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Prime suspect 1973

Voyage dans le temps avec « Prime suspect 1973 » sur ITV.

0707Jane Tennison est une jeune recrue qui fait son entrée en tant qu’officière de probation dans la police londonienne à une époque où les femmes étaient plus dans les bureaux que sur le terrain.

Après le succès avec Endeavour qui nous ramène au début de la carrière du célèbre inspecteur Morse, ITV réitère avec les débuts de Jane Tennison, l’héroïne de « Prime suspect ». Pour le moment, la série est très agréable avec des années 70 très bien rendues, que ce soit par le décors, les costumes ou la BO rock. Le trait n’est pas forcé et on a plaisir à suivre cette jeune enquêtrice qui peine à se faire une place dans un monde d’homme. C’est élégant, rafraîchissant et subtile. A voir.

Louis(e)

Un transgenre qui veut renouer avec sa famille dans « Louis(e) » sur TF1.

Agnès découvre que, après 7 ans d’absence, son ex-maris ex venu s’installer dans la maison en face de chez elle. Seulement, il a subis une opération de changement de sexe, se fait désormais appeler Louise et est bien décidé à renouer des liens avec ses enfants.

Je suis assez partagé sur ce téléfilm en deux parties, prémisse à une possible futur série. D’un côté, je tiens à saluer TF1 pour sa prise de risque avec un sujet assez casse gueule et trop peu traité, le changement de sexe, l’acceptation, le jugement et la stigmatisation. Mais ça reste du TF1… On nous balance la transsexualité de l’héroïne dès les 5 premières minutes qui se fait d’emblée reconnaître par son ex-femme et sa fille. Trop de feel good, trop de caricature et de situations stéréotypées, trop mal joué… Et puis, pourquoi avoir donné le rôle de Louis(e) à une femme et non pas à un véritable transgenre? Et puis le nouveau maris d’Agnès qui exacerbe son hétérosexualité et sa position de mâle dominant en allant couper du bois toutes les 5 minutes… Bref, c’est pas très bon, limite homophobe par moment à force de trop de répliques caricatural et semble donner parfois le message contraire mais ça aurai pu être bien pire. Allez plutôt regarder « Transparent » ou « When we rise ».

Chicago Justice

Après Fire, après P.D., après Med, voici Justice, nouveau spin off de la franchise « Chicago » sur NBC.

Dans ce premier épisode, nous suivons le quotidien mouvementé des employés du bureau du procureur de l’Etat à Chicago. Cette équipe doit trouver l’équilibre entre l’opinion publique, les luttes de pouvoir au sein du système et leur passion inébranlable pour la loi. Pour leurs première affaire, un jeune incendiaire accusé d’avoir causé la mort d’une quarantaine de personnes.

Mouais, bof… Les personnages ayant été introduits dans un épisode de Chicago P.D, on ne prend pas la peine de nous les présenter dans notre pilote. On claque « Law and order » sans chercher à prendre des risques et on se retrouve donc avec une série juridique random, sans inventivité, qui fait le job mais ne se démarque en rien dans le patrimoine télévisuel.

The remplacement

Paranoïa ou pas dans « the replacement » sur la BBC one.

Ellen est une grande architecte en devenir qui viens de décrocher un gros contrat pour la construction d’une librairie. Seulement, elle se découvre enceinte et se voit contrainte d’engager Paula pour qu’elle la remplace au moment de son accouchement. Mais la nouvelle venue semble chercher à l’évincer du projet…

Nouveau thriller psychologique en 3 épisodes pour la BBC. Toute l’intrigue tourne autour d’une question: Paula désire t’elle réellement prendre la place de Ellen? Le fait que la futur mère soit mariée à un psy contribue beaucoup à nous faire douter. Le rythme lent risque d’en endormir certains, mais participe au twist de fin d’épisode auquel on est nullement préparé. Bref, quelques problèmes de rythme, mais une bonne interprétation et une paranoïa/intrigue qui va grandissante.

Patriot

La dure, très dure vie d’agent secret, c’est dans « Patriot », sur Amazon.

John est un agent secret. Il est très bon dans ce qu’il fait, mais les choses horribles qui lui arrivent régulièrement commencent à affecter sa santé mentale. Alors il fume des pétards et improvise sur sa guitare des chansons folks où il raconte les horreurs de son métier avec tous les détails. Son père sent qu’il ne va pas bien… mais comme il est son supérieur aux services secrets et que la sécurité du monde libre passe avant tout, il va lui confier une mission toute simple : infiltrer une petite entreprise pétrolière qui fait des échanges avec l’Iran. Mais comme dit John, « rien ne se passe jamais comme prévu »…

On est ici très clairement dans une comédie noire et absurde, très inspirée de la filmographie des frères Coen. Notre héros malchanceux enchaîne les imprévus qui l’obligent systématiquement à faire des choses horribles à des gens innocents, voire carrément sympathiques, afin de parvenir quand même à faire progresser sa mission. Les personnages sont très attachants et les situations très drôles, même quand elles ne devraient pas l’être ; la réalisation est inventive et se permet même quelques plans audacieux. Il y avait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi drôle sur le monde trop sérieux de l’espionnage… À voir.

Taken

Encore de l’action, des complots et des morts violentes dans Taken, sur NBC.

Bryan Mills voyage avec sa petite sœur dans un train. Lorsqu’un étrange passager vient s’asseoir au bout de leur wagon, son instinct d’ancien béret vert lui fait sentir que quelque chose cloche. Et là, c’est le drame : il parvient à maîtriser le terroriste mais sa sœur a pris une balle et meurt dans ses bras.Inconsolable et brisé, Brian se sent coupable, mais comprend bien vite que quelque chose cloche à nouveau : la mort de sa sœur n’était pas accidentelle, et on a cherché à l’atteindre. Il va fuir pour protéger ses proches survivants, en traquant les assassins pour obtenir vengeance.

On est ici dans une préquelle de la série de films du même nom, produite par notre Luc Besson national… qui produit également la série qui nous intéresse ici. On est donc dans un thriller d’action sans temps morts ou notre héros surentraîné aux nerfs d’acier refroidit de l’homme de main par paquet de douze, sans desserrer les mâchoires. Après, il ne faut pas vous attendre à grand-chose de plus : 90% des personnages sont à peine esquissés, on ne sait plus trop bien qui est qui et qui sont les méchants. Mais c’est pas grave, de toutes façons Brian ne fait confiance à personne. Et quand il le fait, il avait tort. En plus, Aucun humour ne vient alléger cette ambiance poisseuse… Du coup, vous avez certainement bien mieux à regarder, même dans le genre.

Gap year

Break asiatique dans « Gap year » sur E4

Un groupe d’étudiants habitués des road-trip à l’étranger décide de s’organiser un séjour de trois mois en Chine. Le début de vacances catastrophiques…

Une série sympathique, sans grande prétention si ce n’est de nous offrir un peu de dépaysement à travers les pérégrinations de nos deux étudiants partis en Asie à la recherche d’une ex et qui vont suivre des compatriotes rencontrés sur place. Sans grande surprise les catastrophes s’enchaînent, mais on apprécie tout de même le visionnage et ses personnages parfois énervants mais au final attachants.

When we rise

40 ans de combats LGBT dans « When we rise » sur ABC.

01San Francisco, dans les années 70. Un jeune homme de 18 ans quitte le cocon familial par peur que son père ne lui inflige des traitements pour le guérir de son homosexualité. Une jeune femme grâce à un groupe de soutiens se rendre compte qu’elle peut avoir une vie de famille sans pour autant avoir une vie hétéro-normée. Un soldat est rapatrié de la guerre du Vietnam après la mort de son amant.

La série nous propose des portraits croisés de ces personnes qui vivent leurs homosexualité à une époque où la chose n’était pas aussi acceptée qu’aujourd’hui. Un retour en arrière malheureusement nécessaire en ces temps de Trump ou de Manif pour tous. Nous avons droit à des portrait simples de ces personnes qui luttent pour l’acceptation de leurs « différence », renforcé par quelques extraits documentaires et le témoignage historique (dispensable) de Dustin Lance Black. Pas mal de guest comme Whoopy Goldberg, Rosie O’Donnell et Guy Pearce sont présentes mais restent discrètes, en arrière plan.

Les 8 épisodes de la série seront diffusé à partir de ce soir sur Canal + et ce jusqu’au 4 mars.

The blacklist: redemption

Du policier à l’espionnage avec « The blacklist: redemption » sur NBC.

Tom Keen doit se rendre à New York pour la lecture du testament de son défunt père. Or ce dernier n’est pas mort et le charge d’infiltrer l’agence d’espionnage Halcyon Aegis dirigée par Susan Hargrave, sa mère, qu’il soupçonne d’avoir attenté à sa vie. Pour sa première mission, il va devoir retrouver une mère et son fils qui viennent d’être enlevés.

Si vous ne regardiez pas « The blacklist », vous allez être largués. Les personnages nous sont à peine présentés et on nous fait de suite rentrer dans de l’action non stop à base de conspiration paranoïaque, de flingues à tout va et de caricature de nerd pervers qui pilote les équipes de loin. Il m’arrive souvent de me plaindre du rythme trop lent des séries actuelles, mais là, c’est l’inverse. On n’a pas une seconde pour respirer dans ce thriller d’espionnage sous testostérone ce qui fait que l’on manque de décrocher. On veut nous en mettre plein la vue, mais gare à l’overdose.

The breaks

L’âge d’or du hip hop dans « the breaks » sur VH1.

Nikki, Barry et DeeVee rêvent de faire leurs trou dans l’industrie florissante du hip hop des années 90. Nikki se fait embaucher en tant qu’assistante du légendaire producteur Barry Fouray. DeeVee quant à lui travaille avec le rappeur Ahm lequel, soupçonné de meurtre, va lui apporter pas mal de problèmes.

Je connais assez peu la scène rap américaine des années 90 et ai donc un peu de mal à comprendre toutes les références qui sont faites au cours de l’épisode. Toujours est-il que, même sans cela, notre pilote reste plaisant, avec une très bonne utilisation de la bande son. On est à mi-chemin entre Empire et Vinyl avec les dessous de cette industrie musicale. Le tout fonctionne plutôt bien et nous promet une immersion en 8 épisodes qui peut s’avérer intéressante.