Archives mensuelles : février 2017

The blacklist: redemption

Du policier à l’espionnage avec « The blacklist: redemption » sur NBC.

Tom Keen doit se rendre à New York pour la lecture du testament de son défunt père. Or ce dernier n’est pas mort et le charge d’infiltrer l’agence d’espionnage Halcyon Aegis dirigée par Susan Hargrave, sa mère, qu’il soupçonne d’avoir attenté à sa vie. Pour sa première mission, il va devoir retrouver une mère et son fils qui viennent d’être enlevés.

Si vous ne regardiez pas « The blacklist », vous allez être largués. Les personnages nous sont à peine présentés et on nous fait de suite rentrer dans de l’action non stop à base de conspiration paranoïaque, de flingues à tout va et de caricature de nerd pervers qui pilote les équipes de loin. Il m’arrive souvent de me plaindre du rythme trop lent des séries actuelles, mais là, c’est l’inverse. On n’a pas une seconde pour respirer dans ce thriller d’espionnage sous testostérone ce qui fait que l’on manque de décrocher. On veut nous en mettre plein la vue, mais gare à l’overdose.

The breaks

L’âge d’or du hip hop dans « the breaks » sur VH1.

Nikki, Barry et DeeVee rêvent de faire leurs trou dans l’industrie florissante du hip hop des années 90. Nikki se fait embaucher en tant qu’assistante du légendaire producteur Barry Fouray. DeeVee quant à lui travaille avec le rappeur Ahm lequel, soupçonné de meurtre, va lui apporter pas mal de problèmes.

Je connais assez peu la scène rap américaine des années 90 et ai donc un peu de mal à comprendre toutes les références qui sont faites au cours de l’épisode. Toujours est-il que, même sans cela, notre pilote reste plaisant, avec une très bonne utilisation de la bande son. On est à mi-chemin entre Empire et Vinyl avec les dessous de cette industrie musicale. Le tout fonctionne plutôt bien et nous promet une immersion en 8 épisodes qui peut s’avérer intéressante.

Sun records

Le « Million Dollar Quartet » dans « Sun records » sur CMT.

Au début des années 50, Sam Phillips fonde à Memphis sa maison de disque Sun Records mais peine à trouver de bons chanteurs, Elvis découvre le gospel, Johnny Cash hésite à s’engager dans l’armée, Eddy Arnold chante dans les foires et Joe Hill Louis est homme orchestre dans les bars. Toutes ces personnes, avec Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et bien d’autres, seront sans le savoir, à l’origine du rock’n’roll.

Vinyl, The get down, The breaks, The new edition story et j’en passe, la fiction historique musicale semble être à la mode. Ici, on nous propose de nous plonger dans les origines du rock avec une séance d’enregistrement regroupant Elvis, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins dans les studios Sun à Memphis le 4 décembre 1956. Seulement… ben ça n’arrive pas, du moins dans notre pilote. On sait que ça va arriver, on regarde pour ça, mais on se perd en préliminaires… intéressants certes, mais quelque peu confus. Trop de personnages à nous présenter et donc trop de time lines simultanées à suivre. Et puis, pour une série musicale, la bande son est plutôt pauvre. C’est à peine si on entends Elvis pousser la chansonnette. C’est le problème d’une série historique dont on connait déjà l’issue. On attends un moment magique, qui clôturera la saison en apothéose, mais on sait que l’on va devoir se farcir 8 épisodes pour que ça finisse par arriver et, même si les jeunes années des futurs star du rock n’est pas inintéressante, les trop nombreuses histoires parallèles font que l’on finit par décrocher.

Bellevue

Si vous étiez en manque d’histoires de gamins disparus, on a pensé à vous avec « Bellevue », sur CBC.

La petite ville de Bellevue a connu dans le passé une affaire de meurtre sordide non résolue qui a marqué à jamais ses habitants. De nos jours, le jeune Jessie, adolescent transgenre, disparaît. C’est à la détective Annie Ryder, encore traumatisée par l’ancienne affaire, de mener l’enquête en reliant passé et présent.

On retrouve ici Anna Paquin, qu’on avait vu notamment dans True Blood, dans le rôle d’une femme policier Badass qui bouscule les conventions et ne s’en laisse pas conter. On la voit boire, prendre de la drogue, péter des vitres, etc. Bref, le personnage est convaincant, mais l’intrigue la mettant en scène l’est tout de suite beaucoup moins : on sent que les scénaristes ont voulu piocher dans trop de genres différents, du thriller à l’horreur, et changent d’ambiance au gré de leurs envies. On nage sans trop comprendre ente flashbacks, imagerie religieuse détournée et clichés vus une centaine de fois sur « la petite ville tranquille en apparence mais qui cache de lourds secrets ». On tente à grand-peine de comprendre ou on veut nous emmener. Pas forcément encourageant pour se lancer dans les huit épisodes prévus.

The good fight

Un spin off tour « The good wife » avec « the good fight » sur CBS.

Maya viens d’être reçue au barreau. Elle rejoint le cabinet de sa tante Diane qui s’apprête à partir en retraite anticipée et l’épaule dans une dernière affaire de brutalité policière. Seulement, le FBI s’intéresse aux comptes de Diane qui se retrouve sur la paille et doit repousser son départ…

Tout l’esprit de « the good wife » sans Alicia. Rassurez vous, si vous ne suiviez pas la série mère, vous pouvez commencer cette (très bonne) série sans problème. Juste quelques privates jokes qui pourrait vous échapper mais ça reste tout a fait compréhensible. Autrement, « The good fight » nous offre un premier épisode double très efficace. L’action, l’intrigue, les personnages, tout ça nous est introduit très efficacement et avec beaucoup d’humour. La filiation entre les deux séries est évidente mais les cartes sont très bien redistribuées. Une série judiciaire très promettrice. A suivre donc.

Big littles lies

Desperate housewives de luxe dans « Big little lies » sur HBO.

Madeline, Jane et Celeste se lient d’amitié par l’intermédiaire de leurs enfants le jour de la rentrée des classes. Seulement, elles ne se doutent pas qu’elles vont se retrouver, quelques mois plus tard, au centre d’un tragique accident, survenu à la fête de l’école. Leurs vies ainsi que toute la petite ville de Monterey vont en être secoués.

Avec son ambiance à la « desperate housewives » et son casting 5 étoiles (Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Laura Dern, Shailene Woodley et j’en passe), la mini-série de David E. Kelley a fait grand bruit. Personnellement, je n’ai pas accroché. On nous vend un meurtre mais on nous laisse dans le vague et on se retrouve avec une énième série de bourgeoises caricaturales qui utilisent leurs enfants pourris-gâtés (qui jouent avec des iphones au CP) comme des pions. Après, je n’ai vu que le premier épisode, contrairement aux autres critiques qui ont eu droit aux 6 premiers sur 7 et vu les review, la série doit vraiment décoller par la suite. Toujours est-il que le premier épisode n’est pas très engageant.

SS-GB

Uchronie nazi dans « SS-GB » sur la BBC One.

1941, les allemands ont conquis l’Angleterre et occupent Londres. Douglas Archer enquête sur la mort d’un homme lié à la résistance. L’affaire se révèle être d’importance puisque le Reich dépêche un de ses agents, Oskar Huth, pour superviser l’enquête.

SS-GB est l’adaptation du roman éponyme de Len Deighton. On a droit ici à un premier épisode de bonne facture, avec de bonnes reconstitutions historiques (enfin, uchroniques), une bonne réalisation et interprétation mais ça s’arrête à peu près là. L’histoire, bien que n’étant pas inintéressante, manque un peu de complexité, de profondeur et, à moins d’un gros twist dans les épisodes à venir, s’annonce bien linéaire. On ne peut s’empêcher de penser à « The man in the high castle » au visionnage et, malheureusement, la mini-série « SS-GB » fait pâle figure à côté.

Crashing

Quand tout va de mal en pis, c’est « Crashing » sur HBO.

Un comédien de stand-up, sans le sous, entretenu par sa femme, perd tout le jour où cette dernière le largue après qu’il ai découvert qu’elle le trompait. Ne voulant par perdre espoir, il va squatter chez des amis comédiens espérant trouver du réconfort sur scène.

« Chelsea does », « Master of none », « Lady dynamite » et maintenant Crashing. Les séries de stand-uppers semblent être à la mode. Sauf que là, c’est raté. On s’emmerde, on attend un élément déclencheur qui ne viens jamais, on espère ne serait-ce que sourire, mais ça ne viens pas non plus. C’est long, laborieux et sans intérêt car déjà fait et avec bien plus de talent. Oubliez donc cette série et plongez vous dans « Master of none », au moins, vous n’aurez pas l’impression de perdre votre temps.

Héroïnes

La galère au féminin dans « Héroïnes » sur Arte.

Suite à la fermeture de l’usine textile de Saint Charles, c’est toute une partie de cette ville de banlieue qui se retrouve au chômage. Pour faire face à cette adversité, et rajouter un peu de beurre dans les épinards, elles décident d’organiser des combats de catch féminin.

Tourné caméra à l’épaule, la mini série en trois épisodes de Audrey Estrougo nous plonge dans le quotidien de quatre femmes qui ont tout perdu, entre surendettement et nationalisme grandissant. Toutes tentent de s’en sortir, se tournant parfois vers les sirènes extrémistes comme cette femme d’origine marocaine qui fait du porte à porte pour le FN (ici rebaptisé parti national). Le tournage tremblant, hésitant, façon documentaire, nous permet une immersion rapide dans cet univers de banlieue en crise. Mais au delà de la critique politique et sociale au cœur de l’intrigue, on a droit ici à une comédie. On est un peu dans un genre de « Full Monthy » au féminin, le strip-tease remplacé par le catch. Bref, une chronique sociale qui vaut le détour.