Archives mensuelles : mai 2017

Paula

Coup d’un soir dans « Paula » sur la BBC 2.

Paula est professeur de chimie. Un soir, elle va succomber à la tentation en la personne de James, un jeune homme venu dératiser sa maison. Une nuit sans lendemain dont les conséquences vont s’avérer destructrices.

Conor McPherson nous offre ici une mini série en 3 épisodes avec une tension bien menée qui monte graduellement. Plus habitué aux histoires surnaturelles, les scènes nocturnes sont particulièrement travaillées. Il est plaisant de voir que l’on n’a pas d’un côté la gentille et de l’autre le méchant. Le personnage de Paula est loin d’être parfait, grincheuse, pointue, avec une famille dysfonctionnelle, elle en est d’autant plus humaine et réaliste, et c’est par ces travers que James, polygame violent, va s’immiscer dans sa vie et que tout cela va déraper. Un drama court et prenant à voir.

White Gold

Les VPR sont des FDP dans « White gold » sur la BBC 2.

En 1983, dans l’Essex, Vincent, un vendeur charismatique d’une vingtaine d’années, dirige une petite entreprise de vente de double vitrage. Avec un seul mot d’ordre pour lui et son équipe de vendeurs : ne pas hésiter à user de tous les stratagèmes pour assurer une vente auprès des clients potentiels…

Une série sympathique, drôle, mais sans morale. Nos VRP sillonnent les environs pour vendre des fenêtre en PVC (le plastique, le fameux or blanc du titre), se comportent comme des connards, le plus important étant qu’ils fassent une vente, réussissent et du coup s’offrent plein de cadeaux et rien pour contrebalancer leurs manière d’être; du moins, pour le moment. On rentre rapidement dans l’histoire avec de nombreux apartés avec le spectateur, le rythme est efficace et l’humour fait mouche. Bref, à voir.

Twin peaks (saison 3)

Après 25 ans d’absence, « Twin Peaks » est de retour sur Showtime!

Une mystérieuse boite à surveiller à New York, un meurtre atroce dans le Dakota du Sud, l’agent Dale Cooper toujours piégé dans la loge noire, son double maléfique est un putain de badass… Bienvenue à Twin Peaks.

Difficile de mettre des mots sur ces deux premiers épisodes. On ne nous ménagent pas comme dans la première saison où l’étrange montait graduellement et entrons directement dans l’univers Lynchien. Si vous n’aviez pas vu la série originale, vous risquez d’être décontenancés, voir largués, mais les fans y trouveront leurs compte. Niveau réalisation, c’est comme si le temps n’avais pas de prise sur Twin Peaks, jusque dans les effets spéciaux un peu cheap. On sent tout de même que l’on est en 2017 (ou juste sur showtime) avec des scènes de sexe ou de cadavres plutôt crades. Les changement de lieux (Dakota, New York, Las Vegas…) pourront en dérouter certains, les premières saisons restant focalisées sur Twin Peaks, mais au final, tout cela forme un tout cohérent (du moins autant que la série puisse l’être ^^). Bref, notre attente est grandement récompensée et on en redemande.

Elizabeth I

Replongeons une nouvelle fois dans la vie de la couronne britannique avec « Elizabeth I » sur Channel 5.

Après « Victoria » sur ITV, « The crown » sur Netflix ou les parodiques « The Winsors » et autres « Henry IX », voici « Elizabeth ». On est ici dans un docu-fiction en 3 parties mettant en scène la vie de la reine vierge. Notre premier épisode se concentre sur sa vie avant son accession au trône, entre manipulations, coucheries et trahisons. L’histoire et intéressante et bien interprétée, malheureusement, les narrateurs sont trop présents, voir omniprésents. Quel intérêt de faire un docu-fiction si on ne laisse pas les acteurs dialoguer? Ils sont juste là pour illustrer le propos et du coup, on pourrait très bien se passer des images. A voir tout de même par curiosité historique.

Downward dog

Une vie de chien dans « Downward dog » sur ABC.

Marvin se sent un peu délaissé par Nan, une femme travaillant comme communicante pour une firme de vêtements, alors qu’elle représente tout pour lui. Du coup, il se venge en détruisant des choses dans la maison, comme son projet pour sa prochaine campagne ou ses chaussures. Ah oui, Marvin est un chien…

Une série mignonne, avec un chien qui nous parle face cam et philosophe sur sa vie façon Woody Allen, mais qui est malheureusement bourrée de défauts. C’est beaucoup trop lent, avec un arc principal, les mésaventures de Nan au travail, dont on se désintéresse totalement et, malgré quelques bons gags, on se lasse très vite des élucubrations du canidé. Bref, on s’ennuie et les 20 minutes de l’épisode semblent durer une heure.

Jamestown

Des femmes à la conquête du nouveau monde dans « Jamestown » sur Sky1.

En 1617, un groupe de jeunes femmes anglaises quittent l’Angleterre pour la Virginie où elles vont rejoindre des hommes qui leurs ont payé la traversée et, quelque part, remonter le morale des pionniers.

Je ne saurai trop dire ce qu’il m’a déplus dans ce pilote. C’est bien filmé, pas trop mal interprété avec un aspect sous-traité de la conquête de l’Ouest et des enjeux féministes. Mais je me suis ennuyé d’un bout à l’autre de l’épisode malgré pas mal de scènes d’action et de violence. Peut être que au final les intrigues sont un peu trop simplistes ou que l’on a du mal à s’immerger dans l’histoire et les personnages. C’est dommage, le sujet étant intéressant.

Loaded

Fric et geeks dans « Loaded » sur Channel 4.

Quatre amis deviennent millionnaires du jour au lendemain après avoir vendu leurs société de jeu vidéo pour la modique somme de 246 millions de livres. Mais cette soudaine richesse ne risque t’elle pas de changer les simples geeks qu’ils étaient?

The IT crowd, Silicon Valley, Community, le geek c’est chic et ça fait vendre. Ici, malheureusement, on a un peu de mal à croire aux personnages, peut être parce que, et d’un sens c’est tant mieux, il ne répondent pas au stéréotype du geek ou du développeur mais plus de l’anglais moyen. Mais ça reste un frein quant à l’attachement et à l’identification aux personnages. L’humour est présent, mais à du mal à nous atteindre et tombe souvent à plat. On sent que la série se cherche et tente plein de choses, mais pour le moment, ça ne fonctionne pas.

Spirit riding free

Le cheval c’est génial, dans « Spirit Riding Free » sur Netflix.

Fortuna, dite lucky, vient de quitter la grande ville pour un petit village de l’ouest américain, où on père étend le réseau du chemin de fer. Dès son arrivée, elle assiste à la capture d’un magnifique cheval sauvage. C’est le début d’une belle amitié entre la jeune fille et l’animal.

Nouvelle collaboration entre Dreamworks Animations et Netflix, cette série est basée sur le film d’animation éponyme sorti en 2002, mais n’en reprend rien à part le personnage-titre. Techniquement, c’est un peu en-deçà de ce à quoi le studio nous avait habitué : les modélisations sont assez sommaires et les personnages parfois mal intégrés au décor. Mais une fois la première impression dépassée, on oublie ces travers en faveur de l’histoire. Et celle-ci, bien que pas très originale, est fort sympathique, avec notamment un plaidoyer contre la domestication forcée d’animaux sauvages, lucky rendant sa liberté à Spirit en fin d’épisode. Ajoutez à cela de belles chevauchées dans de grands espaces sous le soleil couchant, et vous obtenez une série d’animation sympathique qui a le bon goût de ne pas prendre les petites filles pour des idiotes.