Archives mensuelles : juin 2017

Tales

Si le rap m’était illustré… « Tales » sur BET.

Dans une Amérique inversée où les noirs vivent dans les beaux quartiers et les blancs dans le ghetto, Un jeune homme va mourir, victime de brutalités policières.

A l’image de « Empire », « The get down » ou « Atlanta », « Tales » va nous proposer une histoire du hip-hop. Seulement, grosse différence, on a droit ici à une anthologie ou chaque épisode va adapter librement les paroles d’un titre iconique du rap US. Pour ce premier épisode « Fuck da police » du groupe N.W.A. L’intelligence de ce premier épisode est d’avoir échangé les perspectives, ce qui va permettre au public blanc de se projeter dans une réalité qui n’est pas la leurs. Malheureusement, je doute qu’ils soient nombreux à regarder « Black Entertainment Television ». Les situations restent réalistes et arrivent à échapper à la caricature. Je ne sais pas encore quel sera le parti-pris pour les autres épisodes, le second allant adapter le titre de Paula Abdul « Cold Hearted » mais notre ambitieux pilote de deux heures annonce une bonne série en devenir.

The mist

Quelque chose dans le brouillard, dans « The mist » sur Spike.

Une brume étrange qui a recouvert la petite ville de Bridgton et quelque chose semble s’y cacher, poussant ses habitants à se retrancher dans le supermarché.

Après « Under the dome » et « 11/22/63 », nouvelle adaptation d’un roman de Stephen King en série. Le roman est parfaitement adapté pour cette chaîne produisant des séries à petit budgets, une machine à fumée suffisant pour créer la menace. Comme dans le livre, nous partons sur un huis-clos, mais en introduisant de nouveaux lieux et personnages afin d’étoffer l’histoire et cela n’est en rien dérangeant. Mais du coup, on a droit à une mise en place plutôt longue avant de rentrer réellement dans le vif du sujet. Un rythme un peu trop lent donc dans ce premier épisode pour une série d’horreur, mais la fin de notre pilote semble nous promettre une suite intéressante. Espérons que la série saura tirer les leçons, positives comme négatives, des adaptations précédentes de l’univers de Stephen King.

Free Rein

Vous reprendrez bien un peu de cheval, dans « Free Rein » sur Netflix.

Zoe est une ado de Los Angeles qui va passer quelques jours de vacances en Angleterre chez son grand père. Alors qu’elle part à la recherche de sa petite sœur qui, s’acclimatant mal à la campagne britannique, à décidée de se barrer à la recherche de Wifi, elle va tomber sur Raven, un splendide cheval qui a également décidé de fuguer.

Après « Spirit », Netflix récidive avec « Free Rein » dans la catégorie « Le cheval c’est trop génial ». Rien que du bien classique ici, bien formaté, avec notre héroïne seule capable de dompter notre équidé rebel, de nouvelles amies toutes fans de poney (et c’est « horsome!!! ») et un beau et mystérieux jeune homme qui travaille au haras. Bref, déjà vu et revu, sans imagination, mais bon, ça plaira aux petites filles, c’est étudié pour.

GLOW

Cat fight dans « Glow » sur Netflix.

Ruth est une actrice qui passe de castings en castings sans trouver de rôle. Une productrice va l’orienter vers une production peu… conventionnelle. Une émission TV de catch féminin.

Au début, j’avais quelques doutes sur cette nouvelle production Netflix. Le pitch me rappelait furieusement celui de « Héroïnes » sur Arte, la crise sociale en moins. Et puis apparut Alison Brie (Community), débarrassée de son image de gamine. Le premier épisode n’est pas forcément encourageant, beaucoup de personnages à présenter, la chorégraphie du catch pas encore présente avec des mouvements plus que brouillon et quand Ruth, évincée du casting reviens pour montrer qu’ils ont besoin d’actrices, sa performance n’est pas convaincante. Mais dès l’épisode 2, puis 3, les choses finissent par se mettre en place beaucoup plus efficacement et on entre enfin en plein dans l’histoire et ses personnages hétéroclites. Bref, une série qui mérite qui mérite que l’on aille au delà de la première impression. Vous y viendrez peut être pour le catch, mais vous y resterez au final pour l’histoire.

Riviera

Explosion fatale sur la côte d’Azur dans « Riviera » sur Sky Atlantic.

Georgina, épouse du milliardaire et collectionneur d’art, Constantine Clios, assiste à une vente aux enchères quand son mari est tué dans une explosion à bord d’un yacht appartenant à un riche et puissant trafiquant d’armes russe. Elle décide alors de mener elle-même son enquête.

Une histoire policière plutôt classique, avec son ambiance de luxe, ses personnages classes, son fric, ses dialogues en français sensé être glamour mais du avec un accent anglais qui ruine tout, bref, pas mal de déjà vu. Rajoutez à cela une réalisation beaucoup trop lisse, trop propre et vous obtiendrez une série plate qui fait passer le temps, mais sans grande ambitions et facilement oubliable.

Fearless

Une avocate sans peur qui défend les causes perdues dans Fearless, sur Itv.

Emma Banville est une avocate spécialisée dans les droits de l’homme qui a l’habitude des cas désespérés. Elle va tenter de faire innocenter Kevin Russell, qui est en prison depuis 14 ans pour le meurtre d’une lycéenne.

On est ici dans un thriller efficace mais plutôt classique : les apparences sont trompeuses, le passé trouble des personnages remonte à la surface, la police et les figures d’autorité font tout pour empêcher notre héroïne de découvrir la vérité… Bref, le sujet est maîtrisé, mais on a déjà vu ces choses-là plusieurs fois ailleurs. Et c’est ce qui pèche un peu dans cette série : cela manque d’originalité, et à part l’héroïne, interprétée avec brio par Helen McRory, impeccable dans ce rôle de femme à poigne, on n’est pas vraiment marqué par les protagonistes de l’enquête. Malgré ces points négatifs, cette mini série en six épisodes a tout ce qu’il faut pour satisfaire les amateurs d’enquêtes à tiroirs menées par un personnage charismatique. À voir.

Blood drive

Les fous du volant version très très trash, c’est Blood Drive, sur Syfy.

Dans le lointain futur de 1999, une pénurie d’essence a plongé le monde dans le chaos. Cependant, une course illégale et mortelle est organisée : « Blood Drive », dans laquelle les véhicules roulent non pas à l’essence, mais au sang humain.

Si vous avez vu le Dyptique de films « Grindhouse » de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, vous aurez une bonne idée de ce qu’on vous propose ici. Dans un délire constant et parodique, on retrouve pèle-mêle tous les éléments issus du cinéma d’exploitation dont la série s’inspire : du gore, du sexe, des personnages caricaturaux, des véhicules improbables, des pom-pom girls, une femme à barbe… On ne serait pas étonné de voir dans les épisodes suivants quelques vampires et autres nazis. Le tout est très bien ficelé, et le rythme est très efficace. À moins d’être allergique au gore dégueulasse, car il y en a en abondance, on aurait tort de bouder son plaisir.

Juste un regard

Papa est parti chercher le petit déjeuner dans « Juste un regard » sur TF1.

Eva Beaufils vie une vie de carte postale lorsqu’elle reçoit une photo de Bastien, son époux, par la poste. On l’y voit jeune, en compagnie d’autres personnes dont une femme au visage rayé. Depuis, ce dernier se comporte bizarrement puis fini par disparaître un matin, laissant leurs deux enfants seuls dans un hôtel.

Énième adaptation d’un roman de Harlan Coben, la mini-série en 6 épisodes ne brille pas par son originalité, mais bon, pour du TF1, on a déjà eu droit à bien pire. Encore une histoire de bonne famille BCBG, encore du lourd passé qui remonte à la surface, encore un méchant noir énigmatique (car oui, il y a un seul black et c’est le méchant) et puis, tiens, pourquoi pas un gamin limite autiste. Le scénario sent le réchauffé, les situations puent le déjà vu, mais bon, pour une fois, on a un peu moins droit au jeu froid à la française et certains décors naturels sont très bien rendus. Mais bon, ce n’est pas suffisant pour sauver l’ensemble.

The Loch

Chimère et macchabée dans « The Loch » sur ITV.

A Carn Mohr, aux abords du Loch Ness, un amas d’ossements et viscères sensé être le cadavre du célèbre monstre va être retrouvé. Seulement, au milieu de de cette mise en scène montée par des jeunes pour une prank va se trouver un cœur humain.

Cette mini-série policière en 3 épisodes nous offre un point de départ original, avec une bonne mise en scène et de superbes décors. Seulement, le rythme mon dieu, le rythme quoi! C’est d’une leeeeeeenteur!!! Ça pose une certaine ambiance certes, mais au final on s’ennuie. C’est dommage, parce que tant scénaristiquement que visuellement, il y a vraiment un bon travail, mais au final, tout ce que l’on retiens, ce sont nos bâillements.

Claws

Mafia et manucure dans « Claws » sur TNT.

Bon ben, il y a des manucures, des mafieux, du fric, ça baise, ça crie, ça saigne et… ben voilà.

Cette série avait tout pour plaire, un thème un peu décalé, un casting solide, un bon rythme, mais… ça ne prend pas. J’ai été largué dès le début, surement à cause de trop d’accents incompréhensibles simultanés, c’est brouillon, ça part un peu trop dans tous les sens, bourré de clichés (sur la mafia russe notamment en prise avec notre héroïne), de sexe gratuit n’apportant rien à l’histoire, de déjà vu. On tente des trucs par moment au niveau de la réalisation, mais du coup, ça détonne trop avec le reste et ne fonctionne pas. Bref, vous ne ratez rien.