Archives mensuelles : août 2017

Disjointed

La weed c’est rigolo dans « Disjointed » sur Netflix.

Ruth, ancienne militante pour la légalisation de l’herbe, est aujourd’hui gérante d’un magasin où on vend du cannabis médicinal. Seulement, problème, son fils aimerait crée une franchise de la petite boutique pour drogués … heu … malades.

Cette nouvelle sitcom de Chuck Lorre (the big bang theory) aurait pu être bien. Seulement, l’humour y est laborieux, les personnages stéréotypés à l’extrême, l’intrigue est prévisible. A la limite, les quelques intermèdes peuvent être drôle, du moins quand on ne nous rabâche pas 50 fois la même blague au cas où on ai pas compris la première fois. On regarde un peu pour cette pauvre Kathy Bates (American horror story) qui est desservie au possible par la nullité d’un scénario manquant cruellement de profondeur. Bref, poubelle.

Get Shorty

De la mafia au cinéma, il n’y a qu’un pas dans « Get shorty » sur Epix.

Miles Daly est un petit truand de Los Angeles travaillant pour la mafia locale. Après avoir descendu un scénariste en galère, il se retrouve avec entre ses mains un script non réalisé avec du potentiel qu’il va décider de produire.

La série est une adaptation du film éponyme sorti en 1995. On nous propose ici une plongée cynique dans le monde hollywoodien. Si le sujet est pour le moment bien traité, notre pilote se perd en longueurs et est beaucoup trop sérieux. Un manque cruel de légèreté et d’humour par rapport au thème traité se fait ressentir, surtout quand on connait le potentiel comique de Chris O’Dowd (the IT crowd). Mis à part cela, on a tout de même droit à une histoire décalée intéressante qui mérite qu’on lui laisse sa chance.

DuckTales 2017 – Easter Eggs

Beaucoup de détails cachés dans le premier épisode de DuckTale diffusé le 12 août dernier. Après pas mal de recherches, je pense en avoir découvert une très grande partie.

Tout d’abord, nombre de tableaux de Carl Barks, le créateur de Picsou, sont disséminés tout au long de l’épisode.

Webby (Zaza) aime les conspirations, nous aussi ^^

D’ailleurs, en parlant de Webby…

Dans le mini-musée de Picsou, pas mal de références également

Dans la seconde partie de l’épisode, quelques références sous-marines

Quelques allusions aux autres séries du Disney Afternoon

Quelques citations qui ne sont pas dues au hasard

Et enfin, deux petites références diverses, sans rapport avec Disney

Pour ceux qui désireraient en savoir un peu plus, nos deux pilotes short consacrés à la série originelle de 1987 et au reboot de 2017 sont toujours visionnables sur youtube

Et si vous découvrez d’autres easters eggs, n’hésitez pas à me les faire partager en commentaire.

Marlon

Le divorce c’est rigolo, dans « Marlon » sur NBC.

Marlon Wayne est une star des réseaux sociaux. Il est resté un grand enfant et entraîne régulièrement son ex-femme, Ashley, ainsi que leur deux enfants, dans ses idioties. Mais tout ceci est chamboulé lorsque Marlon s’aperçoit qu’Ashley a rendez-vous avec un autre homme.

Vous vous souvenez forcément de la sitcom « My wife and kids », alias « Ma famille d’abord » par chez nous. Elle mettait en scène une famille black plutôt aisée dans leurs petits tracas du quotidien, et avait pour star le père, joué par Damon Wayans. Eh bien ici, c’est assez similaire, mais avec son frère, Marlon Wayans (connu notamment pour la série de films « Scary Movie ») aux commandes. Certes, on devine que Marlon est Youtubeur, même si le mot n’est jamais prononcé, et lui et son épouse sont divorcés, mais les différences s’arrêtent là : on a le même type d’humour, les mêmes rires enregistrés et les mêmes archétypes de personnages. Après, on sent que Marlon Wayans a mis énormément de lui-même dans cette série, et le résultat est sympathique et bon enfant, quoiqu’un peu daté. Si vous êtes nostalgiques de ces séries ou, au fond, tout le monde s’aime et ou tout finit bien, vous pourriez vous laisser tenter.

Mr Mercedes

Encore une adaptation de Stephen King avec « Mr Mercedes » sur Audience Network.

Un flic à la retraite pourchasse un homme ayant tué 16 personnes en les percutant à bord d’une Mercedes volée.

The Myst, The sinner, 11-22-63, Under the dome et j’en passe, Stephen King est à la mode ces temps-ci. Pas mal de ratés, mais notre pilote ici semble prometteur. On s’attarde pas mal dans la première moitié de l’épisode sur Bill Hodges, notre flic retraité depuis deux ans qui ne s’est jamais réellement remis de n’avoir pu attraper notre tueur à la Mercedes. Ce dernier viens le provoquer en hackant sont ordinateur, relançant un petit jeu de chat et la souris. La série joue avec nos nerfs en nous dévoilant rapidement l’identité du tueur qui s’amuse avec notre pauvre flic. Une histoire plutôt classique, mais tournée et réalisée efficacement ce qui nous donne envie de voir la suite. En espérant que cette série brisera le cycle d’adaptations désastreuses dont seule semble rescaper 11.22.63 pour le moment.

Manhunt: Unabomber

Profilers et serial bombeur dans « Manhunt: Unabomber » sur Discovery Channel.

L’agent du FBI, Jim Fitzgerald n’a qu’une obsession : mettre la main sur Ted Kaczynski, un criminel de renom, passé maître dans l’art de poser des bombes…

Basé sur le réel poseur de bombes Theodore Kaczynski, condamné à la prison à perpétuité le 4 mai 1998, la sérienous propose dans le pilote de nous immerger dans sa traque menée pendant deux décennies par le FBI. On se concentre sur la fin de l’enquête, dans les années 90 alors qu’il sévissait depuis 1978. Si vous aimez les explosions, vous allez être servis, si vous aimez les profilers, vous aurez votre dose aussi. Sinon… La mise en scène est lente, dépouillée, froide, voir austère. Ça nous permet de mieux nous concentrer sur le factuel, mais ça nuit quelque peu à l’immersion.

The defenders

Enfin tous réunis dans « The defenders » sur Netflix.

Daredevil a remisé son masque, Luke Cage sort de prison mais reste le héros de Harlem, Iron Fist continue de combattre la main et Jessica Jones picole.

Je suis assez partagé après avoir vu le premier épisode de la fusion du Marvel Univers Netflix. On a plaisir (ou pas selon les cas) à retrouver nos héros, les ambiances de chacune des séries étant bien respecté et Sigourney Weaver fait une méchante inédite très prometteuse. Mais c’est justement le respect de ces différents univers qui pèche. Ils sont trop marqués et du coup, ça manque d’unité, de cohérence. Sachant que nos héros ne se croisent pas au cours de l’épisode (alors que je m’attendais à voir la scène de l’ascenseur avec laquelle Netflix nous avaient teasé), on a l’impression que le pilote a été réalisé par 4 personnes différentes. A chaque personnage son ambiance colorée, ses tics de mise en scène et réalisation, et au final c’est décousu et inégal. 4 séries en une et non pas une seule série quoi. A voir comment ça va donner quand ils vont enfin se croiser et combattre la main de concert.

DuckTales (2017)

Picsou est de retour dans « DuckTales » sur Disney XD.

Donald se doit de confier ses neveux à son oncle archimiliardaire Picsou pour aller passer un entretiens d’embauche. Ces derniers, en compagnie de Zaza, commencent à fouiller dans le manoir et vont déclencher des catastrophes surnaturelles en série qui vont raviver la flamme aventurière de Picsou. Direction la cité perdue d’Atlantis.

Enfin! Des mois que j’attendais ça et DuckTales est enfin de retour. Et mes attentes ont été grandement récompensées. Pour ceux qui suivent la chaîne, vous savez qu’une vidéo sur ce reboot est en cours de préparation, donc je vais tâcher d’aller à l’essentiel. On a ici droit à un épisode double, clairement scindé en deux par le générique qui arrive en milieu d’épisode. Dans la première partie (résumée ci-dessus), on va surtout introduire les personnages tout en incluant en background de multiples références à l’univers des canards. Dans la seconde partie, on part réellement à l’aventure avec temple mystérieux et pièges en tous genres. Si vous n’avez pas eu le temps de vous habituer à la nouvelle animation des personnages via les multiples teasers disponibles en ligne, ça risque de vous faire bizarre en comparaison à la série originelle, mais on s’habitue très vite et le tout est au final très fluide et efficace. L’action et l’humour sont présents, le casting pour le doublage est impeccable. J’avais peur que ce reboot soit trop orienté enfant avec quelques détails pour contenter les vieux fans et geeks en tous genres, mais au final tout le monde y trouve son compte. La série débutera réellement le 23 septembre 2017, date anniversaire des 30 ans de la série d’origine.

The sinner

Psychopathe qui s’ignore dans « The sinner » sur USA Network.

C’est l’été, il fait beau, Cora Tannetti s’amuse sur la plage en famille, quand soudain, sans raison aucune, elle va poignarder à sept reprises un jeune vacancier. Harry Ambrose, le détective chargé de l’enquête, va chercher à comprendre ce qui a pu déclencher ce meurtre impulsif.

Basée sur un roman de l’allemand Petra Hammesfahr, la série nous plonge efficacement dans l’esprit de cette bonne mère de famille qui va sans raison péter un plomb. On sent que quelque chose cloche, mais comme l’enquêteur, on arrive pas à mettre le doigt sur ce que c’est. On alterne flash back dans l’esprit de Cora, moments plus pesants et dramatiques de l’affaire à proprement parler et un motif intriguant qui se répète dans l’esprit de notre tueuse. Les acteurs sont plutôt bons, la mise en scène lente et pesante colle bien à l’histoire, le petit twist de fin d’épisode nous donne envie d’en savoir plus, mais il manque un petit je ne sais quoi qui m’empêche d’adhérer totalement à l’histoire. A voir selon comment le voyage dans le subconscient de Cora va être développé.

La bouse

La lose dans « la bouse » sur OCS.

Eric, Nono et François, trois frères, héritent d’une des plus belles fermes du Morvan. Seulement ils se révèlent les pires fermiers de toute l’histoire de l’agriculture. Pour ne pas finir sur la paille ils décident d’user de tous les moyens légaux et illégaux pour augmenter la production et ainsi surpasser leur voisine, Pauline Leroy, jeune ingénieure agronome spécialisée dans l’agriculture biologique.

Déjà, on a droit à un générique par GiedRé, ce qui fait toujours plaisir. Mais ça s’arrête à peu près là. Les gags sont lourds, téléphonés et déjà-vu. Les rebondissements sont prévisibles au possible. Le jeu des acteurs est plat au possible et empêche toute immersion. Seul François Pain-Douzenel dans le rôle de Nono, un gros balourd un peu bêta s’en sort bien. C’est dommage car OCS nous avait habitué à bien mieux en fiction française et traiter de la malbouffe et des problèmes du monde agricole en mettant en scène une bande d’incapables était un bon angle d’attaque.