The catch

Shonda Rhimes est une machine au niveau des séries TV. rodée, efficace, calibré pour cartonner, mais au final quelque peu trop lisse. Après « Grey’s anathomy », « Private practice », « Scandal » ou encore « How to get away with murder », elle nous reviens en tant que productrice de « The catch » sur ABC.

Alice Vaughan est une détective privée de luxe, sur le point de se marier avec le beau Benjamin Jones. Elle mène une lutte sans fin contre un arnaqueur de haut vol, surnommé Mr X., qui ne cesse de lui échapper. Et son monde va s’écrouler lorsqu’elle va découvrir que son fiancé et Mr X. ne sont en fait qu’une seule et même personne…

La machine Shondaland est bien huilée. On retrouve ici tout ce qui a pu faire le succès de leurs séries précédentes: un rythme effréné, des décors et costumes chics, des personnages sexy, une femme forte avec un conflit amoureux, un staf brillant pour épauler le héros, et j’en passe. Mais la forme et l’écriture ont beau devenir stéréotypées à force de réutiliser la même formule, on ne peut que constater que ça marche toujours. La force des production de Shonda Rhimes repose surtout sur un casting impeccable avec une forte alchimie entre les personnages (ici interprétés par Mireille Enos et Peter Krause) et des dialogues finement ciselés. On entre de suite dans ce mélange entre « Ocean 11 » et « Attrape moi si tu peux » et on sait nous tenir en haleine. Faire du neuf avec du vieux en y plaquant la touche Shondaland, c’est peut être là la vraie arnaque de « The catch ». Mais tant que ça marche, pourquoi bouder son plaisir?