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Closte to the enemy

Recrutement forcé de scientifiques au sortir de la guerre, c’est « Close to the enemy » sur la BBC 2

1946, Londres est ravagée par la guerre. Le capitaine Callum Ferguson se voit confier une mission diplomatique délicate. Au sortir de la guerre, les britanniques on fait venir de force toutes personnes allemande pouvant être d’un quelconque intérêt pour la nation et il se doit de persuader un éminent scientifique (et sa fille) venant d’être arrêté de collaborer avec les services secrets britanniques.

Nouvelle mini-série en 7 épisodes pour la BBC2 revenant sur une thématique peu exploitée dans les fictions, les services secrets au sortir de la guerre ainsi que les prémices de la guerre froide avec la fuite des cerveaux. On appréciera le travail de reconstitution avec le Londres encore en ruine et l’ambiance de l’époque avec la vie au cœur d’un grand hôtel londonien où vivent plusieurs personnes d’intérêt allemands. Mais un joli emballage ne fait pas tout. Beaucoup trop de digression par rapport à notre sujet initial pour que l’on reste dans l’action. Enfin, a série est courte, le sujet intéressant, le casting bon, ça mérite certainement que l’on s’y attarde.

Frontier

La conquête sanglante du Canada sur Discovery Channel et Netflix, c’est « Frontier »

Au 18ème siècle, avant de devenir une nation, les terres canadiennes étaient sujet à de nombreux conflits, principalement pour le contrôle du marché de la fourrure qui trouvaient généralement une issue violente.

Première série qui ne soit pas un docu-fiction pour la chaîne Discovery channel Canada. Nous allons suivre la dispute du territoire nord-américain, et surtout de ses ressources à travers différents points de vue: américains, anglais, français, écossais, natifs et j’en passe. Cette multiplicité nous permet d’avoir un tour d’horizon complet de la situation des des enjeux de chacun des camps. La série jongle entre les manœuvres diplomatiques et la violence du terrain. On est à mi chemin entre « Vikings » et « Game of Thrones », History channel et HBO, bref, il y en a pour tous les goûts. Une première saison de seulement 5 épisode, mais déjà renouvelée pour l’année prochaine. A voir.

The moonstone

Peinture, vol et pierre précieuse dans ‘the moonstone » sur la BBC.

La Pierre de lune est un très gros diamant, incrusté dans une statue hindoue représentant la lune, volé par le colonel Herncastle durant la prise de Srirangapatna en 1799. À sa mort, Herncastle lègue le diamant à sa nièce, Miss Rachel Verinder. Selon son testament, il lui est remis le jour de son dix-huitième anniversaire. Mais à peine en sa possession que le diamant lui est volé durant son sommeil, dans un tiroir de son cabinet hindou.

La mini-série en 5 épisodes est l’adaptation du roman éponyme de Wilkie Collins publié en 1868 et considéré comme étant le premier roman policier anglophone moderne. Si l’histoire va nous plonger dans un huis-clos où tout le monde est suspect, à commencer par le sergent Cuff qui va mener l’enquête, notre pilote se concentre sur la présentation des personnages et de leurs possibles motivations pour dérober la pierre précieuse: Miss Rachel elle-même, mais aussi sa mère, Milady Verinder, ses deux cousins et soupirants Franklin Blake et Godfrey Ablewhite, Rosanna Spearman la femme de chambre au passé trouble, les invités à la fête d’anniversaire ainsi que trois mystérieux hindous qui rodent autour du diamant. Une mise en place un peu longue pour une enquête qui ne débute qu’en épisode deux, mais le roman étant un incontournable de la littérature policière, une adaptation qui peut valoir le coup d’œil.

Les grands

Devenez « les grands » sur collège sur OCS.

Ça y est, Hugo, Ilyès, Avril et Boogie entrent en troisième. Ce sont maintenant eux, les grands. Et cette année, les choses vont changer. La preuve en est l’installation du distributeur de préservatifs dans les toilettes. Mais si leurs voie semble tracée pour cette année, l’arrivée de MJ, la rebelle, va venir perturber tout ça.

Après « Irresponsable », OCS nous offre une nouvelle production maison de qualité. On évite le problème récurent de la représentation du collège par la mise en avant des adultes et de leurs problèmes comme dans « Sam » pour vraiment se concentrer sur nos collégiens. La plupart des acteurs ont par ailleurs retravaillés les dialogues pour qu’ils sonnent vraiment actuel. On a droit à une série authentique. Gros point noir cependant, l’année scolaire s’écoule sur les dix épisodes de la saison, ce qui est très court. Gare donc aux ellipses.88

People of Earth

Rencontre du troisième type sur TBS avec « People of Earth »

Ozzie Graham est un journaliste chargé d’enquêter sur un groupe de soutiens aux personnes enlevées par les aliens. Un rêve récurent viens hanter son sommeil. Il repasse en boucle dans ses rêves le moment où il a percuté un cerf avec sa voiture. Mais ce rêve ne cache t’il pas son propre enlèvement?

Une série plutôt étrange, à l’image de sa thématique, mais plutôt bien écrite et mise en scène. Au début, comme notre journaliste, on a l’impression d’avoir affaire à une bande de cinglés, puis en creusant, on se rend compte que les histoires concordent et les éléments s’enchaînent jusqu’au twist final. Les personnages sont plutôt bien campés, bien interprétés et montrés avec beaucoup de tendresse. Mise en place efficace, humour utilisé à bon escient, personnages attachants,pour toutes ces raisons, on en redemande.

Skylanders academy

Quand un gros éditeur de jeux vidéos et de jouets veut en vendre encore plus, il commande une série de dessins animés ; la formule ne change pas avec « Skylanders Academy » sur Netflix.

Spyro est un bébé dragon, apparemment orphelin (on nous le dit, mais on ne voit pas ses parents mourir) rapidement recueilli par le sage Eon, qui l’élève comme son fils. En grandissant, il devra faire ses preuves au sein de l’académie des Skylanders, qui défendent les skylands, sortes d’îles flottant dans les airs, des machinations du terrible (mais stupide) Kaos…

Bon. Vous l’aurez compris, on est ici pour nous vendre des jouets, et on échappe pas aux clichés de ce genre de productions : on nous présente tout un tas de personnages, de véhicules et de pouvoirs, sans qu’il y ait vraiment d’enjeu ; les personnages manquent de profondeur et sont caricaturaux : on a le méchant idiot affublé d’un sidekick plus intelligent que lui mais qu’on écoute jamais, le héros arrogant et impétueux qui doit travailler sur lui-même pour intégrer son équipe, et des gags un peu lourds destinés à plaire à un public de jeunes garçons, à base de rots, de chutes accidentelles, etc… Bref, rien de bien folichon, mais c’est plutôt joli et bien animé, alors si vous avez un bambin qui apprécie cet univers, il passera un bon moment.

The great indoors

Joel McHale (Jeff Winger de Community) reviens au petit écran dans une sitcom… ratée. « The great indoors » sur CBS.

Jack, un baroudeur de l’extrême accepte de devenir chroniqueur pour le magazine outdoors qui abandonne sa version papier pour devenir un journal numérique. Il va se retrouver confronté à une bande de journalistes incompétents, qui confondent Top 10 et reportage et pour qui descendre au pub et croiser des gens dans la vraie vie est une grande aventure.

J’étais tout content de retrouver Joel McHale.. et là, j’ai entendu le premier rire enregistré. Quand je disais précédemment que les sitcoms avaient du mal à se renouveler, on en a ici l’exemple parfait. On a droit à un sous Big Bang theory, le côté science en moins, avec une personne extérieur mais qui connait la vraie vie qui va se retrouver projeté dans le milieu geek, sauf que ici, ça se limite aux réseaux sociaux. On à droit à une ou deux blagues un peu rigolotes mais ruinées par ces p*** de rires enregistrés qui semble encore et encore te dire « hey, t’as vu c’est drôle! Allez rigole, c’est le moment de la blague ». Je ne parlerai même pas des sous intrigues tellement elles sont éculées. Notre pauvre Joel McHale fait ce qu’il peut, mais on a l’impression qu’il ne croit pas en son rôle. A la fin du visionnage, tout ce que l’on retiens, c’est qu’on en a de la peine pour lui.

Man with a plan

Quand maman reprend le boulot et papa endosse ses travaux domestiques, c’est « Man with a plan » sur CBS.

Après 13 ans à avoir été mère au foyer, Andi décide de reprendre son ancien travail en tant qu’assistante médicale. C’est maintenant au tour de son époux Adam de s’occuper de la maison et surtout de leurs trois enfants. Mais la tâche va s’avérer plus ardue que prévue.

Maintenant que « Episode » a été annulée, on a droit au retour de Matt Leblanc sur un gros network. Et… c’est raté. Enfin, pas totalement. On a quelques idées, comme supprimer le wifi pour enfin se faire obéir par les enfants. C’est surtout que c’est d’un banal. Les comédies familiales peinent à se renouveler, du coup, on continue à nous sortir toujours la même chose, juste le pitch de départ qui diffère légèrement. On a l’impression de ses retrouver une nouvelle fois dans une série des années 90, jusque dans les détails du décors. Soit les scénaristes arrivent au bout de ce qui est faisable en série mettant en scène la vie de famille, soit c’est de la fainéantise, en mode, tant que ça marche, on continue.

The young pope

Un révolutionnaire au Vatican, c’est « The young pope » sur Sky Atlantic.

« Bonjour, Rome!
Qu’avons-nous oublié? Nous vous avons oublié!
Je vais être très clair. Je suis ici pour une raison très simple :
Pour n’oublier personne. Dieu ne laisse personne derrière lui. C’est ce qu’il m’a dit quand j’ai décidé de le servir. Et c’est ce que je vous dis maintenant. Je sers Dieu. Je vous sers. […]
Pour être en harmonie avec Dieu, nous devons être en harmonie avec la vie. Nous n’avons pas le choix. Nous devons être en harmonie avec Dieu.
Et quoi d’autre avons-nous oublié ?
Nous avons oublié de nous masturber, d’utiliser des contraceptifs,
de pratiquer l’avortement, de célébrer le mariage gay, d’autoriser les prêtres à s’aimer, et même à se marier. Nous avons oublié que vous pouvez décider de mourir, si vous détestez vivre. Nous avons oublié d’avoir des relations sexuelles pour des raisons autres que la procréation sans se sentir coupable. De divorcer. Laisser les nonnes dirent la messe. De faire des bébés par tous les
moyens que la science a découvert et continue de découvrir. En somme, mes chers enfants, non seulement avons nous oublié de jouer, mais nous avons oublié d’être heureux. Et il n’existe qu’un chemin qui conduit au bonheur Et ce chemin est nommé liberté. »

Que dire de plus que la première ordalie (rêvée) de Lenny Belardo, devenu Pie XIII, le premier pape américain de l’histoire. C’est bon, c’est drôle, c’est frais, engagé avec beaucoup de politique interne au Vatican et de manipulations, ça bouscule beaucoup de choses, la satire est forte et Jude Law y est excellent. Si l’extrait que je viens de vous citer ne vous convainc pas, courrez vous faire votre propre idée.

Crazyhead

Sorcellerie, possession et douche dorée, c’est « Crazyhead » sur E4.

Amy est une jeune fille tout ce qu’il y a de plus normal, du moins, le croyait-elle. Si les âmes des personnes décédées finissent leurs existences paisiblement, certaines, tourmentées, restent sur terre et prennent possession des vivants pour accomplir leurs vengeance. Certaines personnes, dont Amy, sont capables de les voir. Mais Amy n’est pas seule. Raquel, une chasseuse autodidacte, armée de Wikipedia et d’un bâton acheté sur ebay va lui expliquer la réalité sur ses visions et se battre à ses côtés contre les démons.

Nous devons cette série à Howard Overman, le créateur de « Misfits ». La série est à mi-chemin entre « Supernatural » et « Buffy ». D’ailleurs, elle a son Angel en la personne de Sawyer, un beau jeune homme mystérieux et possédé qui combat également les démons. Les personnages sont plutôt bien campés et les situations plutôt drôles. Après, le ton est encore un peu hésitant entre la pure comédie et la série d’horreur et ne trouve pas forcément encore un équilibre, mais bon, on a tout de même droit à une série courte (six épisodes pour la première saison) qui semble prometteuse.