Archives mensuelles : mars 2017

Iron Fist

Dernière série Marvel avant « The defenders » sur Netflix avec « Iron Fist »

Après avoir disparu une quinzaine d’années, Danny Rand revient à New York pour renouer des liens avec ses anciens amis, désormais à la tête de la multinationale familiale. En quête de réponses sur l’accident qui causa la mort de ses parents, il se heurte à l’incrédulité de Ward et Joy qui décident finalement de le faire supprimer.

Après la déception Luke Cage, j’attendais pas mal de Iron Fist. Une nouvelle fois, on a droit à un premier épisode accrocheur, mais ça retombe très vite. Scènes de baston médiocres et inutiles au final, sidekick sous exploité, méchants qui manquent d’envergure et de personnalité, et c’en est d’un ennui mortel. La seule raison qui pourrait mous pousser à aller jusqu’au bout, c’est la perspective de « The defenders » qui devrait réunir les quatre séries Marvel l’an prochain sur Netflix. Enfin, en espérant que ce ne soit pas de nouveau une déception…

Snatch

Ring et petites arnaques dans « Snatch » sur Crakle.

Albert Hill est un petit gangster qui a sur ses épaules le poids de l’image de son père, une légende du milieu. Les petites magouilles qu’il met en place ne tournent pas à son avantage, comme truquer un match de boxe. Jusqu’à ce que, suivant un tuyau, il braque une fourgonnette sensée appartenir à un concurrent cubain.

Pas la peine de vous présenter le film Snatch avec Brad Pitt sorti en 2000. J’avais espoir que ce remake soit bon. Le premier épisode allait dans le bon sens et semblait prometteur. Mais dès le second épisode, ça s’essouffle. La série exploite mal son matériel de base et on retombe très vite dans une série d’arnaqueur classique. Les personnages et les intrigues manquent de profondeur. Ça se veut impertinent mais ça reste trop basique. Rupert Grint cherche à casser son image de Harry Potter en produisant et jouant dans cette série, mais il n’est pas crédible dans son rôle. Bref, un paris raté.

Julie’s Greenroom

Quand Mary Poppins apprend le théâtre à des marionettes, ça donne « Julie’s Greenroom », sur Netflix.

Julie Andrews accueille les nouveaux élèves de son cours d’arts du spectacle. Elle souhaite leur faire préparer une interprétation du « Magicien d’Oz ». Les voilà tout excités, mais soudain c’est le drame : une inondation au sous-sol a détruit les décors et les accessoires.

Netflix nous propose ici une série pour le jeune public, en associant Julie Andrews, qui interpréta Mary Poppins, et des marionnettes de la Jim Henson company dans le rôle de ses petits élèves. On a droit à un spectacle charmant et instructif sur les coulisses des arts du spectacle, avec quelques célébrités de Broadway en guests. On apprend plein de choses en s’amusant, on chante des chansons… Bref, si vous avez des enfants et que vous voulez leur faire découvrir l’univers enchanteur de la scène, vous pouvez y aller sans aucune crainte.

Clique

Retour de la scénariste Jess Brittain avec la série « Clique » sur la BBC3.

Georgia et Holly sont amies depuis l’enfance. Elles commencent ensemble leur première semaine à l’université d’Edimbourg, où elles suivent les cours de macro-économie du professeur Jude McDermid. Georgia se retrouve enrôlée dans la Clique : un cercle très restreint de filles appartenant à l’élite gravitant autour de notre enseignante. Holly, inquiète pour son amie et quelque peu jalouse, tente de s’infiltrer au sein du fameux groupe.

Si « Skins » vous manquait, Jess Brittain est de retour au scénario avec « Clique ». Si rien n’est particulièrement attirant, que ce soit au niveau de l’histoire ou des personnages en début d’épisode, les choses commencent à se complexifier et s’intensifier vers la fin, nous dévoilant une série bien plus psychologique qu’il n’y parait au premier abord. L’esthétique est plutôt léchée, particulièrement les scènes de beuveries ainsi que la dernière séquence qui donne une irrémédiable envie d’y revenir.

Trial and error

Étonnante comédie juridique avec « Trial and error » sur NBC.

Larry Henderson est un enseignant excentrique accusé d’avoir défenestré sa femme. Sa meilleur chance d’échapper à la peine capitale réside en un jeune avocat venu du Nord qui n’a jamais traité d’affaire d’homicide.

La comédie n’est pas forcément un genre que l’on attend pour une série juridique, mais ça fonctionne plutôt bien. On est ici à la limite du mokumentary avec la parodies de documentaires à succès tel « Making a murderer ». Le casting est impeccable, les dialogues font mouche et les rebondissements plus improbables les uns que les autres. On en redemande.

Buddy Thunderstruck

Marionnettes et gros camions dans « Buddy Thunderstruck » sur Netflix.

Buddy, star locale de Greaspit, est champion de courses de camion, ce qui n’est pas au goûts de ses adversaires qui cherchent à le faire tomber.

Bon, c’est bien animé, on sent l’expérience des équipes de Robot Chicken derrière. Seulement, le ton de la série n’est pas très bien définie. Pas adapté pour les petits, pas assez insolents pour les grands. On se retrouve avec un espère d’entre deux, pas forcément consensuel, mais qui n’ose pas assez de choses. Comme de l’envie quelque peu bridée. Dommage.

The arrangement

Contrat pré-nuptial hollywoodien dans « the arrangement » sur E!

Megan est une jeune actrice qui enchaîne les castings et bosse à côté comme serveuse. Elle va se faire repérer après avoir auditionnée pour le blockbuster de l’été avec en vedette le beau Kyle West. Tous deux vont flirter puis coucher ensemble. Quelle ne va pas être la surprise de Megan lorsqu’elle verra que, joint à son contrat d’actrice pour le film est joint un contrat de mariage l’obligeant à être la parfaite petite amie…

Comment dire à quel point cette série est puante. Alors qu’ils ne se connaissent seulement depuis 2 jours et qu’il lui ai fait le coup du playboy millionnaire qui emmène sa belle sur un coup de tête sur une île paradisiaque qu’il projette d’acheter, il lui propose d’emblée un contrat de mariage pour protéger la « marque » Kyle West et lui offre 10 000 000 $ à la clé ce qui fait qu’il ne saura jamais si elle l’aime ou sort avec lui pour l’argent. Quant à elle, alors qu’elle (comme elle le souligne par ailleurs) pourrait prendre le temps de faire évoluer son histoire avec le bel étalon comme des personnes normales va accepter ce contrat à la con, qui va de base poser des relation bancales dans leurs couple. Bref, la romance est morte. Rajoutez à cela tout le staff qui gravite autours de Kyle et le fait que aucun des personnages ne semble être vraiment blanc, plus les petits détails du contrat que l’on n’a pas, et cette série à tout pour devenir glauque. Ça plaira peut être à certains, mais je vais passer.

Making history

Wibbly wobbly timey wimey stuff dans « Making history » sur la Fox.

Dan Chambers est professeur en informatiques dans une petite université du Massachusetts. A son époque, c’est un raté, alors que en 1775, il est quelqu’un, surtout grâce à ses références du futur. Seulement, à force de voyager dans le temps pour séduire la fille de Paul Revere, notre présent va se retrouver altéré. On mange du fish’n’chips, on boit du thé, bref la Révolution Américaine n’a pas eu lieu. Pour que tout rentre en ordre, Dan demande de l’aide à son collègue historien, Chris Parish.

Encore une série de voyage dans le temps, mais qui cette fois fait la part belle un l’humour sans prise de tête et repose surtout sur les références issues de la pop culture. Entre rythme survolté et blagues de geek, on a pas le temps de s’ennuyer et le cliffhanger de fin d’épisode nous promet pas mal de voyages temporels à venir. Bref, un bon divertissement sans autre ambitions que de nous faire rire.

Zone blanche

Esprit de la forêt ou serial killer ? dans « Zone blanche » sur la Une.

Le petit village de Villefranche est situé dans une zone blanche, c’est à dire une zone ou le GPS et les portables ne passent pas. Même les micro-ondes déconnent. C’est un petit village que rien ne différencie des autre avec sa forêt, sa scierie en faillite, si ce n’est un taux de criminalité étonnamment élevé avec 37 affaires de meurtres au compteur. Ah non, 38, une jeune femme viens d’être retrouvée poignardée et pendue dans les bois.

Et bien voilà. Quand on veut, on peut sortir de bonnes séries francophones. Bon rythme, bons acteurs, une forêt magnifique et angoissante, une intrigue tintée de surnaturel prenante et un humour qui viens alléger l’ambiance parfois pesante sans être lourd ni forcé. Pas mal de références à d’autres séries comme Twin Peaks ou Fargo, mais discrètes et bienvenues.

La série, diffusée actuellement sur La Une en Belgique sera disponible le mois prochain sur France 2.