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Feud

Affrontements en série dans « Feud » sur FX.

Hollywood, à l’orée des années 60. L’heure est aux Marilyn et les vedettes des années 40 ont fait leurs temps. Joan Crawford se morfond et rêve de revenir sous les feux des projecteurs. Ne trouvant pas de script qui soit à la hauteur de son talent et de son égo elle commence à chercher un livre adaptable et tombe sur « What ever happened to Baby Jane? ». Seule manière de vendre le projet, qu’elle partage l’affiche avec son ancienne rivale, Bette Davis.

Nouvelle anthologie pour Ryan Murphy après « Américan horror story » et « American crime story ». Il nous invite dans « Feud » à nous plonger dans les rivalités célèbres. Et on en redemande! Tout d’abord, avec Jessica Lange et Susan Sarandon dans le rôle de nos stars déchues, on a droit à un casting impeccable. Elles incarnent Joan Crawford et Bette Davis avec brio et monopolisent l’écran. L’intrigue est prenante, les dialogues font mouches et le Hollywood des années 60 est superbement reconstitué. Ces rivalités de vieilles stars sur le retour obligées de collaborer alors qu’elles se détestent profondément risquent de vite devenir addictives. Une saison 2 sur le prince Charles et Lady Diana a déjà été annoncée.

Legion

Plongez dans la schizophrénie avec « Legion » sur FX.

David Haller est un homme à qui, jeune, on a diagnostiqué des troubles mentaux. L’arrivée d’une nouvelle patiente, lors de l’un de ses nombreux séjours en hôpital psychiatrique, va peu à peu le faire douter de sa folie et de la réalité.

Après les frères Cohen dans « Fargo », Noah Hawley s’attaque avec cette série à l’univers des X-men. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le comics, David Haller et le fils du professeur X et probablement, comme on nous le dit ici, l’un des plus puissants des mutants. Nous avons droit ici à un pilote détonnant, inventif, créatif visuellement et scénaristiquement qui demande une grande implication du spectateur. En nous plaçant du point de vue de Haller, nous plongeons dans sa schizophrénie avec les voies, les décors qui ne cessent de changer, et nous commençons à douter de ce que l’on voit avec lui. Les limites entre réel et imaginaire sont brouillées, on perd nos repères et on sombre avec lui dans la folie. Comme dit précédemment, l’épisode est truffé de trouvailles visuelles qui à elles seules valent le coup d’œil. Une série en rupture avec l’univers Marvel développé chez Netflix avec un pilote qui nécessite peut être un second visionnage pour en savourer toutes les subtilités.

The bastard executioner

Vous pleuriez la fin de Son of Anarchy? Son créateur, Kurt Sutter, reviens sur FX avec une nouvelle série débutée hier, « The bastard executioner ».

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Nous sommes au XIVe siècle, sous le règne d’Edouard 1er. Les révoltes font rage au Pays de Galle. Le chevalier Wilkin Brattle décide de raccrocher les armes après la vision d’un ange suite à une blessure sur le champ de bataille. La reprise des violences suite au massacre de son village en représailles contre l’attaque du collecteur d’impôts le poussera à reprendre du service … en tant que bourreau.

On sent bien la patte de Kurt Sutter dans ce premier épisode double. Loyauté, perte, fraternité, trahison et vengeance, beaucoup de thèmes déjà présents dans « Son of Anarchy ». Beaucoup de violence, de bain de sang et de vengeance dans cette fresque historique. On a hâte de voir évoluer Wilkin Brattle, manipulé par la guérisseuse Annora (interprétée par Katey Sagal, la matriarche de SoA), obligé de travailler pour le compte de son ennemi Milus Corbett (interprété par Stephen Moyer qui jouait Bill Campton dans True Blood)