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Time after time

Serial killer et voyage dans le temps dans « Time after time » sur ABC.

Afin de préparer un futur roman, H.G. Wells à fabriqué une machine à voyager dans le temps. Seulement, Jack l’éventreur va utiliser la machine afin d’échapper à la police et va se retrouver propulsé en 2017. A ses trousses Wells va tout faire pour l’empêcher de perpétrer des meurtres dans notre présent et le ramener en 1893.

A l’origine, il y avait un roman de Karl Alexander déjà porté à l’écran en 1979. Il est donc ici remis au goût du jour avec l’ajout de nouveau personnages afin de développer un peu plus l’intrigue… enfin, si on peu parler d’intrigue. Le problème est qu’il y a trop de séries sur le voyage dans le temps et que celle ci manque cruellement d’imagination. Le méchant qui s’adapte vite à la nouvelle époque et le gentil en décalage, un brin de flirt avec la directrice d’une rétrospective H.G. Wells, une parente éloignée à qui Wells a rendu visite dans le passé afin d’avoir de l’aide dans sa mission et j’en passe… C’est du vu et revu et c’est prévisible au possible. C’est dommage parce que le rythme est bon, les acteurs ne sont pas mauvais. Mais sans réel scénario derrière, on a juste un truc complètement vide.

When we rise

40 ans de combats LGBT dans « When we rise » sur ABC.

01San Francisco, dans les années 70. Un jeune homme de 18 ans quitte le cocon familial par peur que son père ne lui inflige des traitements pour le guérir de son homosexualité. Une jeune femme grâce à un groupe de soutiens se rendre compte qu’elle peut avoir une vie de famille sans pour autant avoir une vie hétéro-normée. Un soldat est rapatrié de la guerre du Vietnam après la mort de son amant.

La série nous propose des portraits croisés de ces personnes qui vivent leurs homosexualité à une époque où la chose n’était pas aussi acceptée qu’aujourd’hui. Un retour en arrière malheureusement nécessaire en ces temps de Trump ou de Manif pour tous. Nous avons droit à des portrait simples de ces personnes qui luttent pour l’acceptation de leurs « différence », renforcé par quelques extraits documentaires et le témoignage historique (dispensable) de Dustin Lance Black. Pas mal de guest comme Whoopy Goldberg, Rosie O’Donnell et Guy Pearce sont présentes mais restent discrètes, en arrière plan.

Les 8 épisodes de la série seront diffusé à partir de ce soir sur Canal + et ce jusqu’au 4 mars.

Newton’s law

Quand une conseillère juridique revient au barreau, ça donne « Newton’s Law », sur ABC Australie.

Joséphine Newton, autrefois brillante avocate, n’a pas une vie facile : son mariage s’écroule, sa fille se détourne d’elle, et un client mécontent met le feu à son bureau, anéantissant son affaire de conseil juridique. Lorsqu’un jeune et beau confrère lui propose de rejoindre son cabinet pour plaider à nouveau de vraies affaires, elle refuse par fierté, puis finit par accepter.

On est ici dans une série assez classique sur l’univers des tribunaux, avec une avocate un peu rouillée qui reprend très vite ses marques. Les acteurs sont bons, et le cadre intéressant, mais quelque chose manque pou rendre l’ensemble palpitant : tout est un peu trop sage et propre par rapport à l’univers souvent glauque ds séries actuelles. Les personnages sont attachants mais sans réels défauts, ce qui les rend sympathiques mais pas forcément inoubliables. L’enquête et sa résolution restent convenues et un peu trop simples, même si elles sont efficaces. Bref, si vous cherchiez une série gentille et sage sur l’univers légal, celle-ci pourrait vous satisfaire.

American housewife

Et une série familiale de plus sur ABC avec « American housewife ».

Katie Otto et sa famille se sont installés dans la ville de Westport car le collège local offre un programme adapté pour sa fille qui souffre de troubles obsessionnels du comportement. Seulement, du fait de son surpoids et de l’attitude bobo hipster du voisinage, elle ne se sent pas particulièrement bien intégrée. Ce jusqu’à ce qu’une nouvelle, plus grosse qu’elle, vienne s’installer dans la maison d’à côté.

Mouais, bof. Pas grand chose à garder ici. Du vu et revu. Katie passe son temps à nous parler en aparté et dans ses pensés et va avoir deux objectifs, assumer son poids dans un voisinage de pin-up et faire que ses enfants de deviennent pas des hipsters mais restent vrais. Les aventures de la seconde plus grosse femme au foyer de Wesport? Sans intérêt.

Conviction

Faire libérer des détenus emprisonnés à tord, c’est la mission des héros de « Conviction » sur ABC.

Hayes Morrison est juriste et surtout fille de l’ex président des États-Unis. Elle se retrouve contrainte à rejoindre une équipe juridique dirigée par Conner chargée de revisiter des enquêtes afin de faire libérer des prisonniers condamnés à tord. Avocats, experts et enquêteurs devront mettre les bouchées doubles pour innocenter ces détenus.

Je n’ai pas accroché à la série à cause de son personnage central, Hayes Morrison interprété par Hayley Atwell. Elle est égocentrique, superficielle, et n’a pas vraiment envie de travailler, préférant sa vie mondaine. La relation qu’elle entretiens avec Conner est ambiguë. C’est étonnant qu’ils ne se soient pas grimpés dessus à la fin du premier épisode tellement la tension sexuelle est palpable. Et puis… elle joue mal, toutes ses répliques nous sont balancées sur un ton monocorde… C’est dommage parce que le reste de l’équipe semble sympathique mais est sous-exploitée. L’enquête en elle même est plutôt classique, ni bonne ni mauvaise, dans la moyenne de la production actuelle. Vous pouvez passer à côté sans soucis, on ne vous en voudra pas.

Dr Ken

Si il y a bien un comédien qui a été révélé par « Community », c’est bien Ken Jeong. Le voilà star de sa propre série, « Dr ken », débutée vendredi dernier sur ABC.

Le Dr ken Park est médecin dans un cabinet médical, mais également père de famille. Le jour où sa fille obtiens son permis de conduire il accepte a contre cœur de lui laisser les clés de sa voiture, mais ne peux s’empêcher d’installer une application sur son portable pour espionner sa fille.

Cette série aurait pu être très bien … il y a 20 ans. On est dans une sitcom à l’ancienne, avec des blagues datées, des rires en boite, une manière de jouer d’un autre temps (arg, le gamin qui prend la pause avant de balancer une mauvaise punchline!), et que ça saute par dessus le canapé pour empêcher sa femme de décrocher le téléphone, et que les dialogues sont une suites de mauvaises vannes déjà entendues 50 fois, et que c’est mauvais, et que je vais m’arrêter là. Hop! Poubelle.

Blood and oil

Second pilote pour ABC hier, « Blood and oil » créée par Josh Pate et Rodes Fishburne.

L’histoire est basée sur un fait réel, la découverte de l’un des gisement de pétrole les plus importants des États Unis dans le Dakota du Nord en 2006. Billy et Cody Lefever abandonnent leurs ancienne vie pour partir faire fortune sur la formation de Bakken. Après nombre d’infortunes à leurs arrivée, ils auront vent de l’existence d’une parcelle qui intéresse Hap Briggs, le magnat local, et réussiront à le devancer.

Comme le titre de la série le laisse entendre, peu de surprise, c’est « Dallas »… Drame, trahison, magouille, revenge, fils indigne, rêve américain, tout est là. Par contre, c’est laborieux et avec de très grosses ficelle. En un épisode, le héros perd tout, trouve du travail puis se fait licencier à cause du fils de son patron, apprend que sa femme est enceinte, et gagne son premier million de dollars. J’ai vu des épisodes des « feux de l’amour » plus crédibles… J’ai eu du mal à m’attacher au personnages et me suis un peu perdu dans la narration (pour finir tout de même par retrouver le fil sur la fin). Comme dit précédemment, c’est assez dur de réussir un épisode pilote dans la mesure où on a énormément d’informations à donner pour poser les personnages et l’action principale sans pour autant perdre les spectateurs, tout en leurs donnant envie de voir la suite. Ici, j’ai pas accroché, mais si vous voulez voir un « Dallas » contemporain, pourquoi pas.

Quantico

Deux nouvelles séries débutées hier. Tout d’abord « Quantico » créée par Joshua Safran et Mark Gordon et diffusée sur ABC.

Ne vous fiez pas au titre, rien a voir avec la physique quantique. Quantico est le nom d’un centre du FBI où de jeunes recrues vont êtres formées et nombre de leurs compétences renforcées. Seulement, il se trouve que, sur l’une des 50 nouvelles recrues, l’une d’entre elles va commettre 9 mois plus tard un attentat d’une violence équivalente à celle du 11 septembre. Les soupçons se portent sur Alex Parrish, retrouvée sans une trace de blessure sur les lieux de l’attentat.

La série est décrite par ses créateurs comme étant un croisement entre « Homeland » et « Grey’s anatomy ». Même si le pilote est très chargé en informations (présentation du centre, des nombreux personnages, de l’attentat …), le rythme et l’action font que l’on on intègre tout cela sans problème. Deux arcs narratifs se dessinent déjà avec d’un côté la formations des agents, sorte de whodunit pour le spectateur qui va essayer de découvrir le terroriste parmi les recrues, et de l’autre Alex Parrish en fuite qui va devoir prouver son innocence, la clé de l’attaque se cachant dans ses souvenirs de la formation.