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Julie’s Greenroom

Quand Mary Poppins apprend le théâtre à des marionettes, ça donne « Julie’s Greenroom », sur Netflix.

Julie Andrews accueille les nouveaux élèves de son cours d’arts du spectacle. Elle souhaite leur faire préparer une interprétation du « Magicien d’Oz ». Les voilà tout excités, mais soudain c’est le drame : une inondation au sous-sol a détruit les décors et les accessoires.

Netflix nous propose ici une série pour le jeune public, en associant Julie Andrews, qui interpréta Mary Poppins, et des marionnettes de la Jim Henson company dans le rôle de ses petits élèves. On a droit à un spectacle charmant et instructif sur les coulisses des arts du spectacle, avec quelques célébrités de Broadway en guests. On apprend plein de choses en s’amusant, on chante des chansons… Bref, si vous avez des enfants et que vous voulez leur faire découvrir l’univers enchanteur de la scène, vous pouvez y aller sans aucune crainte.

Buddy Thunderstruck

Marionnettes et gros camions dans « Buddy Thunderstruck » sur Netflix.

Buddy, star locale de Greaspit, est champion de courses de camion, ce qui n’est pas au goûts de ses adversaires qui cherchent à le faire tomber.

Bon, c’est bien animé, on sent l’expérience des équipes de Robot Chicken derrière. Seulement, le ton de la série n’est pas très bien définie. Pas adapté pour les petits, pas assez insolents pour les grands. On se retrouve avec un espère d’entre deux, pas forcément consensuel, mais qui n’ose pas assez de choses. Comme de l’envie quelque peu bridée. Dommage.

Santa Clarita Diet

Du gore en banlieue pavillonnaire dans « Santa Clarita diet » sur Netflix.

Joel et Sheila Hammond sont deux agents immobiliers vivant une petite vie tranquille en banlieue de Los Angeles. Seulement, Sheila va tomber malade et vomir jusqu’à ses organes. Le diagnostic est implacable: elle est morte. Pourtant, elle n’a jamais été aussi pleine de vie!

Netflix s’essaie à la série de morts-vivants décalée … avec plus ou moins de succès. On a droit à un bon casting (Drew Barrymore, Timothy Olyphant et Nathan Fillon en guest dans le premier épisode), une bonne réalisation, on ne lésine pas sur les effets spéciaux mais l’humour est plutôt lourd et mal amené. Le scénario est quelque peu prévisible (on va tenter de calmer et dissimuler l’appétit de Sheila pour la chaire humaine) et, mis à part le fait que l’on tente de freiné la transformation en mort-vivant, rien de bien original pour une fiction du genre. Bref, à moins que vous ne soyez vraiment un gros fan de zombie, vous pouvez passer à côté sans problème.

A series of unfortunate events

Enfin une série ou on a plaisir à voir des enfants se faire martyriser, avec « A series of unfortunate events », sur Netflix.

Klaus, Violet et Sunny sont trois beaux et intelligents enfants. Malheureusement pour eux, le destin est particulièrement cruel : leurs parents meurent dans l’incendie de leur maison, et ils sont confiés aux très mauvais soins de l’ignoble comte Olaf, qui cherche a mettre la main sur leur fortune.

Je n’ai ps lu la série de romans originels, ni vu le film, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier cette série. On a ici un humour noir et absurde, ou l’intelligence et le talent des enfants sont sans cesse contrecarrés par l’autorité des adultes, aussi bêtes et incompétents soient-ils. Les acteurs sont très bons, avec une mention spéciale à Neil-Patrick Harris qui campe un comte Olaf délirant de fourberie. L’auteur, très bien interprété par Patrick Warburton, s’invite régulièrement pour commenter l’action et nous déconseiller ce spectacle déplorable. Nous aurions tort de nous laisser convaincre : celui-ci est si efficace qu’on ne voit pas le temps passer. Du coup, cette série m’a donnée envie de me plonger dans « Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaires »

One day at a time

Toutes les communautés ont droit à leurs sitcom random, aujourd’hui les cubains dans « one day at a time » sur Netflix.

Penelope Alvarez est une infirmière, mère célibataire, ancienne militaire en Afghanistan qui vie avec sa mère et ses deux enfants. Sa fille doit bientôt célébrer son quinceanera, seulement, cette dernière refuse, jugeant cette festivité machiste et d’un autre temps.

Si la critique semble emballée par ce remake en mode cubain de la série des années 70 « Au fil des jours », je le suis vachement moins. beaucoup trop quelconque avec ses rires enregistrés, ses blagues ethniques datées et sa grand mère qui semble calquer son jeu sur le personnage de Endora dans Ma sorcière bien aimée. Bref, une sitcom d’une banalité affligeante, ni bonne ni mauvaise, juste calquée sur tout ce qui a pu se faire auparavant sans grande originalité.

Tarzan and Jane

Le roi de la jungle transformé en ado avec des super-pouvoirs, c’est Tarzan & Jane, sur Netflix.

Il y a quinze ans, en Afrique, un avion s’écrase. Le seul survivant, un bébé, est recueilli par une femelle gorille qui l’amène immédiatement au village voisin ou un shaman bienveillant et un médecin anglais tentent de le sauver en mélangeant tradition et modernité. Des années plus tard, le jeune Tarzan est le héros de la jungle grâce à… ses super-pouvoirs !?!…

L’an dernier, on avait eu droit à « Kong, king of the apes », également sur Netflix. La même maison de production s’est attaquée à Tarzan, et ça se sent. On retrouve la plupart des défauts de Kong : animations raides, décors pauvres et ajouts bizarres au scénario d’origine. Et en plus on nous ment : Jane n’arrive qu’au second épisode.

TrollHunters

Quand Guillermo del Toro s’essaie à la série animée, ça donne TrollHunters, sur Netflix.

Jimmy Dulac, un adolescent de quinze ans qui vit seul avec sa mère, est choisi malgré lui par une amulette magique qui fait de lui le « Trollhunter », héros du peuple troll vivant caché sous la ville, les défendant contre les méchants trolls exilés dans les ténèbres. Seulement, cette nouvelle n’est pas forcément du goût de tout le monde chez les trolls : c’est le premier humain à accéder à cette fonction…

Techniquement, c’est très léché : on a une animation de grande qualité, un rythme soutenu et efficace, mais qui sait prendre son temps pour présenter personnages, lieux et actions. On se laisse très facilement emporter par ces aventures pour toute la famille mais qui ne prennent pas les enfants pour des idiots.

The OA

Mystérieuse réapparition dans « The OA » sur Netflix.

Prairie, une jeune femme disparue il y a 7 ans refait surface après une tentative de suicide. Quelque peu désorientée, elle refuse de parler de son passé. Et chose étrange, elle n’est plus aveugle et dit avoir décédé plusieurs fois…

A l’image de son personnage principal, la série est quelque peu… étrange. La mise en place du récit est longue, très longue. On suit Prairie qui préfère se désigner sous le nom de OA, son adaptation à son nouveau milieu chez ses parents, sympathiser avec le petit délinquant local, recruter un groupe de personnes près à la suivre… Puis le récit va totalement changer de ton et de direction. Il faut vraiment attendre la fin de l’épisode pour avoir ce changement avec une plongée dans le passé de l’OA. Seulement, ça interviens un peu tard, ce qui fait que ceux qui auront tenu jusqu’au bout pourront être intéressés par le récit, mais les autres auront certainement lâchés avant à cause de trop nombreuses longueurs et passages creux, de scènes putassières gratuites et de personnages bancals et manquant d’épaisseur.

3%

Passer les tests et faire partie des « 3% » sur Netflix.

Le monde est divisé en deux: le monde des riches et celui des pauvres. Il est possible de passer d’un monde à l’autre en passant le processus. Seulement, 3% des candidats arriveront à réussir les épreuves.

Très bonne surprise avec cette histoire tirée d’une web série. Netflix donne sa chance au jeune réalisateur Pedro Aguilera et s’offre ainsi sa première série originale brésilienne. Pas mal d’idées neuves pour un thème plutôt classique en SF et récemment traité dans des séries comme « Incorporated » ou « Trepalium ». On a bien sûr droit à une taupe qui agit de l’intérieur en passant les tests pour détruire ce système, mais on se concentre plus sur les dits tests, psychologiques qui donnent une unique chance à la population défavorisée d’accéder au bonheur. De très bon personnages, bien campés et interprétés, une intrigue simple mais captivante, une très bonne réalisation et surtout de l’originalité. A voir.

Gilmore Girl: A year in the life

Comme si ça ne s’était jamais arrêté. Le retour des « Gilmore girls » sur Netflix.

Rory est de retour pour une journée. Si elle est épanouie professionnellement et vie entre Londres, Paris et les États-Unis, elle n’a pas encore trouvé le grand amour. Lorelai vie en concubinage avec Luke et commence à penser à avoir un enfant avec lui. Toujours en conflit avec sa mère qui l’ignore depuis le décès de son père, elle continue à avancer et à partager des moments de complicité avec sa fille. Ainsi passe l’hiver à Stars Hollow.

Après « La fête à la maison » ou « Les années collège », Netflix ressuscite une nouvelle série avec « Gilmore girls » et offre à Amy Sherman-Palladino qui avait dû quitter la production avant la fin du show l’occasion de lui donner une fin tel qu’elle l’entendait. Le retour se fait en douceur, pas comme dans « fuller house » ou les personnages arrivaient en mode « hey t’as vu, je suis là aussi! ». Juste quelques petites phrases évoquent le temps passé depuis l’arrêt de la série. On replonge très vite dans les personnages et l’histoire, les lieux familiers et les litres de café. Vous pouvez regarder sans avoir vu la série originale, le tout étant présenté de manière à ne laisser personne sur la touche. Si vous suiviez à l’époque, laissez vous porter par un peu de nostalgie.