’en savoir plus.

The new edition story

La création du tout premier boys band dans « The new edition story » sur Bet.

30La mini-série en trois épisodes nous propose d’assister à l’ascension de ce groupe quelque peu calqué sur le succès des Jackson five qui va ouvrir la voie aux New kids on the block, Boyz II men et autres Backstreet Boys. Dans le pilote, nous partons de leurs amitié à la cour d’école à leurs ascension au top des charts avec leurs tube Candy girl, jusqu’en 1984, peu avant les premières frictions et le départ de Maurice Starr du groupe.

Pour le moment, rien que du bien conventionnel pour un biopic. Le groupe à un parcours assez classique au moment de sa formation, donc on est pas réellement surpris par le déroulé de leurs ascension. Après, c’est bien tourné et les gamins qui interprètent les jeunes stars sont plutôt bons, mais les épisodes de 80 minutes sont très longs. L’histoire aurait méritée, soit d’être un peu accélérée, soit plus fractionnée pour ne pas lasser le spectateur.

Riverdale

La rentée où tout va change dans « Riverdale » sur The CW.

La rentrée est quelque peu mouvementée au lycée de Riverdale. Durant l’été, le jeune Jason Blossom a disparu lors d’une promenade en barque avec sa sœur Cheryl et est présumé mort. Cette disparition va toucher en plein cœur la petite ville et faire remonter de sombre secrets.

Si vous connaissiez la bande dessinée « Archie », oubliez la. Si tous les personnages sont bien présents de même que les intrigues de fond du comics (triangle amoureux entre Archie le héros, Betty la fille parfaite et Véronica la fille à papa) sont bien présentes, les personnages sont plus sombres et adultes. On est à mi chemin entre Beverly Hills (avec Luke Perry à la clé) et Les liaisons dangereuses. De nombreuses références discrètes sont faites à la bande dessinée comme l’année de fondation du lycée, le nom du snack qui est le même que celui du magazine dans lequel étaient originellement publiées les histoires de Archie ou encore la présence de Josie and the Pussycats (et peut être, dans un futur épisode « Sabrina l’apprentie sorcière », personnage issue de cette BD, qui sait). La série est pour le moment sage et faussement provocatrice (chaque semblant de provocation étant immédiatement démonté) et part sur une intrigue plutôt classique à la Twin Peaks ou Broadchurch, mais est plutôt bien interprétée et réalisée. Ce drama policier adolescent pourrait nous réserver de bonnes surprises.

Mary kills people

Le droit à l’euthanasie dans « Mary kills people » sur Global.

Mary Harris, médecin urgentiste le jour, accompagne parallèlement ses patients en phase terminale. Seulement, sa double activité risque d’être mise en péril.

Un sujet case gueule plutôt bien traité au final. Les passages montrant l’euthanasie son filmés de manière digne et on a droit à notre petit rappel sur le statut légal de la mort assisté à travers le monde. Après, si notre héroïne est plutôt bien développé avec la mise en scène de sa vie familiale et ses problèmes d’approvisionnement en substances létales (source de futurs rebondissement), il lui manque un certain background, une motivation qui va la pousser à franchir l’interdit et accompagner ses patients vers la mort. A voir selon comment notre sujet va être développé par la suite.

Apple tree yard

La crise de la cinquantaine dans « Apple tree yard » sur la BBC.

Yvonne Carmichael est une scientifique accomplie, experte dans l’ADN, mère de deux enfants et vivant une vie plutôt routinière. Après une conférence, elle va céder à la tentation et aura une relation sexuelle avec un inconnu. Elle va dès lors se perdre dans une relation adultère dont elle va perdre le contrôle.

Adapté du roman éponyme de Louise Doughty, la mini-série en quatre épisodes souffre d’énormément de longueurs. La mise en place de la relation adultère est plutôt efficace et les personnages plutôt bien implantés, la tension monte crescendo mais la seule chose qui nous fait pour le moment rester devant notre écran est le fait que l’on sache dès le début que tout cela va mal se finir.

Guyane

Dans l’enfer vert aurifère de « Guyane » sur Canal+.

Vincent Ogier, un étudiant en géologie, est envoyé en Guyane afin de faire un stage dans la mine d’or de la société Cayenor. Son goût immodéré pour l’aventure l’amènera à se approcher du patron de la mafia locale, Antoine Serra.

Ça fait plaisir de voir que pour une fois, on ne nous propose pas une production française comique ou policière, mais une histoire centrée sur l’aventure. Nous avons ici droit à un espèce de western moderne avec la recherche d’une mine perdu du nom de Sarah Bernard sur fond de magouille mafieuse, le tout avec de magnifique décors. Seulement, ça ne fait pas tout et, passé le dépaysement, on se lasse de ces personnages manquant d’épaisseur et du manque de vrais rebondissement du scénario. Dommage.

Urban Myths

L’histoire presque vraie, c’est « Urban myths » sur Sky arts.

Parti passer l’après midi chez Dave Stewart d’Eurythmics, Bob Dylan se trompe d’adresse et passe un peu de temps avec un autre Dave.

La mini-série anthologiques de mythes urbains liés à des célébrités de Sky Arts (l’équivalent british de notre Arte) a fait parlé d’elle après avoir annulé la diffusion de son épisode sur Michael Jackson fuyant New York en compagnie de Elizabeth Taylor et Marlon Brando après les attentats du 11 septembre. Le roi de la pop était interprété par Joseph Fiennes, un acteur blanc, ce qui avait causé polémique et indignation.
On a droit à un premier épisode plutôt calme, lié à l’incarnation de Bob Dylan par un Eddie Marsan plutôt convainquant, qui, sans être spécialement drôle ou intéressant, nous offre une tranche de vie fantasmée de la vie du chanteur. On passe au final un moment plutôt agréable. Sont annoncés des épisodes sur Samuel Beckett, Alice Cooper, Dali, Mohamed Ali ou encore Adolph Hitler. A voir pour passer le temps.

Six

Du bon gros bourrin dans « six » sur History channel.

Six est une équipe des Navy Seals que l’on suit dans leur mission secrète. En 2014, cette équipe avait pour mission d’éliminer un des leaders taliban en Afghanistan alors qu’un citoyen américain travaillait avec les terroristes. Deux ans plus tard ils sont envoyés au Nigeria pour secourir leur ancien chef, otage de Boko Haram…

La mini série de History channel tente, contrairement à ses anciennes productions, de s’ancrer dans le présent. Si vous aimez les scènes de baston, de fusillades, d’humour militaire graveleux et la franche camaraderie, cette série est peut être faite pour vous. Sinon, fuyez. A trop vouloir faire dans l’action et le spectaculaire, on en viens à une overdose de scènes de guerre, entrecoupées de scènes de nos militaires dans la vie civile aux allures de mauvais soap qui ne parviens même pas à rendre les personnages sympathiques. Bref, trop d’action tue l’action.