Archives mensuelles : mars 2017

Imaginary Mary

Un ami imaginaire dans « Imaginary Mary » sur ABC.

Alice est une adulte accomplie, mais lorsqu’un beau célibataire et ses trois enfants arrivent dans sa vie, son amie imaginaire Mary refait surface pour l’aider à surmonter cette épreuve.

L’idée de base est mignonne, mais c’est un plantage complet. L’univers est trop limité, les interactions avec le personnage animé sont mauvaises, personnage que l’on déteste rapidement au passage, c’est ridicule, ils en font des caisses et c’est au final sans aucune imagination. Même la chaîne ne semble pas croire en cette nouvelle série puisqu’elle a été amputée de 5 épisodes avant même sa diffusion. Bref, inutile de vous infliger ça.

Shot fired

Bavure raciale dans « Shots Fired » sur la Fox.

Lorsque un policier afro-américain tue un étudiant blanc désarmé lors d’un contrôle, une affaire cachée du meurtre d’un adolescent afro-américain remonte à la surface, divisant la petite ville de Caroline du Sud. Une détective et un procureur s’allient pour tenter de découvrir la vérité, suspectant les autorités et instances politiques de corruption.

Une fiction avec de bonnes intentions, faisant écho à l’affaire Ferguson survenue en 2015, mais en inversant les rôles. Si il est intéressant de traiter les tensions raciales, les injustices sociales et les bavures policières, ça ne suit pas derrières. Trop de mélo, de dialogues pas naturels, trop écrits et donneurs de leçons, trop de lourdeurs et j’en passe. Au final on se désintéresse de ce sujet qui aurait mérité un meilleur traitement.

Five by five

5 personnages, 5 auteurs, 5 minutes dans « five by five » sur la BBC3.

La mini série de courts métrages fait partie de « The Idris Takeover », une série d’animations orchestrées pour la BBC par Idris Elba mêlant comédie, drama, musique et documentaire. Le tout est intéressant. Chaque personnage interagit avec un autre que l’on va suivre dans l’épisode suivant, partant de Ash, un jeune de banlieue un peu paumé sur le point de braquer une épicerie. Le ton change d’une saynète à l’autre, mais forme pourtant un tout unifié. Un exercice de style intéressant.

Nobodies

La dure vie de scénariste dans « Nobodies » sur TV Land.

Hugh, Larry et Rachel sont trois scénaristes qui cherchent à vendre le pitch de Mr First lady à la Paramount. Seulement, sans vedette pour porter le projet et avec leurs passé à l’écriture de The Fartlemans pour Nickelodeon, tout ça semble mal engagé.

Mouais, scénario un peu poussif, humour pas vraiment au rendez-vous, manque de rythme, défilé de guest sans réel intérêt, Nobodies ne marquera certainement pas les esprits. Pourtant TV Land semble croire en cette comédie produite par Melissa McCarthy et Ben Falcone puisqu’une saison 2 a déjà été commandée.

Anne

La petite maison dans la prairie canadienne avec « Anne » sur CBC et Netflix.

Marilla et Matthew Cuthbert attendent un garçon qui doit arriver de l’orphelinat afin de les aider aux travaux de la ferme. Seulement, c’est une petite fille, Anne, qui les attends sur le quai de la gare. Cette dernière va tout faire pour gagner l’affection de cette famille d’accueil.

Anne est l’adaptation du roman « Anne… la maison aux pignons verts » de Lucy Maud Montgomery. J’aimerai dire du bien de cette série… C’est bien interprété, bien réalisé, avec une héroïne forte, cultivée, féministe du haut de ses 10 ans, qui n’hésite pas à tenir tête aux adultes. Mais je ne peux pas… Bien que intéressant, le personnage de Anne est antipathique au possible. Très vite, on en peux plus de ses diarrhées verbales et de ses réactions démesurées. On aimerait la trouver attachante, ne serait-ce que pour les épreuves par lesquelles elle est passée, mais au final, on a juste envie qu’elle se taise. Le fait que le pilote dure 1h30 n’aide pas.

Tangled

Raiponse, la série sur Disney Channel.

Raiponse cherche à comprendre pourquoi ses cheveux ont repoussés et pour cela va consulter un alchimiste afin qu’il effectue des tests sur sa chevelure.

L’action de la série, précédée par le téléfilm « Before ever after » se situe entre le film éponyme et le mariage de Raiponce et Eugène. Pour le moment, rien de bien extraordinaire. L’action est présente et la simplification graphique reste plaisante mais l’humour et les rebondissements sont quelque peu prévisibles. Disney semble croire en cette série puisque, avant même le début de sa diffusion, une saison 2 à été commandée.

Ignoberable

Première dame en cavale dans « Ingoberable » sur Netflix.

Suite à une altercation avec son époux, Emilia Urquiza va se retrouver à fuir dans les rues de Mexico car se dernier, qui n’est d’autre que le président Diego Nava, a trouvé la mort en chutant du balcon de leurs suite. Emilia va clamer son innocence et va tenter de mettre en lumière les affaires gouvernementales.

Netflix continue d’internationaliser son catalogue avec cette série Mexicaine. Notre premier épisode va se contenter de poser les bases de l’histoire avec la mort de Nava et la fuite de Emilia. Par la suite l’intrigue va se complexifier avec pas mal de flash back et une dimension plus politique. La série est portée par Kate del Castillo que l’on avait pu voir dans « La Reina del Sur » et qui imprète à merveille le personnage. A voir.

You are wanted

Mr Robot à Berlin dans « you are wanted » sur Amazon.

Rien ne va plus pour Lukas Franke, un cadre d’un grand hôtel berlinois. Après un blackout qui a touché la ville, il se rend compte que ses différents appareils connectés ont été piratés. Pire, la coupure électrique semble avoir été faite à partir de son adresse IP.

Tout comme Netflix, Amazon prime vidéo se lance dans la production internationale avec cette série allemande. La série n’est pas inintéressante en soi, mais elle souffre du fait que Mr Robot soit déjà passé par là et fait pâle figure à côté. On veut nous montrer la vulnérabilité de nos appareils électroniques, mais la question du hacking est vite balayée avec pas mal de clichés et laisse place à une série d’espionnage on ne peu plus classique avec un péquin lambda emporté par les événements. C’est dommage, on a un bon rythme, une bonne réalisation et une immersion efficace dans les recoins berlinois. Seulement, le scénario ne suit pas.

Samouraï gourmet

De quoi vous mettre en appétit avec « Samouraï gourmet » sur Netflix.

Takeshi est un jeune retraité qui, du fait de son inactivité, se trouve inutile. Il va trouver la libération grâce à son samouraï intérieur qui va le pousser à braver certaines convenances culinaires dans les restaurants avoisinants.

Ce n’est pas dans nos habitudes de faire des critiques de séries asiatiques, mais cette dernière étant sortie sur Netflix, nous avons fait une petite exception. Et nous avons bien fait, car elle vaut le détour. On est loin des débordement visuels du petit chef, de Yakitate Ja-pan et autres Food wars. Ici tout est tourné avec une grande simplicité, voir une économie de moyen, mais ces gros plans sur la nourriture en train d’être préparée vont vous mettre en appétit. Naoto Takenaka nous livre ici une très bonne interprétation. Ses réactions aux plats qu’ils dégustent comblent les manques olfactifs et gustatifs que l’on a au visionnage. Une petite série au format court qui n’a pour autre ambition que de vous mettre l’eau à la bouche.