She’s gotta have it

Être une femme libérée, dans « She’s Gotta Have It », sur Netflix.

Nola Darling n’en fait qu’à sa tête : Elle vit à Brooklyn, est artiste peintre, cinéphile accomplie… Elle a aussi trois amants : Jamie, le trader plein aux as, Greer, le bodybuilder narcissique, et Mars, le jeune chien fou qui la fait rire. Chacun la voudrait pour lui seul, mais Nola ne l’entend pas de cette oreille : Elle est libre et ne veut appartenir à personne.

Spike Lee nous propose une remise au goût du jour de son film éponyme sorti en 1986. Et il est assez perturbant de voir qu’une des scènes emblématiques, un défilé de personnages draguant très lourdement Nora dans la rue à coups de propos salaces, est toujours terriblement d’actualité, même reprise à l’identique. On a droit à une réalisation très léchée, ou la musique est omniprésente, au point qu’on nous montre même les pochettes des morceaux emblématiques de la bande-son entre les scènes. Le sexe est très présent sans être graveleux, et on a en prime de nombreuses références cinéphiles venant appuyer un propos engagé et féministe, qui sait tout de même rester drôle. Bref, une réussite.