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Twin peaks (saison 3)

Après 25 ans d’absence, « Twin Peaks » est de retour sur Showtime!

Une mystérieuse boite à surveiller à New York, un meurtre atroce dans le Dakota du Sud, l’agent Dale Cooper toujours piégé dans la loge noire, son double maléfique est un putain de badass… Bienvenue à Twin Peaks.

Difficile de mettre des mots sur ces deux premiers épisodes. On ne nous ménagent pas comme dans la première saison où l’étrange montait graduellement et entrons directement dans l’univers Lynchien. Si vous n’aviez pas vu la série originale, vous risquez d’être décontenancés, voir largués, mais les fans y trouveront leurs compte. Niveau réalisation, c’est comme si le temps n’avais pas de prise sur Twin Peaks, jusque dans les effets spéciaux un peu cheap. On sent tout de même que l’on est en 2017 (ou juste sur showtime) avec des scènes de sexe ou de cadavres plutôt crades. Les changement de lieux (Dakota, New York, Las Vegas…) pourront en dérouter certains, les premières saisons restant focalisées sur Twin Peaks, mais au final, tout cela forme un tout cohérent (du moins autant que la série puisse l’être ^^). Bref, notre attente est grandement récompensée et on en redemande.

Julie’s Greenroom

Quand Mary Poppins apprend le théâtre à des marionettes, ça donne « Julie’s Greenroom », sur Netflix.

Julie Andrews accueille les nouveaux élèves de son cours d’arts du spectacle. Elle souhaite leur faire préparer une interprétation du « Magicien d’Oz ». Les voilà tout excités, mais soudain c’est le drame : une inondation au sous-sol a détruit les décors et les accessoires.

Netflix nous propose ici une série pour le jeune public, en associant Julie Andrews, qui interpréta Mary Poppins, et des marionnettes de la Jim Henson company dans le rôle de ses petits élèves. On a droit à un spectacle charmant et instructif sur les coulisses des arts du spectacle, avec quelques célébrités de Broadway en guests. On apprend plein de choses en s’amusant, on chante des chansons… Bref, si vous avez des enfants et que vous voulez leur faire découvrir l’univers enchanteur de la scène, vous pouvez y aller sans aucune crainte.

Clique

Retour de la scénariste Jess Brittain avec la série « Clique » sur la BBC3.

Georgia et Holly sont amies depuis l’enfance. Elles commencent ensemble leur première semaine à l’université d’Edimbourg, où elles suivent les cours de macro-économie du professeur Jude McDermid. Georgia se retrouve enrôlée dans la Clique : un cercle très restreint de filles appartenant à l’élite gravitant autour de notre enseignante. Holly, inquiète pour son amie et quelque peu jalouse, tente de s’infiltrer au sein du fameux groupe.

Si « Skins » vous manquait, Jess Brittain est de retour au scénario avec « Clique ». Si rien n’est particulièrement attirant, que ce soit au niveau de l’histoire ou des personnages en début d’épisode, les choses commencent à se complexifier et s’intensifier vers la fin, nous dévoilant une série bien plus psychologique qu’il n’y parait au premier abord. L’esthétique est plutôt léchée, particulièrement les scènes de beuveries ainsi que la dernière séquence qui donne une irrémédiable envie d’y revenir.

Trial and error

Étonnante comédie juridique avec « Trial and error » sur NBC.

Larry Henderson est un enseignant excentrique accusé d’avoir défenestré sa femme. Sa meilleur chance d’échapper à la peine capitale réside en un jeune avocat venu du Nord qui n’a jamais traité d’affaire d’homicide.

La comédie n’est pas forcément un genre que l’on attend pour une série juridique, mais ça fonctionne plutôt bien. On est ici à la limite du mokumentary avec la parodies de documentaires à succès tel « Making a murderer ». Le casting est impeccable, les dialogues font mouche et les rebondissements plus improbables les uns que les autres. On en redemande.

Buddy Thunderstruck

Marionnettes et gros camions dans « Buddy Thunderstruck » sur Netflix.

Buddy, star locale de Greaspit, est champion de courses de camion, ce qui n’est pas au goûts de ses adversaires qui cherchent à le faire tomber.

Bon, c’est bien animé, on sent l’expérience des équipes de Robot Chicken derrière. Seulement, le ton de la série n’est pas très bien définie. Pas adapté pour les petits, pas assez insolents pour les grands. On se retrouve avec un espère d’entre deux, pas forcément consensuel, mais qui n’ose pas assez de choses. Comme de l’envie quelque peu bridée. Dommage.

The arrangement

Contrat pré-nuptial hollywoodien dans « the arrangement » sur E!

Megan est une jeune actrice qui enchaîne les castings et bosse à côté comme serveuse. Elle va se faire repérer après avoir auditionnée pour le blockbuster de l’été avec en vedette le beau Kyle West. Tous deux vont flirter puis coucher ensemble. Quelle ne va pas être la surprise de Megan lorsqu’elle verra que, joint à son contrat d’actrice pour le film est joint un contrat de mariage l’obligeant à être la parfaite petite amie…

Comment dire à quel point cette série est puante. Alors qu’ils ne se connaissent seulement depuis 2 jours et qu’il lui ai fait le coup du playboy millionnaire qui emmène sa belle sur un coup de tête sur une île paradisiaque qu’il projette d’acheter, il lui propose d’emblée un contrat de mariage pour protéger la « marque » Kyle West et lui offre 10 000 000 $ à la clé ce qui fait qu’il ne saura jamais si elle l’aime ou sort avec lui pour l’argent. Quant à elle, alors qu’elle (comme elle le souligne par ailleurs) pourrait prendre le temps de faire évoluer son histoire avec le bel étalon comme des personnes normales va accepter ce contrat à la con, qui va de base poser des relation bancales dans leurs couple. Bref, la romance est morte. Rajoutez à cela tout le staff qui gravite autours de Kyle et le fait que aucun des personnages ne semble être vraiment blanc, plus les petits détails du contrat que l’on n’a pas, et cette série à tout pour devenir glauque. Ça plaira peut être à certains, mais je vais passer.

Making history

Wibbly wobbly timey wimey stuff dans « Making history » sur la Fox.

Dan Chambers est professeur en informatiques dans une petite université du Massachusetts. A son époque, c’est un raté, alors que en 1775, il est quelqu’un, surtout grâce à ses références du futur. Seulement, à force de voyager dans le temps pour séduire la fille de Paul Revere, notre présent va se retrouver altéré. On mange du fish’n’chips, on boit du thé, bref la Révolution Américaine n’a pas eu lieu. Pour que tout rentre en ordre, Dan demande de l’aide à son collègue historien, Chris Parish.

Encore une série de voyage dans le temps, mais qui cette fois fait la part belle un l’humour sans prise de tête et repose surtout sur les références issues de la pop culture. Entre rythme survolté et blagues de geek, on a pas le temps de s’ennuyer et le cliffhanger de fin d’épisode nous promet pas mal de voyages temporels à venir. Bref, un bon divertissement sans autre ambitions que de nous faire rire.

Zone blanche

Esprit de la forêt ou serial killer ? dans « Zone blanche » sur la Une.

Le petit village de Villefranche est situé dans une zone blanche, c’est à dire une zone ou le GPS et les portables ne passent pas. Même les micro-ondes déconnent. C’est un petit village que rien ne différencie des autre avec sa forêt, sa scierie en faillite, si ce n’est un taux de criminalité étonnamment élevé avec 37 affaires de meurtres au compteur. Ah non, 38, une jeune femme viens d’être retrouvée poignardée et pendue dans les bois.

Et bien voilà. Quand on veut, on peut sortir de bonnes séries francophones. Bon rythme, bons acteurs, une forêt magnifique et angoissante, une intrigue tintée de surnaturel prenante et un humour qui viens alléger l’ambiance parfois pesante sans être lourd ni forcé. Pas mal de références à d’autres séries comme Twin Peaks ou Fargo, mais discrètes et bienvenues.

La série, diffusée actuellement sur La Une en Belgique sera disponible le mois prochain sur France 2.

Time after time

Serial killer et voyage dans le temps dans « Time after time » sur ABC.

Afin de préparer un futur roman, H.G. Wells à fabriqué une machine à voyager dans le temps. Seulement, Jack l’éventreur va utiliser la machine afin d’échapper à la police et va se retrouver propulsé en 2017. A ses trousses Wells va tout faire pour l’empêcher de perpétrer des meurtres dans notre présent et le ramener en 1893.

A l’origine, il y avait un roman de Karl Alexander déjà porté à l’écran en 1979. Il est donc ici remis au goût du jour avec l’ajout de nouveau personnages afin de développer un peu plus l’intrigue… enfin, si on peu parler d’intrigue. Le problème est qu’il y a trop de séries sur le voyage dans le temps et que celle ci manque cruellement d’imagination. Le méchant qui s’adapte vite à la nouvelle époque et le gentil en décalage, un brin de flirt avec la directrice d’une rétrospective H.G. Wells, une parente éloignée à qui Wells a rendu visite dans le passé afin d’avoir de l’aide dans sa mission et j’en passe… C’est du vu et revu et c’est prévisible au possible. C’est dommage parce que le rythme est bon, les acteurs ne sont pas mauvais. Mais sans réel scénario derrière, on a juste un truc complètement vide.

Feud

Affrontements en série dans « Feud » sur FX.

Hollywood, à l’orée des années 60. L’heure est aux Marilyn et les vedettes des années 40 ont fait leurs temps. Joan Crawford se morfond et rêve de revenir sous les feux des projecteurs. Ne trouvant pas de script qui soit à la hauteur de son talent et de son égo elle commence à chercher un livre adaptable et tombe sur « What ever happened to Baby Jane? ». Seule manière de vendre le projet, qu’elle partage l’affiche avec son ancienne rivale, Bette Davis.

Nouvelle anthologie pour Ryan Murphy après « Américan horror story » et « American crime story ». Il nous invite dans « Feud » à nous plonger dans les rivalités célèbres. Et on en redemande! Tout d’abord, avec Jessica Lange et Susan Sarandon dans le rôle de nos stars déchues, on a droit à un casting impeccable. Elles incarnent Joan Crawford et Bette Davis avec brio et monopolisent l’écran. L’intrigue est prenante, les dialogues font mouches et le Hollywood des années 60 est superbement reconstitué. Ces rivalités de vieilles stars sur le retour obligées de collaborer alors qu’elles se détestent profondément risquent de vite devenir addictives. Une saison 2 sur le prince Charles et Lady Diana a déjà été annoncée.