Archives mensuelles : septembre 2017

Marvel’s inhumans

Le début de la fin, c’est « Marvel’s Inhumans », sur ABC.

La race des inhumains vit cachée dans le royaume d’Attilan, sur la lune. A la suite d’un coup d’état orchestré par l’un d’entre eux, la famille royale est séparée et ses membres exilés sur terre, à Hawaï.

Quand c’est raté, c’est raté. Et là, c’est un ratage aux proportions épiques, d’une ampleur jamais vue pour Marvel. D’abord envisagée comme un film, cette adaptation du comics éponyme est devenue une série en huit épisodes, aux moyens colossaux, allant jusqu’à diffuser le pilote en salles obscures, en IMAX qui plus est. Tout ça pour se retrouver avec un scénario alambiqué, long et ennuyeux, une galerie de personnages dont on nous présente à peine les pouvoirs et les motivations. Un comble : le seul qui tire son épingle du jeu est le méchant, joué par Iwan Rheon, déjà remarqué pour son rôle de psychopathe dans Game of Thrones… Et on aurait presque envie de le voir arriver à ses fins, tant les « gentils » suscitent peu d’empathie. Bref, voilà un bien beau gâchis, où même les amateurs de super-héros ne trouveront pas leur compte.

The magic school bus rides again

On repart pour un tour avec « The magic school bus rides again », sur Netflix.

C’est la rentrée à l’école de Walkerville, et Arnold, qui déteste le changement, est rassuré de voir que tout est resté à sa place. C’est sûr, il y a une nouvelle élève, mais il devrait s’y faire, une fois que la prof de science, miss Frizzle, arrivera, pile à l’heure comme à son habitude… Mais quoi ? Elle est en retard ? Et c’est une autre miss Frizzle ?

Le bus magique est une institution dans le petit monde des programmes éducatifs destinés au jeune public. Entre 1994 et 1997, miss Frizzle (mademoiselle Bille-en-tête, chez nous) et ses élèves nous avaient fait découvrir les merveilles des sciences et de la nature, à travers 52 épisodes. 20 ans plus tard, Netflix nous propose cette version remise au goût du jour, qui s’inscrit dans la continuité de la précédente : une nouvelle élève et une nouvelle mademoiselle Bille-en-tête, la jeune sœur de la précédente, mais à par ça, on est en terrain connu. On part toujours en expédition à bord du bus pour apprendre plein de choses, la fragilité de l’écosystème des Galapagos dans ce premier épisode. Le nouveau graphisme est plus moderne, mais pas trop, et l’ancienne doubleuse de Mlle Bille-en-tête, dont on sent qu’elle a un peu vieilli, est toujours là, même si reléguée aux segments explicatifs de fin d’épisode. Bref, c’est toujours aussi intéressant, et on passe un bon moment à apprendre plein de choses. Que demander de plus ?

Will and Grace

On prend les mêmes et on recommence dans « Will and Grace » sur NBC.

Tout cela n’était en fait qu’un rêve, Will et Grace sont célibataires, partagent le même appartement et n’ont pas eu de gamin ensemble. Bref, on efface tout et on recommence tout onze ans après.

Nouveau déterrage de série. Après X-Files, Full House, Twin Peaks et j’en passe, voilà Will and Grace. Pas grand chose à dire ici, si ce n’est que les fans, même septiques, y trouveront leurs compte. C’est comme si les années n’étaient pas passées. Tout est là à l’identique, nos éternels collocs platoniques n’ont pas bougés et on pardonne le tour de passe passe excluant le bourbier dans lequel les scénaristes avaient englués nos héros. Après, la série ne cherche pas à se renouveler, mais bon, n’est ce pas ce que les spectateurs cherchent? Du Will and Grace pur jus.

Big Mouth

Le monstre de la puberté dans « Big mouth » sur Netflix.

Nick et Andrew sont amis de longue date. Seulement, ils vont être frappés par la puberté et lorsque Nick verra que le pénis de Andrew est plus gros et poilus que le sien, sa vie va être remise en question.

Cette série créée par Nick Kroll et Andrew Goldberg (scénaristes sur Family Guy) aborde pas mal de problèmes liés à l’adolescence (montée des hormones, premiers flirts, premières règles, pollutions nocturnes…) avec beaucoup d’humour et de façon très imagée. Andrew est le jouet du monstre des hormones, Nick prend des conseils du fantôme de Duke Ellington,des tampons géants chantent les règles et j’en passe. Bref, ces problèmes sont efficacement dédramatisés. On sent les Griffins dans l’animation, mais l’histoire nous fait vite oublier cette influence. Bref, une très bonne série d’éducation sexuelle qui nous parle avec humour sans mâcher ses mots.

Bad blood

Mafieux canadiens dans « Bad blood » sur City.

28Dans les années 90, Rizzuto a réussie à unifier autour de lui la mafia de Montréal, plaque tournante de la drogue dans le nord de l’Amérique. Aujourd’hui, emprisonné pour les meurtres de trois membres de la famille Bonanno, il voit l’empire qu’il a construit s’écrouler petit à petit.

Une série de mafieux plutôt classique, ni bonne ni mauvaise, dans la moyenne. On a droit aux poncifs du genre, mais sans que ce soit trop lourd, la réalisation et le rythme sont corrects, l’histoire bien que peu originale reste intéressante, les acteurs s’en sortent bien. Bref, pas très originale, mais ça fait le job. A regarder pour passer le temps.

SEAL team

Du patriotisme dans « SEAL team » sur CBS

Le quotidien professionnel et personnel des membres de la plus haute unité d’élite des Navy SEALs, qui s’entraînent, planifient et exécutent les missions les plus dangereuses à la demande du gouvernement américain.

Les chaînes sembles vouloir délaisser le policier pour nous offrir des séries plus punchies, du mois c’est ce que laisse penser la programmation coup de « The Brave » et « SEAL Team ». Ici, on est moins dans « GI Joe » et plus dans« Call of duty » à grand renfort de technologie de pointe. Notre équipe d’élite s’en va aux quatre coins du monde défendre les belles valeurs de l’oncle Sam… et c’est chiant. C’est pas parce que ça tire partout avec un montage rapide que ça va rendre l’histoire intéressante. Les personnages sont grossièrement écrits et manquent de profondeur (malgré les scènes de David Boreanaz chez le psy en mode post trauma), l’histoire est bâclée, bref, on décroche vite. Au moins, les amateurs de « Call of » se régaleront.

Law and Order: True crime

L’affaire Menendez dans « Law and Order: True crime » sur NBC.

En 1994, Joseph Lyle Menéndez et son frère Erik Galen sont jugés pour le meurtre de leurs parents. Remontons les événements.

Cette série est clairement une réponse de NBC à FX et son « American crime story ». Ici aussi, on a droit à une anthologie de grands crimes qui ont passionnés l’Amérique. Après l’affaire O.J. Simpson (sur Fx donc) voici l’affaire Menendez, avec son lot de suspens et surtout de procès puisque, pour pouvoir rentrer ça dans le calendrier de la chaîne, on en a fait un spin-of de Law and order, avec tous les tics de réalisations qui vont avec; jeu froid, lourdeurs, pathos et scènes entrecoupées de « ♪ thum thunk ♫ ». Bref, une affaire intéressante, mais desservie par une réalisation calquée sur la série mère. Enfin, si vous aimez « New York, police judiciaire », vous serez ravis.

Ghosted

Détectives paranormaux malgré eux dans « Ghosted » sur la Fox.

Leroy, un ancien flic de la LAPD devenu gardien, et Max, un ancien universitaire de Stanford devenu bibliothécaire, se font kidnappés par le bureau pour devenir des agents et enquêter sur des phénomènes paranormaux.

Une série sympathique, avec du potentiel, mais qui ne va pas assez loin. Le duo Craig Robinson et Adam Scott fonctionne plutôt bien avec l’illuminé persuadé que sa femme a été enlevée par les aliens et le septique qui va en mission a contre cœur, même si la mécanique de réparties entre les deux acteurs semble trop bien huilée. Malgré le fait que ça passe sur la Fox, on sent un manque de moyens avec un nombre d’acteurs très réduits et des décors parfois un peu cheap. Cette série aurait peut être plus eu sa place sur une chaîne du câble où elle aurait plus eu la place de se développer librement que sur une major. A voir tout de même.

La série débutera le 1er octobre, sur la Fox donc.

The brave

Les gentils américains contre les méchants terroristes,c’est « The Brave », sur NBC.

Le docteur Kimberly Welles travaille pour Médecins Sans Frontières, en Syrie. Un jour, alors qu’elle rentre chez elle, elle est kidnappée par des terroristes. Patricia Campbell, la directrice adjointe de la D.I.A, va guider à distance Adam Dalton et son équipe des forces spéciales pour libérer la jeune femme.

Vous espériez de la subtilité et une vision réaliste et humaine du monde musulman ? Perdu : on est ici clairement dans les clichés et la propagande patriotique. On se croirait presque dans un épisode live-action de G.I Joe : les personnages sont réduits à des stéréotypes ; le beau blond qui est bien entendu le chef, le noir qui évidement sait démarrer un voiture avec les fils, l’arabe dont on se méfie parce qu’il est musulman, et la femme, parce qu’il en faut bien une… La technique est bonne et tout ceci se laisse regarder, si c’est votre truc… Mais laissez votre cerveau au vestiaire.

Me, myself and I

Crise d’adolescence, de la quarantaine et e la soixantaine dans « Me, myself and I » sur CBS.

Alex ado arrive dans une nouvelle ville, il ne sait comment s’intégrer et bien se faire voir, surtout auprès de la belle Nori. Alex, adulte ne parviens plus à trouver l’inspiration pour de nouvelles inventions. Alex âgé doit revoir son mode de vie après avoir fait une crise cardiaque.

Cette nouvelle série de Dan Kopelman (Malcolm in the middle) nous propose de découvrir la vie d’un personnage à travers trois époques de sa vie. L’exercice est intéressant, les différents segments temporels s’entrecroisent plutôt bien en fin d’épisode, mais les histoires en elles mêmes ne brillent pas par leurs originalités (la honte au bal du lycée, la panne d’inspiration, la vie qui démarre après la retraite pour ce premier épisode). On a donc droit à une série correcte, sympathique, qui se laisse regarder et qui, malgré un angle d’attaque plutôt original, reste au final assez classique.